Aigrefeuille-d'Aunis est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ancien chef-lieu de canton et ancien siège d'une communauté de communesLa ville abrita le siège de la Communauté de communes Plaine d'Aunis, avant que cette dernière ne soit incorporée à la nouvelle Communauté de communes Aunis Sud le 01/01/2014 dont Surgères abrite le siège administratif, Aigrefeuille-d'Aunis demeure par son poids démographique et économique un des trois principaux pôles urbains du Pays d'Aunis avec Surgères et Marans.

Géographie

Situation géographique Description géographique vignette|redresse|alt=Carte de la commune d'Aigrefeuille-d'Aunis au sein de la Charente-Maritime|Position d'Aigrefeuille-d'Aunis en Charente-Maritime.

Aigrefeuille-d’Aunis est située dans le quart nord-ouest du département de la Charente-Maritime, dans la région de l’Aunis, à à l’est de La Rochelle, à au nord de Rochefort et à à l’ouest de SurgèresDistance de centre-ville à centre-ville selon les données kilométriques indiquées sur la Carte routière Michelin - Charente, Charente-Maritime, , édition 6 - 2008.

Elle occupe une situation centrale dans la plaine de l’Aunis, position géographique qui est à l’origine de son essor urbain et économique contemporain.

Desserte de la ville La commune d'Aigrefeuille-d'Aunis est traversée, au sud de son agglomération, par la RD 939 qui relie La Rochelle à Périgueux, en passant par Surgères et AngoulêmeC'est l'ancienne R.N. 139. Cette route est, de même, l'ancienne route royale de Périgueux à La Rochelle, dénommée ainsi jusqu'à la fin de la monarchie de Juillet, puis l'ancienne route impériale 139 pendant tout le Second Empire.

Elle est reliée à Rochefort par la RD 5 qui correspond au tracé de l'ancienne plate forme de la voie ferrée, déposée en 1953Gérard Blier, Histoire des transports en Charente-Maritime, Le Croît Vif, études documentaires, 2003, . Cette « nouvelle » route, pour l'époque, relie directement Aigrefeuille-d'Aunis à Rochefort, alors que l'« ancienne route », l'actuelle D 116, passe par Le Thou et rejoint Puydrouard (commune de Forges. Les habitants devaient alors passer par ces villages pour se rendre à Rochefort, s'ils ne prenaient pas le train. La D 116, dont le tracé routier est quasi parallèle à l'ancienne voie ferrée, a été comme « déclassée » au profit de la D 5. Se reporter à la Carte routière Michelin - Charente, Charente-Maritime, , édition 6 - 2008.

Aigrefeuille-d'Aunis est traversée au sud de son agglomération par la ligne ferroviaire Poitiers-La Rochelle, à double voies, qui a été électrifiée en 1993 pour permettre le passage du TGV jusqu'à la gare de La Rochelle.

Villages, lieux-dits et écarts de la commune

La commune d'Aigrefeuille-d'Aunis est devenue officiellement une commune urbaine depuis le recensement de population de 1982. Ce critère de classement, établi par l'INSEE, découle du fait que le bourg a absorbé progressivement plusieurs écarts, lieux-dits et villages qui, encore, au , étaient nettement séparés du chef-lieu de commune.

Ainsi, dans sa notice communale qu'il établit sur Aigrefeuille, M.A. Gautier informe ses contemporains que la commune possède dix villages et huit hameaux, en plus du bourg, état des lieux qu'il dresse en 1839M.A Gautier, Dictionnaire des communes de la Charente-Inférieure, les chemins de la mémoire, Saintes, .

Aujourd'hui, autour d'Aigrefeuille, se sont agglomérés successivement les villages de la Taillée et de Bois-Gaillard sur la rive droite du ruisseau le Virson, et sur la rive gauche, au sud-ouest, le gros village de la Fragnée et, sur la rive droite, le village le Péré.

Au sud, le village le Grand Chemin établit la jonction résidentielle entre l'agglomération d'Aigrefeuille et la zone industrielle du Fief-Girard, ainsi que le quartier de la Gare, par l'avenue d'Aunis, elle-même, prolongée par celle du Grand Chemin.

Au sud-est de l'agglomération, et séparée par la petite vallée agreste et boisée du Virson, des zones pavillonnaires se sont étendues autour de l'ancien village de l'Angle et l'ont soudé aux villages de Bois-Gaillard et de la Taillée.

Au nord-est d'Aigrefeuille, le village de Frace, qui a donné son nom au lac, s'est progressivement soudé à l'agglomération par deux importants lotissements pavillonnaires (le hameau du Lac et le Fief des Dames).

Encore à l'écart de l'agglomération centrale, se trouve, au sud-est, le gros village de la Planterie. Ce dernier est situé entre Puydrouard, gros village de la commune voisine de Forges, et l'agglomération d'Aigrefeuille-d'Aunis.

Tout au nord de la commune et à cheval sur la limite communale, se trouve le petit écart de Panonnière. Ce dernier est situé sur une molle éminence, face à la petite commune voisine de Virson.

Tout à l'ouest de la commune et limitrophe de Croix-Chapeau, se situe l'ancien complexe militaro-hospitalier de l'OTAN, fermé en 1967En 1967, à la demande instante du général de Gaulle, les Américains durent abandonner ce complexe militaro-hospitalier, également dénommé "camp de Croix-Chapeau", et transformé depuis en zone d'activités, la zone Les Grands Champs, qui s'étend sur J.L. Flohic, Le Patrimoine des communes de la Charente-Maritime (ouvrage collectif), Collection Le patrimoine des communes, Flohic éditions, 2002, (Monographie d'Aigrefeuille-d'Aunis), tome 1,. vignette|centre|redresse=2|Ancien complexe militaro-hospitalier de l'OTAN réhabilité en Zone d'Activité depuis 1968.

Localisation et communes limitrophes Six communes ont des limites communales avec la commune d'Aigrefeuille-d'Aunis dont trois sont situées dans le canton de La Jarrie (Croix-Chapeau, La Jarrie et Saint-Christophe). Toutes ces communes sont situées dans le département de la Charente-Maritime, celles qui appartenaient à l'ancien canton d'Aigrefeuille-d'Aunis, intégrées aujourd'hui au nouveau canton de Surgères, font partie de l'arrondissement de Rochefort et celles qui appartiennent au canton de La Jarrie font partie de l'arrondissement de La Rochelle.

Les trois villes principales les plus proches d'Aigrefeuille-d'Aunis sont à l'ouest La Rochelle, au sud Rochefort et à l'est Surgères, toutes des villes de l'Aunis situées dans le nord-ouest de la Charente-Maritime.

Géologie, relief et paysages naturels

Le finage communal, d’une superficie totale de hectares, est établi dans toute son étendue sur la plaine calcaire de l’Aunis, laquelle est située au nord du marais desséché de la Petite Flandre qui appartient au marais de Rochefort.

Tout le territoire communal d'Aigrefeuille-d'Aunis est situé en terrain jurassique, lequel recouvre entièrement la plaine de l’Aunis et s'étend jusqu'en Angoumois, au nord du fleuve Charente. Les affleurements calcaires et marneux du Jurassique supérieur apparaissent nettement en surface sur ce territoire communal peu vallonnéCarte géologique du B.R.G.M. - Échelle : 1/50 000 - Référence : GO634 - Édition : 001, tandis que dans la petite « cuvette », qui correspond à la partie amont du vallon du Virson, se trouvent des épanchements issus du Quaternaire. Ces derniers, qui sont des apports sédimentaires d'origine fluvio-marine, issus de la dernière transgression flandrienne, ont été recouverts par des formations spécifiquement tourbeuses, liées à l'engorgement et à la stagnation des cours d'eau, d'où la présence des nombreuses tourbières à l'est du territoire communal et qui s'étendent jusque sur la commune voisine de Forges.

La commune offre très peu de relief, son altitude moyenne est évaluée à , variant de , correspondant au site du lac de Frace, son point le plus bas, à , son point le plus élevé, qui correspond à une molle colline, située entre le site de Pannonière et les faibles hauteurs limitrophes de la commune de Saint-Christophe, au nord d'Aigrefeuille-d'AunisI.G.N. - Carte topographique SURGERES - Échelle : 1/25 000 - Référence : 1429E - Édition : 006.

Mais cette absence de relief ne crée pas pour autant de monotonie dans les paysages de la commune. Certes, l'ensemble de ce territoire communal est situé dans une zone dénudée, aux larges horizons, qui correspond au type de paysage de champs ouverts, si caractéristique des terroirs à openfields. En effet, Aigrefeuille-d'Aunis est située au cœur de la plaine céréalière de l’Aunis, qui a des allures de Beauce.

Cependant, le finage communal est encore assez boisé dans différents endroits de son territoire (site de loisirs du lac de Frace, site boisé des rives du ruisseau du Virson entre les villages de la Fragnée et du Péré, site touristique de la Taillée).

Hydrographie La ville d'Aigrefeuille-d'Aunis occupe un site de cuvetteI.G.N. - Carte topographique SURGERES - Echelle : 1/25 000 - Référence : 1429E - Édition : 006 qui, à l'époque médiévale, correspondait à des terres inondables, formées de marécages et de tourbières, propices à des forêts composées essentiellement d'arbres des milieux aquifères (aulnes et frênes notamment). La commune est traversée dans toute sa longueur, du sud-ouest au nord-est, par une des ramifications d'un petit ruisseau, le Virson. Ce dernier prolonge son cours vers le nord-est de la plaine d'Aunis et, grossi des eaux de plusieurs autres ruisseaux, devient un petit cours d'eau au village éponyme de Virson et rejoint, sur sa rive gauche, le Curé, petit fleuve côtier qui se jette dans la baie de l'Aiguillon, au sud de l'estuaire de la Sèvre niortaise.

Dans la commune d'Aigrefeuille-d'Aunis, les ramifications du Virson sont à l'origine d'une modeste rivière, dont l'un de ses bras sert de délimitation communale, à l'est, avec la commune de Forges, tandis qu'un autre prend sa source dans une zone lacustre qui alimente le lac de Frace. Ce site lacustre, situé au nord-est de la ville, est composé en fait de deux étangs qui communiquent entre eux.

Enfin, l'importance de ce ruisseau découle du fait qu'il a servi à fixer l'habitat et les activités humaines depuis l'époque médiévale. Ainsi, le bourg d'Aigrefeuille et les villages et hameaux de la Fragnée, du Péré, de la Taillée, duBois-Gaillard, de Frace, se sont-ils développés de part et d'autre tout le long de son cours.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Littoral charentais et aquitain, caractérisée par une pluviométrie élevée en automne et en hiver, un bon ensoleillement, des hivers doux (), soumis à la brise de mer. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Laurent-de-la-Prée à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .