Edme Bovinet est un graveur à l'eau-forte, au burin et en taille-douce, également éditeur et marchand d'estampes actif à Paris, né le à Bricon près de Chaumont (Haute-Marne)Archives départementales de Haute-Marne, acte de baptême à Bricon du 27/05/1767, vue 14 / 108, mort le à CreilArchives départementales de l'Oise, acte de décès n°4 dressé le 18/01/1843, vue 43 / 487.

Biographie thumb|left|130px|Bricon Edme Bovinet se singularise dès l'enfance par le fait qu'il crayonne sur tous les murs de son village natal. Un professeur de l'école de dessin de Dijon, de passage à Bricon en 1779, le remarque de la sorte et l'emmène dans le chef-lieu bourguignon où il est élève de François Devosge jusqu'en 1783, année de son départ à Paris où il est élève de Jean-Baptiste PatasClaude Prestat, « Un peu d'histoire : Edme Bovinet, un Briconnais méconnu », Bulletin municipal de Bricon, avril 2014, page 22 et où il commence à graver en 1786. On relève qu'en 1799 il est installé au 13, place Maubert Collection des livrets des anciennes expositions depuis 1673 jusqu'en 1900, Liepmann Sohn, éditeur à Paris, 1871. et il participe au Salon de Paris en 1804, 1808, 1812 et 1831.

Aquafortiste, il se fait cependant une spécialité de terminer au burin les eaux-fortes d'autres graveursMarques de collection, Edme Bovinet, en particulier par ses contributions à la Galerie complète du Musée Napoléon, publication périodique initiée en 1802 par le graveur Antoine-Michel Filhol et qui, saluée alors par le gouvernement impérial comme plaçant la gravure française à un niveau financier plus largement accessible, conservera historiquement les appellations de Musée français« Le Musée français », Grand dictionnaire universel du , Larousse, tome 8, page 740 ou de Musée Filhol.

En 1821, il se fait éditeur en s'associant avec son gendre, le graveur de lettres Giraldon. Avec ce dernier, dont les traits nous sont connus par l'autoportrait qu'en conserve le musée Gallé-Juillet de CreilMusée Gallé-Juillet, Giraldon dans les collections, il s'établit ainsi sous l'enseigne Giraldon-Bovinet successivement au 66, rue Saint-Jacques, puis au 5, rue Pavée-Saint-André-des-Arts en 1823 et dans la galerie Vivienne en 1825.

Il demeure fidèle à son village natal en y séjournant chaque année : on observe ainsi qu'en 1822 c'est à Bricon qu'il réalise plusieurs de ses gravures. Il s'installe à Creil pendant la Restauration.

Contributions bibliophiliques Livres thumb|100px|François Levaillant thumb|100px|Marie-Jeanne Riccoboni thumb|100px|Pierre-François Tissot thumb|100px|Madame de La Fayette Jean-Marie Collot d'Herbois, Almanach du Père Gérard, Paris, 1791. François Levaillant, Second voyage dans l'intérieur de l'Afrique par le Cap de Bonne-Espérance dans les années 1783, 1784 et 1785, gravures par , Marie-Amélie Coiny, Louis-Alexandre Bouteloup, Edme Bovinet et Louis-François Mariage, 3 vol., chez H. J. Jansen et Compe, imprimeurs-libraires à Paris, an 3 (1794-1795). Denis Diderot, Jacques le Fataliste et son maître, un frontispice et quatre figures gravés en taille-douce par Edme Bovinet d'après Étienne-Joseph Chaillou, chez P. Bertin, libraire à Paris, an V (1797). Alain-René Lesage, Histoire de Gil Blas de Santillane, frontispice gravé par Edme Bovinet d'après Angelica Kauffmann, six compositions hors texte gravées par Jacques-Louis Copia et Edme Bovinet d'après, Étienne-Joseph Chaillou, six tomes en trois volumes, chez P. Bertin, Paris, an VI (1798). Louis-Charles Fougeret de Monbron, La Belle sans chemise ou Ève ressuscitée, figures gravées par Edme Bovinet d'après Étienne-Joseph Chaillou, chez P. Bertin, Paris, 1798. Louis-François Cassas (textes de Gabriel de La Porte du Theil, Jacques-Guillaume Legrand et Louis-Mathieu Langlès, Voyage pittoresque de la Syrie, de la Phénicie, de la Palestine et de la Basse-Égypte, planches gravées par Edme Bovinet sous la direction et sur les dessins de Louis-François Cassas; trois volumes, Imprimerie de la République, An VI (1798-1799). Pierre Sollier, Manuel des fous, ou le grand festin de l'Élisée, frontispice morbide gravé par Edme Bovinet d'après Louis Binet, Imprimerie du Cailleau, an VIII (1800). Sarah Fielding, Ophelia, ou l'entrée d'une orpheline dans le monde, deux volumes, deux figures gravées par Edme Bovinet d'après Étienne-Joseph Chaillou, 2 volumes, chez Ouvrier, Paris, an VII de la République (1799). M. de Faverolle, ancien capitaine de Dragons (pseudonyme d'Élisabeth Guénard, Les Capucins, ou le secret du cabinet noir, gravure d'Edme Bovinet (Joséphine dans le cabinet noir) d'après François Huot, chez Marchand, libraire à Paris, 1801Utpictura-18, "Joséphine dans le cabinet noir" par Edme Bovinet. Claude-Nicolas Ledoux, L'Architecture considérée sous le rapport de l'art, des mœurs et de la législation, imprimerie de H.-L. Perronneau, Paris, 1804. Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie, eau-forte de Victor Pillement terminée au burin par Edme Bovinet d'après Jean-Baptiste Isabey, Imprimerie de P. Didot l'Aîné Paris, 1806. Pierre-Jean-Baptiste Nougaret et Alphonse de Beauchamp, Histoire du donjon et du château de Vincennes, trois tomes, pour chacun un frontispice gravé par Edme Bovinet (tome 1 : Saint Louis rendant la justice sous son chêne ; tome 2 : L'évasion du Duc de Beaufort ; tome 3 : Le château de Beauté en partie supérieure et le donjon de Vincennes en partie inférieure), chez Bruno-Labbe et Lerouge, Paris, 1807. Pierre Blanchard, Le Voyageur de la jeunesse dans les quatre parties du monde -Ouvrage élémentaire contenant : 1°. La description pittoresque des divers pays ; 2°. Le tableau des mœurs, religions et gouvernements de tous les peuples ; 3°. Des notices sur ce que la nature et les arts ont de plus curieux ; orné de soixante quatre figures gravées par Edme Bovinet, chez Le Prieur, libraire à Paris, 1809State Library of New South Wales, "Le Voyageur de la jeunesse dans les quatre parties du monde" avec figures gravées par Edme Bovinet dans les collections. Juan Dorvo Soulastre Nieto, Voyage par terre de Santo Domingo, capitale espagnole de Saint-Domingue, au Cap-Français, capitale de la partie française de la même île, entrepris et exécuté au mois de germinal an IV, par les ordres du Général de division Hédouville, suivi d'un rapport sur l'état actuel des mines de la colonie espagnole traduit de don Juan Nieto et terminé par une relation sous le titre de : mon retour en France, gravures par Edme Bovinet, Chaumerot, Paris, 1809Archives départementales de la Guadeloupe, Edme Bovinet dans les collections. Sous la direction d'Edme François Jomard, Description de l'Égypte ou recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'armée française ; publié par ordre de Sa Majesté Napoléon le Grand, neuf volumes, imprimerie impériale puis royale, Paris, 1809-1822École polytechnique, Edme Bovinet dans les collections. Un grenadier de la Garde impériale, Quarante-huit heures de garde au château des Tuileries pendant les journées des 19 et , deux eaux-fortes (Le Départ de Louis XVIII et Le Retour de Bonaparte gravées par François Louis Couché et terminées au burin par Edme Bovinet d'après François Joseph Heim, chez Nicole et Le Normant, Paris, 1816. Marie-Jeanne Riccoboni, Lettres de Mistress Fanni Butlerd, gravures d'Edme Bovinet d'après Pierre-Jean-Baptiste-Isidore Choquet, quatrième volume des Œuvres complètes (six volumes), Foucault, Paris, 1818. Pierre-François Tissot, Trophées des armées françaises depuis 1792 jusqu'en 1815, gravures de François Louis Couché terminées par Edme Bovinet, six volumes, chez Le Fuel, libraire-éditeur, Paris, 1819-1820. Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, deux gravures par Edme Bovinet d'après Pierre-Jean-Baptiste-Isidore Choquet, Veuve Lepetit, libraire à Paris, 1820. Guillaume-Thomas Raynal, Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, neuf gravures par Louis-Sébastien Berthet, Edme Bovinet, Madame Jourdan et Antoine Claude François Villerey d'après Jean-Michel Moreau, douze volumes, Amable Costes et Cie, Paris, 1820-1821. Louis Claude de Saulces de Freycinet, Voyage autour du monde entrepris par ordre du Roi, exécutés sur les corvettes de Sa Majesté, l'« Uranie » et la « Physicienne », gravures d'après Alphonse Pellion, chez Pillet aîné, imprimeur-libraire à Paris, 1825.

Parutions périodiques thumb|300px|La Cène thumb|300px|Les religieuses de Port-Royal des Champs Cours historique et élémentaire de peinture et sculpture, ou galerie complète du Musée Napoléon est une publication périodique dite aujourd'hui Musée Filhol, où certaines des eaux-fortes d'autres graveurs se trouvent terminées par Edme Bovinet et en portent la mention en bas à droite. Le Dictionnaire Bénézit, en accord avec Roger Portalis et Henri Beraldi dans Les Graveurs du dix-huitième siècle Roger Portalis et Henri Beraldi, Les Graveurs du dix-huitième siècle, tome 1, Damascène Morgand et Charles Fatout, 1880, pages 247-250., estime leur quantité à soixante-deux Dictionnaire Bénézit, Gründ, 1999, vol.2, page 697. et l'on peut citer parmi elles : D'après Nicolaes Berchem, Le Gué, dessiné par Jacques François Joseph Swebach-Desfontaines, eau-forte commencée par Jean Duplessis-Bertaux. D'après Dirck van Bergen, Paysage et animaux, eau-forte commencée par Jean Duplessis-Bertaux. D'après Jan Brueghel l'Ancien, Le repos en Égypte, eau-forte commencée par Victor Pillement. D'après Le Caravage, Le Christ au tombeau, eau-forte commencée par Jean Louis Charles Pauquet. D'après Philippe de Champaigne : La Cène, dessiné par Jean Duplessis-Bertaux, eau-forte commencée par Alexis Chataigner. Les religieuses de Port-Royal des Champs, eau-forte commencée par Étienne Devilliers. D'après Jacques-Louis David, Le Serment du Jeu de paume, dessiné par Jean-Baptiste Réville, eau-forte commencée par François Louis Couché. D'après Gérard Dou, La Femme hydropique, eau-forte commencée par Alexis ChataignerBritish Museum, "La Femme hydropique dans les collections. D'après Albert Grégorius, Les Baigneuses, eau-forte commencée par Alexis Chataigner, 1804. D'après Giovanni Francesco Grimaldi, Paysage, eau-forte commencée par Antoine-Michel Filhol, 1804. D'après Théodore Gudin : Entrée des Français dans les capitales étrangères, eau-forte commencée par François Louis CouchéDavison Art Center, Edme Bovinet dans les collections. Derniers moments de Napoléon, eau-forte commencée par François Louis Couché. D'après Antoine-Patrice Guyot, Paysage, eau-forte commencée par Jean Desaulx, 1804. D'après François-Joseph Heim : Retour de Bonaparte, eau-forte commencée par François Louis Couché. Départ du Roi Louis XVIII, , eau-forte commencée par François Louis Couché. D'après Laurent de La Hyre, Laban cherchant ses idoles dans les bagages de Jacob, eau-forte commencée par Jean Duplessis-BertauxMorgan Library and Museum, Edme Bovinet dans les collections. D'après Eustache Le Sueur, L'Enlèvement de Ganymède, commencé par Jacques Joseph Coiny. D'après Giovanni Paolo Panini, Ruines de l'antique Rome, eau-forte commencée par Alexis Chataigner. D'après Cornelis van Poelenburgh, Baigneuses, eau-forte commencée par Alexis Chataigner. D'après Claude Joseph Vernet, Un brouillard, eau-forte commencée par Antoine-Michel Filhol.

Estampes éditées par Giraldon-Bovinet Henry Monnier, Récréations, 1824. Louis Vivien de Saint-Martin, Atlas universel pour servir à l'étude de la géographie et de l'histoire anciennes et modernes, cartes gravées par Giraldon-Bovinet (voir ci-dessous), Chez Menard et Desenne, 1825.

Régnier, L'Art d'écrire, ou méthode raisonnée et très simplifiée des écritures anglaise, ronde, bâtarde, coulé et gothique, dédié à LL.AA.RR. les enfants de France, vingt-cinq planches gravées par Giraldon-Bovinet, 1826.