La chartreuse Notre-Dame de Charensac ou chartreuse du Puy ou encore chartreuse de Brives était un ancien monastère de Chartreux situé à Brives-Charensac en Haute-Loire.

Histoire La chartreuse de Bonnefoy désirant se transférer en un endroit moins exposé aux incursions des réformés cévenols, les autorités du Puy lui offrent, en 1626, la maladrerie de Corsac à Brives. En 1627, Just de Serres, évêque du Puy-en-Velay, considéré comme le fondateur, cède la maladrerie de Corsac et ses biens aux pères chartreux. En 1628, la majeure partie des chartreux se retire près de la maladrerie de Corsac. Le contrat est passé en 1628, mais la chartreuse de Bonnefoy est maintenue, c'est une nouvelle maison, très pauvre, qui se bâtit lentement.

En 1634, Guillaume de Hautefort, clerc du diocèse de Viviers, résigne ses prieurés de Saint-Martial en Boutières et son annexe, le prieuré de Notre-Dame de Tournon-lès-Privas en faveur des chartreux pour favoriser la fondation de la nouvelle chartreuse de Brives.

En 1673, l'existence est menacée par un édit de réunion des anciennes maladreries à l'ordre de Saint-Lazare. Le danger écarté, les chartreux achètent, en 1675, le fief de Villeneuve-de-Corsac, à la famille de Polignac pour une implantation définitive. L’achèvement de la chartreuse bute contre des droits que possède le chapitre de la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation du Puy-en-Velay sur une chapelle ruinée au lieu dit Le peyrou de Corsac, droits concrétisés par une sentence de 1385. Les représentants du chapitre transigent avec Jean de Boyer, prieur, en présence d’Armand de Béthune, évêque du Puy, le .. Le , la première pierre du futur couvent est poséeNotre histoire : L'histoire du Pôle La Chartreuse remonte... au sur le site du Lycée.. Le , la quasi-majorité des chartreux de Bonnefoy quitte définitivement Bonnefoy pour le château de Villeneuve-de-Corsac, sur Le peyrou de CorsacPierre Cubizolles, Chartreuse Notre-Dame de Bonnefoy in Le diocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours.

Les constructions du grand-cloître ne sont pas encore achevées à la Révolution. La chartreuse ne compte plus, en , que 10 moines dont certains logent en ville. Le , l'Assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. La communauté se disperse en .

Le couvent est vendu comme bien national. Jean-Antoine Mariac, du Puy, acquiert la chartreuse et fait venir les eaux de la Loire par un canal qui traverse les propriétés de plusieurs particuliers et fait installer à la chartreuse des étendoirs où le papier de la papeterie du Teuil, dans la commune des Estables est séché. En 1798, une partie des bâtiments, dont l'église, est démolie.

En 1816, Augustin Péala, supérieur du séminaire du Puy, rachète la chartreuse. Un petit séminaire s'y installe en novembre 1818.. Après 1826, on y crée de nouveaux locaux et transforme le réfectoire en église. En 1851, il y a 200 élèves. En 1906, le petit séminaire est fermé à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État.

Pendant la Première Guerre mondiale, le site sert de dépôt d'internement civilPhotographie réf. SPA 62 P 664, Les bâtiments de la chartreuse du Puy, siège d’un dépôt d’internés civils, 19 novembre 1916, Source ECPAD., notamment de familles austro-hongroises et allemandes qui quittent la chartreuse en . En 1924, le diocèse du Puy-en-Velay en fait l'acquisition et le petit séminaire revient en 1926. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la chartreuse sert d'hôpital militaire jusqu'en 1940, avant de devenir un centre d'apprentissage et de formation professionnelle. Par arrêté du , l'ancienne chartreuse est inscrite au titre des monuments historiques. En 1995, le lycée Paradis à Espaly est transféré sur le site de la chartreuse à Brives-Charensac. Le Pôle La Chartreuse-Paradis propose des formations allant de l'école primaire jusqu'au baccalauréat.

Moines notables Prieurs 1677 : Jean de Boyer (†1684), natif de Murat, profès de Cahors, prieur de Bordeaux, commissaire général au Portugal, en Espagne, visiteur des chartreuses d'Italie, en Allemagne, convisiteur et visiteur de la province d'Aquitaine, prieur des Castres.

1682 : Joseph Torrilhon (†1706), originaire du Velay, profès de Toulouse, prieur de Castres en 1678, transféré au Puy en 1682, prieur de Bordeaux et convisiteur d’Aquitaine. En 1694, il passe prieur de Cahors et visiteur, redevient en 1701 prieur de Castres, déposé en 1705.

1686 : Jacques Prozet.

Anciens élèves Gustave de Pélacot, (1840-1907), évêque de Troyes de à et archevêque de Chambéry Joseph Gibert, né le et créateur de Gibert JosephJoseph Gibert, est né le à Freycenet-la-Cuche, au sein du foyer que forment François Régis Gibert, né en 1808 aux Estables, et Marie Magdeleine Jouffre, née en 1820 à Présailles. Joseph, alors âgé de 17 ans, décide de poursuivre ses études. Très jeune, il s’est en effet découvert une véritable passion pour la lecture. Il souhaite devenir prêtre et part étudier à la Chartreuse à Brives-Charensac. Le jeune homme se tourne finalement vers l’enseignement. Sur sa fiche militaire de la classe 1872, sous le matricule 2003, on apprend qu’il est enseignant des écoles chrétiennes au Puy-en-Velay et, à ce titre, il est exempté. En 1885, Joseph Gibert est nommé professeur de lettres classiques au collège Saint-Michel à Saint-Étienne. En 1886, il décide de « monter » à Paris où il ouvre, face à Notre-Dame, sur le parapet du quai Saint-Michel, quatre baraques de bouquiniste. Le succès est au rendez-vous et deux ans plus tard, il inaugure sa première librairie au 23 quai Saint-Michel, une enseigne spécialisée dans le négoce du livre scolaire d’occasion. Grâce à Jules Ferry, qui rend l’école obligatoire, l’entreprise connaît un beau développement. Joseph Gibert devient alors un acteur connu et reconnu du livre sur la place parisienne. in : Henri Vasselon, né le et mort le à Osaka (Japon), prélat, évêque d'Osaka Jacques Arsac, né le , universitaire, Informaticien et radioastronome, il a été professeur émérite à l’université Pierre-et-Marie-Curie, membre de l'Académie des sciences. Il est le fondateur principal des options informatiques aussi bien à l'université qu'au lycée. Gérard Roche, né le , homme politique

Patrimoine foncier La maladrerie de Brives possédait un domaine à Sinzelles qui s'étendait sur les actuelles communes de Blavozy, Saint-Germain-Laprade et Saint-Pierre-Eynac. Le patrimoine foncier aussi est constitué de domaines et d'anciens droits à Fay-la-Triouleyre et à Durianne (1693).

Références

Bibliographie . Arsac, Gaspard, « La chartreuse de Notre-Dame du Puy », Le Puy, Freydier, 1885, 22,5 cm., 390 p., 4 pl. .

Voir aussi Articles connexes Chartreuse de Bonnefoy Liste des monuments historiques de la Haute-Loire

Liens externes

Puy Puy Catégorie:Monument historique dans la Haute-Loire Catégorie:Monument historique inscrit en 1992 Catégorie:Fondation en 1628