Civray est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Ses habitants sont les Civraisiens et les Civraisiennes.. Géographie Localisation Civray est une ville du Poitou située à au nord-est de Ruffec, qui est la plus grande ville à proximité.
Communes limitrophes Civray est limitrophe de quatre autres communes.
Géologie et relief La région de Civray présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se composeChambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007 : pour 52 % de Terres Rouges (ce sont des sols acajou, siliceux, dérivés d’argiles ferrugineuses à silex provenant d’épandages superficiels du Massif central) sur les plateaux ; pour 21 % de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) sur les plateaux du seuil du Poitou ; pour 4 % de calcaire dans les vallées et les terrasses alluviales ; pour 23 % par l'agglomération.
En 2006, 62,1 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 17,5 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 20,6 % par des zones construites et aménagées par l'homme (l'agglomération de Civray)Observatoire régional de l'environnement de Poitou-Charentes. La présence de milieux naturels et semi-naturels riches et diversifiés sur le territoire communal permet d’offrir des conditions favorables à l’accueil de nombreuses espèces pour l'accomplissement de leur cycle vital (reproduction, alimentation, déplacement, refuge). Forêts, landes, prairies et pelouses, cours d’eau et zones humides… constituent ainsi des cœurs de biodiversité et/ou de véritables corridors biologiques.
Hydrographie La commune est traversée par la Charente sur . vignette|redresse=2|centré|La Charente à Civray.
Climat Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs..
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000
Moyenne annuelle de température : Nombre de jours avec une température inférieure à : 2 j Nombre de jours avec une température supérieure à : 6 j Amplitude thermique annuelleL'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux. : Cumuls annuels de précipitation : Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,7 j Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j
Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat. complétée par des études régionales. prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1990 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques.. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Milieux naturels et biodiversité Le bois des Âges qui couvre 1 % du territoire de la commune est classé comme zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes, 2011 et comme espace naturels sensible (ENS). Le moulin des Âges inscrit en tant que monument naturelDREAL Poitou-Charentes / SDAP, 2013. Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-CharentesPoitou-Charentes Nature, 2000, il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un pin parasol situé au lieu-dit le Ravarit. Le bois des Âges s’étale sur un coteau qui est situé dans un des méandres de la Charente, sur sa rive gauche. Le classement ne concerne pas la totalité du bois mais seulement les versants pentus nord-est.
Le Bois des Âges Deux types de boisement couvrent les pentes : dans les secteurs à sol assez profond et à bonne réserve en eau, elles sont occupées par des chênes pédonculés et des charmes, qui laisse la place et dans les zones avec des pentes fortes, où le substrat nutritif est moins épais et les sols plus riches en matériaux grossiers, par une forêt composée d’essences diversifiées, qui associent des tilleuls, des érable champêtres et des frênes. La strate arbustive, est caractérisée par la présence du buis. La strate herbacée, très variée, associe de nombreuses plantes forestières où se mêlent des espèces comme le Millepertuis élégant ou la Germandrée scorodoine, la Mercuriale vivace et la Jacinthe des bois. Mais ce n’est pas la grande diversité de sa flore forestière qui a justifié le classement et la protection du bois des Ages mais la présence de plusieurs espèces végétales peu communes, voire rares en Poitou-Charentes.
En effet, le site est connu par les botanistes depuis le milieu du pour abriter la très rare Dentaire bulbifère, une crucifère disséminée normalement dans le nord de la France, dont la présence devient rarissime au sud de la Loire où elle atteint à peine la région Poitou-Charentes. En effet, seulement six sites ont été répertoriés : quatre dans le département de la Vienne et deux dans le département des Charentes. La curieuse Lathrée écailleuse, plante dépourvue de chlorophylle, parasite de divers arbres et arbustes, avait été observée également par les botanistes dans le bois des Âges dès la première moitié du , ce qui témoigne des facultés de survie du patrimoine végétal tant que les milieux sont préservés.
Deux autres plantes, également rares, apportent une touche montagnarde au site : l’Épiaire des Alpes est en effet une plante des sous-bois montagnards, rare dans les plaines atlantiques, de même que la Grande Luzule qui forme souvent dans les hêtraies de moyenne montagne des colonies spectaculaires. Leur survie est rendue possible par divers facteurs microclimatiques tels que des pentes d’orientation nord-est exposées aux vents froids, une forte humidité atmosphérique apportée par la Charente voisine.
Urbanisme Typologie Au , Civray est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de CivrayUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Civray comprend une ville-centre et une commune de banlieue... La commune est en outre hors attraction des villes...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,7 %), zones urbanisées (21 %), zones agricoles hétérogènes (17,5 %), forêts (14,3 %), prairies (4,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine
Construit le long de la Charente qui se divise en deux bras pour entourer un îlot, le centre-ville de Civray s'organise autour de deux rues parallèles aboutissant à deux ponts.
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 74,8 % étaient des résidences principales, 9,4 % des résidences secondaires et 15,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 76,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 20,9 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Civray en 2018 en comparaison avec celle de la Vienne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (9,4 %) supérieure à celle du département (5,9 %) et comparable à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 61,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (64,3 % en 2013), contre 61,7 % pour la Vienne et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Civray en 2018. Typologie Civray Vienne. France entière. Résidences principales (en %)74,884,582,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)9,45,99,7 Logements vacants (en %)15,89,68,2
Voies de communication et transports Les gares ferroviaires et les haltes ferroviaires les plus proches de Civray sont : la gare de Saint-Saviol à ; la halte d'Épanvilliers à ; la gare de Ruffec à ; la halte d'Anché-Voulon à .
Les aéroports les plus proches de Civray sont : l'aéroport international Angoulême-Cognac à ; l'aéroport de Poitiers-Biard à ; l'aérodrome de Niort - Souché à .
Risques naturels et technologiques Le territoire de la commune de Civray est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Charente. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1993, 1995, 1999 et 2010, chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Civray.