Le groupe des 3R pour « Retour, Réclamation et Réhabilitation » est un groupe rebelle centrafricain créé fin 2015 par d'anciens sélékas pour assurer la protection de la communauté peule contre les attaques des anti-balaka. Jusqu'en 2020, le groupe est sous le commandement du général autoproclamé Sidiki Abass. Il se dissout le dans le cadre d'un accord de paix négocié avec le gouvernement et d'autres mouvements armés.

Géographie Les 3R sont présents dans les préfectures de Nana-Mambéré, Ouham-Pendé (sous-préfectures de Bocaranga et de Koui), et Mambéré-Kadéï, dans le nord-ouest du pays.

Histoire vignette|droite|Rebelles de la faction armée des 3R en 2021. Le groupe des 3R a attaqué au moins treize villages dans la sous-préfecture de Koui entre et . En , ils ont notamment attaqué Boumari.

En et , les 3R ont multiplié les attaques contre des villages de la sous-préfecture de Koui. Le , le 3R a attaqué la ville de Koui, capitale de la sous-préfecture, qui compte environ , ainsi que plusieurs autres villages de la région.

Dans la même zone, autour de Bocaranga, sévissent des anti-balaka sous le commandement du général auto-proclamé Abbas Rafal.

Un porte-parole des 3R se fait appeler Bashir et le secrétaire général du groupe se nomme Patrick Gombado.

La presse centrafricaine l'accuse d'être soutenu par des grands propriétaires de bétail des pays limitrophes (Cameroun, Tchad et Nigeria) qui l'utilisent pour assurer la protection de leurs troupeaux en transhumance sur le territoire centrafricain.

Le ou le , le mouvement fusionne avec cinq autres groupes dans la Coalition des patriotes pour le changement.

Le ou le , succombe à ses blessures reçues lors des combats de Bossembélé le . Il est remplacé par le « général » Sembé Bobo (ou Bobbo), qui est le petit frère de Baba Laddé.

Le , sont tués et 8 autres blessés dans la préfecture de la . Le groupe des 3R est accusé par la MINUSCA d'avoir mené cette attaque. Le , deux attaques ont lieu dans les villages de Boy-Ngou et Kaïta de la même préfecture (sous-préfecture de Bocaranga). Les 3R sont aussi accusé d'être responsable de ces attaques qui font .

Le , le procès de trois membres des 3R (Issa Sallet Adoum, Yaouba Ousmane et Mahamat Tahir) accusés du massacre en de dans des villages du nord-ouest de la Centrafrique ( et Lemouna) s'ouvre devant la pour . Le , Adoum est condamné à la perpétuité et ses deux co-accusés à de prison. Le , la peine d'Adoum est réduite en appel à de prison.

Le , une vingtaine de civils sont massacrés à Nzakoundou, un village de la sous-préfecture de Ngaoundaye. Aucun groupe ne revendique l'attaque mais la population locale accuse les 3R d'en être les auteurs.

Un accord de paix est conclu le entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés 3R et Unité pour la paix en Centrafrique. Ils se dissolvent le jeudi au cours d'une cérémonie organisée à Bangui en présence de nombreuses personnalités..

Références

Catégorie:Faction armée en Centrafrique Catégorie:Faction armée peule Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 2015 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 2025