thumb|upright|Buffalo, buste de guerrier Besheekee, par Francis Vincenti, marbre conservé au musée de l'Homme (Paris), 1854. Les Ojibwés, Ojiboués, Anishinaabe-Ojibwe ou Chippewas sont des autochtones d'Amérique du Nord, appartenant au groupe des Anichinabés. Ils sont répartis de façon sensiblement égale entre les États-Unis et le Canada. Leur territoire ancestral est l'Ojibwewaki (ᐅᒋᐺᐘᑭ). hi
Les Ojibwés, dont beaucoup parlent encore la langue ojibwé, qui appartient au groupe linguistique algonquien, sont liés aux Outaouais et aux Cris. Principalement composés d'Anichinabés, ils sont plus de à vivre dans une région qui s'étend au nord, du Michigan au Montana. En outre, répartis en 125 bandes, vivent au Canada, de l'ouest du Québec à l'est de l'Ontario. Ils sont réputés pour leurs canoës à membrure de bouleau, leurs , leur riz sauvage et pour avoir vaincu les Sioux Anishinabe sur le Site de la Minnesota State University Mankato.
Nom Le terme « Chippewa », déformation anglophone de « Ojibwa », prédomine aux États-Unis, bien que les deux terminologies soient valables dans les deux pays. Le terme « anichinabés » (peuple des origines) se répand de plus en plus au Canada. L'origine exacte du nom « ojibwé » n'est pas claire ; toutefois, certaines explications ont été avancées : de ojiibwabwe, qui signifie « [ceux qui] cuisent jusqu'à goder », en référence au séchage au feu des coutures des mocassins pour les imperméabiliser ; le plus probable, de ozhibii'oweg, « [ceux qui] gardent une trace de leur vision », en référence à une forme d'écriture picturale utilisée lors des rites animistes. Par leur localisation, à Sault Sainte-Marie, sur les bords du lac Supérieur, certains furent nommés Saulteux (parfois Saulteaux) par les explorateurs français. Aujourd'hui, ce nom désigne les Ojibwés qui se sont par la suite installés dans les Prairies au Canada. Les Amikoués sont une nation de la famille des Ojibwés, « ceux qui font des pictogrammes », faisant partie en 1701 des nations alliées des Grands Lacs. On les appelle aussi « Nez percés ». Ils habitent la rive nord du lac Huron (île Manitoulin)..
Langue Faisant partie du même groupe ethnique que les Outaouais et des Algonquins, la langue ojibwée fait, comme ces deux autres langues, partie de la famille des langues algonquiennes, aussi connue sous le nom d'anishinaabemowin. Cette langue comprend de nombreux dialectes régionaux et est parlée par plus de en 2011. Des dialectes comme l'algonquien sont moins parlés (environ ), alors que plus de parlent l'oji-cri, un mélange d'ojibwé et de cri.
Histoire thumb|left|Vue archétypale d'un camp ojibwé, sur le lac Huron. Huile sur toile du Musée des beaux-arts de l'Ontario, v. 1848-1850. vignette|Peinture pariétale ojibwée. thumb|Campement ojibwé en 1870. Ce peuple viendrait de la côte Atlantique de ce qui sera plus tard le Canada. Ils auraient ensuite progressé vers l'intérieur des terres jusqu'au territoire des Grands Lacs., avant de s'établir près de l'actuel Sault Sainte-Marie, nommé le « quatrième point d'arrêt », puis près de Chegoimegon, nommé le « septième point d'arrêt » sur la rive sud du lac Supérieur, à proximité de l'actuelle Pointe ou Bayfield au Wisconsin. Ils sont mentionnés pour la première fois par les jésuites en 1640. Se liant d'amitié avec les commerçants français, ils purent se procurer des fusils, mettant fin à leurs conflits héréditaires avec les Sioux et les Mesquakies (ou Fox) au Sud et à l'Ouest, poussant les Sioux à se déplacer vers la région du , et les Mesquakies à se retirer du nord du Wisconsin et à créer des alliances avec les Sacs. Jusqu'à la fin du , les Ojibwés régnèrent plus ou moins sans rivaux sur un territoire équivalent aux actuels Michigan, nord du Wisconsin et Minnesota. Cette région comprend notamment la plus grande partie de la rivière Rouge, les rives nord du lac Huron et du lac Supérieur, jusqu'aux du Dakota du Nord, qui furent plus tard appelées les « plaines ojibwées ».
Les Ojibwés prirent longtemps part à une alliance avec les Outaouais et les Potéouatamis, appelée Conseil des Trois Feux, qui combattit la Confédération iroquoise et les Sioux. Les Ojibwés s'étendirent vers l'est, prenant possession des terres le long des rives est du lac Huron et de la Baie Georgienne. La France signa un traité avec eux en 1701, dans le cadre de la grande paix de Montréal. Par la suite, ils s'allièrent avec les Français pendant la guerre de Sept Ans (de 1756 à 1763), puis avec les Anglais pendant la guerre de 1812.
Aux États-Unis, ils n'ont jamais été chassés comme le furent nombre d'autres tribus, mais à la suite de nombreux traités, ils furent contraints à rester sur ces territoires, à l'exception de quelques familles installées au Kansas.
Au Canada, à la suite de la Proclamation royale de 1763 et d'une série de cessions par traité ou par achat, la plupart de leurs terres furent cédées à la couronne britannique. Ils se déplacent en canot pendant l'été et en hiver en raquette.
Le peuple ojibwé s'est doté, de 1974 à 2014, d'une Constitution..
Culture upright|thumb|Sac à bandoulière Ojibwé de la collection du Musée des Enfants d'Indianapolis. thumb|upright|, chef ojibwé. thumb|Délégation d'Ojibwés du Lac Leech à Washington, 1899.
Avec , auteur ojibwé natif de la réserve de Cape Croker, de nombreux ethnologues s'accordent à constater la prééminence du « spirituel » dans la culture ojibwée traditionnelle. Dans ses ouvrages ethnographiques issus d'enquêtes de terrain dans la région orientale des Grands Lacs (Ojibwés du sud-est), Ojibway Heritage (1976)Toronto, McClelland and Stewart et Ojibway ceremonies (1982), il met très clairement en relation la production mythique du peuple ojibwé et les règles éthiques qui régissent la vie quotidienneÉric Navet, L'Occident barbare et la philosophie sauvage. Essai sur le mode d'être et de penser des indiens ojibwé, éd. Homnisphères, Paris, 2007, ..L'ouvrage de Norval Morrisseau, ojibwé du lac Nipigon connu comme le fondateur d'un style dominant de la peinture autochtone contemporaine (Woodland Style), et l'auteur de l'une des premières expressions d'une ethnologie autochtone nord-américaine par des Autochtones : Legends of My People, The Great Ojibway publié en 1965Toronto, The Ryerson Press, met également en évidence l'importance prééminente de l'imaginaire dans la culture ojibwéeNavet, Ibid, ..
Démographie +Répartition géographique aux États-Unis en 2010.ÉtatPopulationRéserveLeech LakeGrand PortageWhite EarthFond du LacRed LakeMille LacsBois ForteRéserve indienne de Turtle Mountain825
Génétique Les recherches génétiques ont permis de classer l'ADN mitochondrial (ADNmt) en quatre haplogroupes principaux présents chez 97 % des populations d'Amérique : A, B, C et D. Chacun de ces haplotypes est présent sur le continent américain.
Les spécialistes en génétiqueBrun, Hosseini, Allen, Schurr et Wallace du Centre de médecine moléculaire de l'Université de médecine d'Emory, à Atlanta, États-Unis, ainsi que les professeurs Torroni, Scozzari, Cruciani du département de génétique et de biologie moléculaire de l'Université La Sapienza, de Rome, et le professeur et mathématicien Bandelt, maître de conférences à l'Université de Hambourg (Allemagne), ont proposé qu'un cinquième haplogroupe d'ADNmt (haplotype X) soit représenté parmi les lignées fondatrices des populations d'Amérique.
L'haplogroupe X est un cas particulier, car présent en Amérique du Nord et en Europe. L'analyse génétique des populations ojibwées indique, par l'intermédiaire de l'ADN mitochondrial X, une lointaine parenté avec les populations européennes [mtDNA Haplogroup X: An Ancient Link between Europe/Western Asia and North America?] The American Journal of Human Genetics, Volume 63, Issue 6, Pages 1852 - 1861 M . Brown, S . Hosseini, A . Torroni, H . Bandelt, J . Allen, T . Schurr, R . Scozzari, F . Cruciani, D . Wallace.
Cette recherche décrit l'occurrence, la variation et la population possédant l'haplogroupe X chez les autochtones. Cet haplogroupe semble, sur la base des données archéologiques, être précolombien et a pu arriver en Amérique entre ou entre .L'haplogroupe X est remarquable parce qu'on ne l'a pas trouvé chez les Asiatiques, y compris chez les Sibériens, mais les chercheurs pensent qu'il a pu venir en Amérique par l'intermédiaire d'une migration eurasienne. Cependant, un aperçu plus étendu de l'ADN mitochondrial asiatique, aussi bien que la caractérisation additionnelle l'ADN mitochondrial européen et des autochtones américains ayant l'haplogroupe X, est nécessaire pour déduire plus précisément l'origine de ce dernier en Amérique du Nord.
Prénoms ojibwés Les Ojibwés ont donné des prénoms qui prennent souvent ancrage dans la nature qui les entoure, dans les forces surnaturelles qu'ils perçoivent, dans les qualités des personnes ou bien dans d'autres évènements de la vie, souvent liés à la naissance. Tout comme l'ensemble des peuples nord-amérindiens dont l'étymologie des prénoms nord-amérindiens est similaire. Angeni : prénom féminin qui signifie « ange ».
Ojibwés célèbres
Nadya Kwandibens, photographe John Smith, chef Richard Wagamese, journaliste et écrivain Cara Gee, actrice Peter Jones, pasteur et missionnaire Edmonia Lewis, sculptrice afro-ojibwée Jane Johnston Schoolcraft, auteure Trixie Mattel, personnalité de la télévision et drag-queen article Vikidia (1780-1845), Américain enlevé enfant, Ojibwé par adoption Norval Morrisseau, artiste Wab Kinew, rappeur, auteur, animateur de radio et premier ministre du Manitoba depuis
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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La communauté Objiwé dans la fiction.
Angeline Boulley (trad. de l'anglais), Une dose de rage, Nathan, 2022, 446 p..
Articles connexes Premières Nations Autochtones au Québec Anichinabés Mississaugas Saulteaux Louise Erdrich Lac glaciaire Ojibway
Liens externes
Présentation détaillée de l'histoire et de la culture des Ojibwe Paul Radin, Quelques Mythes et Contes des Ojibwa du sud-est d'Ontario. Ottawa: Imprimerie du Gouvernement, 1916, 94 pp. Ministère des mines, commission géologique. Mémoire 48. No 2 Série anthropologique. Traité entre les indiens Ottawas, Chippewas, Wyandots et Potawatomis
* Catégorie:Autochtones au Québec