Al Ala () ou Tarab al ala ou encore tarab al andaloussi est un art musical savant issu du patrimoine d’Al-Andalus et développé dans les grandes villes du Maroc, notamment Fès, Tétouan, Tanger, Rabat-Salé et Chefchaouen.
Elle constitue l'une des trois grandes branches maghrébines de la musique arabo-andalouse, aux cotes du Gharnati (Algérie, qui s'est étendu ensuite à Oujda et Rabat au XXe siècle) et du Malouf (Tunisie/Libye/Algérie).
Le répertoire actuel consiste en un corpus de "nouba" ou cycles de chants compilés par Mohammed El Hayek en 1789. Le corpus comporte 11 noubas qui ont la particularité d'être très longues, une nouba complète peut durer entre six et dix heures.
L'anthologie de la musique andalouse publier par l'Association des Amateurs de la Musique Andalouse du Maroc (AAMAM) compile plus de 132 heures de musique ce qui en fait de Al Ala la plus large de toutes les écoles maghrébo-andalouse.
Historique
Origines andalouses La tradition d’al‑âla trouve son origine dans les pratiques musicales d’Al-Andalus ().
Codification au Maroc la première grande compilation connue est attribuée à Al‑Bou‘assami, contemporain de Moulay Ismail qui aurait noté six nūbāt, selon La Bibliographie musicale de l’Occident musulman publiée par l’Académie du Royaume du Maroc.
La codification la plus influente demeure celle du Kunnāsh al‑Haïk, réalisée à la fin du XVIIIᵉ siècle, sous le règne du sultan Mohammed ben Abdallah (1757–1790). Al‑Haïk y fixe :
les onze nūbāt encore en usage, l’identification des modes (ṭubūʿ), et l'ordre des Sana't, la structure interne des mouvements de la nūba.
Ce recueil constitue la base de la tradition marocaine moderne.
Références
Liens externes
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