Le bataillon de chasseurs à pied est une unité d'infanterie légère, de l'Armée française, créée en 1853 avec la deuxième vague de formation de bataillons de chasseurs à pied (du 10 au 20). Il participe à la guerre de Crimée, puis à la Première et la Seconde Guerre mondiale. Il fait ensuite partie des forces françaises d'occupation en Allemagne (FFA), pour devenir force française stationnée en Allemagne (FFSA), sous le nom de groupe de chasseurs portés, puis comme groupe de chasseurs mécanisés. À la suite de son fait d'armes au château de Grivesnes en , il est aussi connu comme le bataillon de Grivesnes.

Historique Second Empire thumb|sous-lieutenant du au Le bataillon participe à la Guerre de Crimée, à la Campagne d'Italie en 1859, où il est présent à la bataille de Solférino, au sein du corps d'armée du maréchal Canrobert, puis à la Guerre franco-prussienne de 1870. Au , le Bataillon de chasseurs du commandant De Marqué fait partie de l'Armée du Rhin.

Avec le d'infanterie du colonel Valentin Weissemburger et le d'infanterie du colonel De Barolet, le forme la Brigade aux ordres du général Antoine Dominique Abbatucci.

Cette avec la du général Charles Louis de Fontanges de Couzan, deux batteries de 4 et une batterie de mitrailleuses, une compagnie du génie constituent la Division d'Infanterie commandée par le général de division Joseph Florent Ernest Guyot de Lespart.

Cette division d'infanterie évolue au sein du Corps d'Armée ayant pour commandant en chef le général de division Pierre Louis Charles de Failly. Elle participe au Siège de Bitche et à la Bataille de Beaumont.

1871-1914

En janvier 1913, le de chasseurs cyclistes est créé par les éléments cyclistes du bataillon.

Première Guerre mondiale

1914 En 1914, le de chasseurs à pied est en garnison à Verdun ( militaire). Il met sur pied à la mobilisation un bataillon de réserve, le de chasseurs à pied.

Il est affecté à la brigade d'infanterie de la d'infanterie, d' à ; à la d'infanterie, de à ; et à la DI, de à .

Cette unité de chasseurs à pied va subir de lourdes pertes : pour une unité avec un effectif nominal de hommes, elle aura 68 officiers tués, 15 disparus et 174 blessés ; ainsi que 2563 sous-officiers et chasseurs tués, 988 disparus et 4528 blessés. Elle sera 7 fois reconstituée.

Du au , le bataillon fait sa concentration vers Fresnes-en-Woëvre, se tient en couverture vers Sponville et Mouaville et assure l'organisation défensive de la région Herbeuville.

Le , il participe au combat de Labry aux Éparges.

Du 14 au , il fait mouvement vers la région de Ville-en-Woëvre, puis vers celle de Buzy.

Du 21 au , il participe à l'offensive par Gondrecourt, jusqu'au-delà de la Crusnes.

Durant la Bataille des Ardennes, le , il combat vers Pierrepont et Bazailles, le , vers Nouillonpont. Du 25 au , il se replie, par Azannes et Béthelainville, sur la région de Cheppy. vignette|Le capitaine Hennequin qui prend le commandement du bataillon le et est tué le lendemain. Du au , il est transporté, par voie ferrée, de la région de Verdun, dans celle de la Neuvillette et fait mouvement vers Sault-Saint-Remy et l'Écaille. À partir du , il fait repli, par Bétheny et Ay, jusque vers Villeneuve-lès-Charleville.

Au cours de la Première bataille de la Marne, du 6 au , dans la Bataille des Marais de Saint-Gond, il participe aux combats vers Villeneuve-lès-Charleville, Soizy-aux-Bois, Talus-Saint-Prix et Corfélix. Le , il fait mouvement de rocade vers Connantre et combat dans cette région. À partir du 10, il poursuit, par Germinon et Juvigny, jusque dans la région d'Auberive-sur-Suippe. Du 14 au , il combat devant Auberive-sur-Suippe. À partir du , il combat vers Prosnes et la ferme des Marquises. Du au , il fait un mouvement de rocade. À partir du , il affronte l'ennemi vers le fort de la Pompelle et la ferme d'Alger ; puis, il stabilise et occupe un secteur vers Sillery et le nord de Saint-Léonard, déplacé à gauche le , vers le fort de la Pompelle et les abords est de Reims.

Du 17 au , le bataillon est mis en retrait du front et transporté par voie ferrée, de la région d'Épernay, dans celle de Dunkerque. Du - , il fait mouvement, par Furnes, vers la région de Nieuport. À partir du , il est engagé dans la bataille de l'Yser, le , dans la bataille d'Ypres, il combat vers Lombartzyde, Nieuport, Ramscapelle, Perwyse et Dixmude. Le , il fait unmouvement de rocade et combat vers Woumen et Clercken. Le , il fait un nouveau mouvement de rocade et combat vers Bikschote et Kortekeer Cabaret.

À partir du , il assure l'occupation d'un secteur vers Kortekeer Cabaret et la Maison du Passeur. Du 9 au , il occupe un nouveau secteur vers le château d'Herenthage et Verbranden-Molen : le , des attaques françaises ont lieu sur la cote 60 et sur la ferme Grœnenbourg. Le , le secteur est déplacé, à droite, vers Zwarteleen et le canal d'Ypres à la Lys. Du au , il est retiré du front, transporté, par voie ferrée, de la région de Cassel, dans celle d'Amiens, et mis au repos vers Guyencourt.

1915 En 1915, du 11 au , il est transporté par voie ferrée vers la Neuville-aux-Bois. À partir du , il est transport par voie ferrée et par camions vers le front. Du au mois de juin, il assure l'occupation d'un secteur vers le Four de Paris et Bagatelle (guerre des mines) : il y a de violentes actions locales répétées. Du au , le bataillon est dans la région de Génicourt-sur-Meuse, assure l'occupation d'un secteur vers Seuzey et Vaux-lès-Palameix.

Du au , le bataillon est retiré du front et mis au repos vers Rosnes. Du 2 au , il fait mouvement par étapes vers la région de Cheppes, mis au repos et à l'instruction. Du au , il fait mouvement vers le camp de Noblette. À partir du , il est engagé dans la de Champagne : il combat dans la région butte de Souain, à la ferme Navarin. Puis il occupe le terrain conquis, à l'est de la route de Souain à Somme-Py. Du 4 au , il est retiré du front, gagne le camp de la Noblette, et mis au repos.

1916 Du au , il occupe un secteur vers la butte de Souain et le nord de la ferme des Wacques : le , une attaque allemande est lancée. Le , le front s'élargit, à gauche, au nord-est de Saint-Hilaire-le-Grand. Le , une attaque allemande par gaz est repoussée. Le , le front s'élargit de nouveau, à sa gauche, jusque vers l'Epine de Védegrange. Du 3 au , le bataillon est retiré du front, transporté par camions dans la région de Vadenay, mis au repos. À partir du , des camions le transportent dans la région de Vaubecourt ; le bataillon est mis au repos. Du au , il est transporté par camions à Verdun. À partir du , il est engagé dans la bataille de Verdun, vers le bois Fumin et le sud de Damloup. Le , les allemands attaquent la batterie de Damloup : le 4, l'armée française contre-attaque.

Du 6 au , le bataillon est retiré du front, transporté par camions dans la région de Bar-le-Duc. À partir du , il est transporté par voie ferrée dans la région de Fère-en-Tardenois, puis fait mouvement vers Soissons. Du au , il occupe un secteur vers Pernant et Soissons. Du au , il est retiré du front, mis au repos et à l'instruction vers Fère-en-Tardenois. À partir du , il est transporté par voie ferrée, dans la région d'Amiens, mis au repos et à l'instruction. Du au , il fait mouvement vers le front, engagé dans la bataille de la Somme, vers Bouchavesnes et la ferme de Bois l'Abbé. Les 20 et , des attaques allemandes ont lieu. Les 25, 26 et , des attaques françaises les repoussent. Du 3 au , le bataillon est retiré du front, transporté par camions dans la région de Méricourt-sur-Somme, mis au repos, sauf quelques éléments maintenus dans le secteur jusqu'au .

Du au , il fait mouvement vers le front. À partir du , il est engagé à nouveau dans la bataille de la Somme, vers Bouchavesnes et la ferme de Bois l'Abbé. Du 12 au , il est retiré du front et mis au repos vers Formerie. Du au , il fait mouvement vers le front et occupe un secteur vers Rancourt et le nord de Bouchavesnes. Entre le 10 et le , il est retiré du front (relèvé par l'armée britannique), transporté par camions dans la région de Crépy-en-Valois, puis dans celle de la Ferté-Milon, et mis au repos.

1917 Du au , le bataillon fait mouvement par étapes vers la région de Ville en Tardenois et est mis à l'instruction. La division est formée le à Igny-le-Jard. Du au , la division est à l'instruction dans la région de Château-Thierry, puis, à partir du , dans celle de Neuilly-Saint-Front. Du au , elle occupe un secteur vers Chavonne et Chivy, déplacé à gauche le , vers Moussy-sur-Aisne et Condé-sur-Aisne. Du 7 au , elle est retirée du front et mise au repos vers Chacrise. Du 16 au , elle se tient prête, vers Soupir, à intervenir dans l'offensive en cours. Elle ne sera pas engagée. Du au , elle occupe un secteur vers le Panthéon et l'Epine de Chevregny ; le , elle attaque et progresse vers la ferme de Bovettes ( de l'Aisne). Du 9 au , elle est retirée du front vers Septmonts. Du au , elle retourne vers le front, et, à partir du , occupe un secteur vers l'Epine de Chevregny et le Panthéon : le , elle subit une attaque allemande. Du 2 au , elle est au repos vers Villers-Hélon. Du – , elle fait mouvement, par étapes, vers Oulchy-le-Château et Villers-Cotterêts. Le , elle embarque à destination de Luxeuil et de Plombières-les-Bains. À partir du , elle fait mouvement vers le front. Du au , elle occupe un secteur vers le col du Bonhomme et Provenchères-sur-Fave.

1918 vignette|Le commandant Ducornez et l'état-major du vers la fin de la guerre Du au , le bataillon est retiré du front et rejoint par étapes le camp de Villersexel. À partir du , il est au repos et à l'instruction. À partir du , il est transporté par voie ferrée dans la région de Bruyères pour faire des travaux. Le , il est dans la Somme. vignette|Représentation française de la défense du château de Grivesnes par le peloton Aubier le Du au , des éléments sont engagés, dès leur débarquement, vers Grivesnes, dans la bataille de l'Avre ( de Picardie). Ils résistent à l'offensive allemande. Au début d'avril, ils stabilisent le front et occupent un secteur vers Thory et le nord d'Ainval. Du 11 au , ils sont retirés du front, puis, à partir du , transportés par voie ferrée. dans la région de Bayon et mis au repos. Le , ils font mouvement vers Rosières-aux-Salines. Du au , ils occupent un secteur vers Emberménil et le Sânon. Du au , ils sont retirés du front, font mouvement vers Rosières-aux-Salines, puis transportés par voie ferrée dans la région de Neuilly-en-Thelle où ils sont mis au repos. Du au , ils font mouvement vers le front et occupent un secteur vers Cantigny et Mesnil-Saint-Georges. vignette|Monument au à Gratibus, en souvenir de l'offensive d'août 1918.|alt= Du au , le bataillon est engagé dans la de Picardie, jusqu'au , vers Grivesnes (du 11 au , en ) ; à partir du , vers Beuvraignes, et les abords sud de Roye. À partir du , le bataillon est dans la poussée vers la position Hindenburg ; des combats ont lieu sur le ruisseau des Trois Doms ; ils se concluent le franchissement de l'Avre, du canal du Nord et du canal Crozat. Puis, le bataillon organise des positions conquises, à l'est de Jussy. Du au , les hommes sont retirés du front, mis au repos vers Beuvraignes et Tilloloy. À partir du 20, ils font mouvement vers Nesle et Béthencourt, puis se portent en soutien vers le bois de Savy. À partir du 25, le bataillon est engagé, vers le bois de Savy, dans la bataille de Saint-Quentin, en liaison avec l'armée britannique : prise de Francilly-Selency, débordement de Saint-Quentin par le nord, franchissement du canal de Saint-Quentin, et poursuite jusqu'à Montigny-en-Arrouaise. Du 14 au , le bataillon est mis au repos vers Saint-Quentin, puis vers Chaulnes. Du au , il fait mouvement vers le front, est engagé dans la de Guise (4 – ), puis dans la « poussée vers la Meuse ».