René Jacobé de Naurois, plus connu sous le nom René de Naurois, né le à Paris (9e arrondissement), mort le à Brunoy (département de l'Essonne), est un prêtre catholique, résistant et ornithologue français. Il a été décoré de l’ordre de la Libération et a reçu le titre de « Juste parmi les nations » en 1989 pour son action en faveur des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.
Biographie René Paulin Jacobé de Naurois, né le à Paris (9e arrondissement), 80 rue Blanche, est issu d'une famille originaire du sud-ouest de la France.
Son père, Auguste Marie Jacques Jacobé de Naurois, époux de Marie Germaine Monnerot-Dumaine, né en 1880 à Lacaune (département du Tarn), est employé de banque, réformé durant la Grande Guerre.thumb|Œufs de Héron crabier récoltés par Naurois - Muséum de Toulouse De 1933 à 1939, alors qu'il fait de longs séjours en Allemagne, à Berlin, d'abord comme étudiant en philosophie, puis, après son ordination en 1936, comme aumônier, il rencontre de nombreuses personnalités opposées à Adolf Hitler et au régime nazi et peut informer régulièrement l'évêque de son diocèse, Jules Saliège, à Toulouse, des exactions et des dangers de ce régime. Il revient en France en 1939 pour participer à la campagne de France, puis, démobilisé, rentre à Toulouse. Il demande dès à son évêque l'autorisation de rejoindre le général Charles de Gaulle à Londres, mais Jules Saliège lui répond expressément le : « Votre devoir est de rester ».
En 1940., il participe aux côtés de Pierre Dunoyer de Segonzac à la fondation de l'école des cadres d'Uriage, où il fait venir entre autres Emmanuel Mounier, Jean Lacroix, Hubert Beuve-Méry, ou Benigno Cacérès. En , il en est cependant renvoyé, en même temps qu'Emmanuel Mounier, à la suite d'une visite de l'amiral François Darlan. Il participe activement à la résistance en zone libre, à Pau, à Grenoble et à Toulouse au sein du mouvement Vérités, qui devient le mouvement Combat, animé par son fondateur Henri Frenay. Il entre également en décembre 1941 dans le mouvement de Résistance Témoignage Chrétien.
Avec son cousin, Bruno de Solages, qui est recteur de l'institut catholique de Toulouse où il enseigne, il protège des Juifs de la persécution. Au cours de l'année 1942, il organise le sauvetage de Juifs en leur faisant passer la frontière suisse..
Lors de l'invasion de la zone libre par les Allemands en , recherché par la Gestapo qui perquisitionne à son domicile, René de Naurois est interrogé puis remis en liberté provisoire. Il passe alors en Espagne puis à Londres où il rejoint les Forces françaises libres. Il est l'un des 177 commandos Kieffer, seuls Français qui débarquent en Normandie le .
Il fait plusieurs découvertes ornithologiques importantes, en 1959 et 1960, en Mauritanie, qui lui valent d'entrer dans la section biologie animale au CNRS en 1960. En 1969, il soutient sa thèse de doctorat d'État sur les oiseaux de la côte occidentale d'Afrique. Sa thèse est intitulée Peuplements et cycles de reproduction des oiseaux de la côte occidentale d'Afrique du cap Barbas, Sahara espagnol à la frontière de la République de Guinée (elle sera publiée dans les Mémoires du Muséum national d'histoire naturelle).
L'International Plant Names Index lui attribue une abréviation en botanique. Les abréviations des auteurs sont également standardisées et suivent le livre de Brummitt et de Powell, (1992).
Écrits En 1942, René de Naurois a 37 ans. Ordonné prêtre huit ans plus tôt, songeant au sacerdoce depuis ses 14 ans.. Il sait quelles sont ses armes.René de NAUROIS - Diocèse aux armées françaises.. Le prêtre n'est pas un surhomme
Honneurs vignette|Cimetière communal de Ranville - Tombe de René Jacobé de Naurois..
par décret du . (2 citations) (GB) Officier de l'Ordre National de la République Islamique de Mauritanie Juste parmi les nations. René de Naurois sur le site Yad Vashem.
En 2006, la ville de Toulouse lui a dédié une allée dans le quartier des Sept Deniers.
Le 30 mai 2026, dans le cadre des 400 ans de la Marine bationale, une plaque en son hommage a été dévoilée rue Deville à Toulouse..
Il est enterré dans le cimetière communal de Ranville, qui fut une des premières villes libérées le lors du débarquement de Normandie auquel il participa. Dans ce cimetière communal qui jouxte le cimetière militaire britannique de Ranville (plus de 2500 tombes), il repose avec trois camarades du commando Kieffer (décédés comme lui après la guerre) et 47 soldats britanniques morts principalement les 6 et .
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Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Claude-Louis Jacobé de Naurois The Plant List
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