L'archidiocèse d'Alger (en latin : ) est une Église particulière de l'Église catholique en Algérie.

Érigé en 1838, le diocèse d'Alger () est élevé au rang de d'archidiocèse métropolitain en 1866.

Son siège est la cathédrale du Sacré-Cœur d'Alger.

Territoire L'archidiocèse d'Alger a une superficie de plus de .

En 2022, il a une population catholique d'environ , soit 0,03 % de tous les habitants.

Il contient 9 paroisses.

Il y a 35 prêtres dans la région métropolitaine d'Alger et 114 fidèles par prêtre, un taux fidèles/prêtres en légère augmentation depuis 2015.

Histoire Le siège épiscopal d'Alger (Ikosim, Icosium) a été fondé au par les premiers apôtres et évangélistes chrétiens. En Maurétanie Césarienne, comme dans tout l'Empire romain, les chrétiens sont persécutés. Constantin promulgue en 313 un édit de tolérance, qui marque la fin des persécutions contre les chrétiens mais le début des hérésies comme celle du Donatisme. Constantin promulgue un décret qui ordonne aux donatistes de restituer les lieux de culte qu'ils occupent (317). Devant leur refus, Caecilianus demande l'intervention de l'État pour exécuter le décret, il y a plusieurs morts, alors Constantin cède et promulgue un édit de tolérance qui laisse aux donatistes leurs églises tout en maintenant sa condamnation de principe (321).

Au début du , l'évêque Augustin d'Hippone (aujourd'hui Annaba, Algérie) fait face à l'hérésie donatiste.

Les Vandales s'emparent de la Numidie en 432, puis de Carthage en 439, formant le Royaume vandale et amenant avec eux l'hérésie arienne. Les témoignages des chroniqueurs chrétiens, tel le berbère Victor de Vita, Quodvultdeus de Carthage, Procope de Césarée ou Prosper d'Aquitaine dénoncèrent la répression religieuse des rois vandales. La persécution anticatholique se concentra dans l'Afrique proconsulaire (nord de la Tunisie actuelle), tandis que dans le reste du royaume vandale, les mesures répressives furent ponctuelles et limitées à des expulsions d'évêques. La seule exception fut en 483-484 quand le roi Hunéric tenta d'imposer l'arianisme à tout son royaume par une politique de terreur, exécutant les clercs et rebaptisant les berbères chrétiens selon le credo arienLes déprédations sont décrites par le Livre des promesses et des prédications de Dieu de Quodvultdeus de Carthage.. La mort d'Hunéric en 484 fit cesser cette persécution, et rétablit une semi-tolérance hors de la zone arienne d'Afrique proconsulaire. Les historiens antiques et modernes n'ont souvent retenu de l'occupation vandale que les événements de la période 483-484 pour les généraliser. L'exemple de l'action de l'évêque Fulgence de Ruspe nuance cette vision : il put fonder six monastères entre 493 et 508, avant d'être exilé en 508 en Sardaigne, d'où il put continuer à correspondre avec ses fidèlesYves Modéran, « La fin d'un continent chrétien » dans Le Monde de la Bible, numéro 132, janvier-février 2001, .

Un siècle plus tard, l'empereur byzantin Justinien défait les Vandales et reprend Alger (534). L'archidiocèse est conquis par les armées musulmanes en 710 après la conquête musulmane du Maghreb et il perd ses vestiges pendant le Moyen Âge.

L'ordre de Notre-Dame de la Merci est fondé en 1232.

Plusieurs missions sont établies en 1632.

Par le bref du , le pape Clément crée le vicariat apostolique d'Alger Bref du 12 décembre 1772, dans , (lire en ligne, consulté le 12 septembre 2015).

À la prise d'Alger en 1830, par la bulle du La bulle du 10 août 1838, dans Raffaele de Martinis, , I, V, Rome, 1893, (consulté le 16 juin 2013), le pape Grégoire élève le vicariat apostolique au rang de diocèse. Il est suffragant de l'archidiocèse d'Aix-en-Provence.

Par la bulle du , le pape Pie réduit son territoire au département d'Alger et l'élève au rang d'archidiocèse métropolitain avec, pour suffragant, les deux nouveaux diocèses d'Oran et de Constantine, qui couvrent respectivement les départements éponymes.

Au moment de l'élévation à l'archevêché, Alger perd du territoire au bénéfice de la création de deux nouveaux diocèses : celui d'Oran et celui de Constantine. 108 paroisses avaient été établies en 1905.

En 1959, parce que les catholiques algériens sont (11 % de la population totale) et à la suite de l'émigration massive des Algériens de souche française lors de la guerre d'Algérie, (1962), le nombre de fidèles catholiques et de religieuses n'a cessé de diminuer à Alger : en 2006, pour 9 502 000 algérois repartis sur 13 paroisses, il y a 45 prêtres pour 1 500 catholiques.

Évêques et archevêques (1727 - 1752) (1815-1825) Eugène-Charles-Joseph de Mazenod (1832 - 1837), évêque de Marseille

Évêque d'Alger Antoine-Adolphe Dupuch ( - )

Archevêques d'Alger Louis-Antoine-Augustin Pavy ( - ) Charles Martial Lavigerie ( - ) Prosper Auguste Dusserre ( - ) Frédéric-Henri Oury ( - ), puis archevêque titulaire de Clément Combes ( - ) ( - ) Léon-Étienne Duval ( - ) Henri Teissier ( - ) Ghaleb Bader ( - ) Paul Desfarges ( - ) Jean-Paul Vesco ( -)

Diocèses suffragants Siège métropolitain, l'archidiocèse d'Alger a pour suffragants les diocèses suivants : Diocèse de Constantine Diocèse d'Oran

Saints et bienheureux d'Alger Pierre Armengol Pierre Nolasque Bienheureux Raymond Lulle Vénérable Géronimo, martyr d'Alger au .

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Cathédrale du Sacré-Cœur d'Alger Ancienne cathédrale Saint-Philippe d'Alger Basilique Notre-Dame d'Afrique Église catholique en Algérie

Liens externes

de l'Église catholique en Algérie (), Georges Goyau, Catholic Encyclopedia, vol. 1, New York, Robert Appleton Company, 1907, New Advent

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