William Scott Bowman, dit Scotty Bowman, (né le à Verdun, maintenant un arrondissement de la ville de Montréal, dans la province de Québec au Canada) est un ancien entraîneur-chef canadien de la Ligue nationale de hockey (LNH). Il est actuellement le conseiller principal des Blackhawks de Chicago. Il est l'entraîneur ayant remporté le plus de victoires en carrière avec succès en saison régulière et 223 lors des séries éliminatoires. Il a été l'entraîneur dans la LNH des Blues de Saint-Louis, des Canadiens de Montréal, des Sabres de Buffalo, des Penguins de Pittsburgh et des Red Wings de Détroit.
En tant qu'entraîneur-chef, il est avec neuf coupes Stanley le technicien ayant remporté le plus souvent ce trophée suprême de la LNH. Il la remporte à cinq reprises avec Montréal (1973, 1976, 1977, 1978 et 1979), une fois avec Pittsburgh (1992) et trois autres fois avec Détroit (1997, 1998 et 2002). Il termine en finale lors de l'édition 1991, alors qu'il est directeur sportif des Penguins. Lors de la saison 1976-1977, il bat le record du plus grand nombre de victoires en une saison avec Montréal et un total de 60 succès, un record qu'il bat en 1995-1996 avec Détroit et ses 62 victoires. Dans tous les sports majeurs nord-américains aucun autre entraîneur ne remporta autant de titres avec trois équipes différentes.
À deux reprises, il remporte le trophée Jack-Adams du meilleur entraîneur de l'année de la LNH, en 1977 et 1996. Au temple de la renommée du hockey depuis 1991, en tant que bâtisseur, et sur l'allée des célébrités canadiennes depuis 2003. Il est considéré comme l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire de la LNH.
Carrière de joueur Dès son plus jeune âge il est surnommé « Scotty ». Bien qu'il soit aujourd'hui reconnu pour son talent d'entraîneur, il ne se destinait pas à entraîner mais à jouer. Il souhaitait devenir joueur de hockey professionnel Biographie sur http://www.legendsofhockey.net.. D'ailleurs il monte les échelons en hockey scolaire puis dans la Ligue de hockey junior du Québec. Il entre, dans cette ligue junior, en 1951 avec les Canadiens Juniors de Montréal. Avec les Juniors de Montréal puis les Royals de Montréal, il joue trois saisons, de 1951 à 1954, dans cette ligue. Mais dès sa première saison, il est blessé gravement à la tête. En effet le , lors d'un match de séries éliminatoires, face aux Reds de Trois-Rivières, il reçoit un coup de crosse de Jean-Guy Talbot. Alors qu'il quitte le jeu pour blessure, il ne devait pas reprendre la compétition, mais pourtant après avoir reçu quatorze points de sutures, il revient au jeu pour terminer les séries.
Il revient pour finir les séries et jouera les deux saisons suivantes, mais un manque de confiance, constamment gêné par des maux de têtes et craignant de nouvelles blessures, Bowman pense ne plus pouvoir jouer au hockey et décide de mettre un terme à sa carrière, découvrant ainsi un autre aspect du hockey, le poste d'entraîneur.
Carrière d'entraîneur Débuts de carrière
Alors qu'il n'est qu'adjoint dans des petites équipes de ligues juniors, Bowman profite de son temps libre pour aller voir les Canadiens de Montréal jouer au Forum. En 1955 il prend en charge une équipe junior B, qui n'a rien à voir avec Montréal, puis en 1956 le Canadien junior qui quitte Montréal pour Ottawa. Il devient alors, l'entraîneur adjoint et le directeur sportif adjoint à plein temps de cette équipe des Canadiens de Hull-Ottawa.
Ligues juniors Avec les Canadiens junior de Hull-Ottawa, il est l'adjoint de Sam Pollock et permettent ensemble d'amener l'équipe à la Coupe Memorial de 1957, battu en finale par les Bombers de Flin Flon. Lors de cette saison la fiche du club, qui évolue dans la , est de 11 victoires, 7 défaites et 2 nuls en 20 matchs joués. L'année suivante, Bowman prend les commandes de l'équipe en tant que coentraîneur en compagnie de Pollock, et malgré une saison moyenne Classement du Canadien junior de Hull-Ottawa en 1957-1958, ils qualifient Hull-Ottawa pour une deuxième coupe Memorial de suite. L'équipe remporte la finale face aux Patricias de Regina et Bowman remporte ainsi son premier trophée en tant qu'entraîneur, même s'il le partage avec Pollock.
Après deux saisons à Ottawa, il accepte le poste d'entraîneur des T.P.T. de Peterborough, où il est pour la première fois seul aux commandes d'une équipe. Derrière le banc de Peterborough, il réussit une bonne saison régulière et des bonnes séries éliminatoires dans la Ligue de hockey de l'Ontario. Il termine deuxième de la saison régulières derrière les Teepees de Saint Catharines Classement 1958-1959 de la ligue de hockey de l'Ontario et participe, à titre personnel, à sa troisième coupe Memorial en trois ans. Lors de la finale de l'année 1959 Peterborough est dominé par l'équipe locale des , qui accueille cette année-là la compétition. Les deux saisons suivantes sont plus dures pour Bowman et ses joueurs, Peterborough restant dans le « ventre mou » du classement Classement 1959-1960 de la ligue de hockey de l'Ontario Classement 1960-1961 de la ligue de hockey de l'Ontario.
Bowman quitte finalement Peterborough au terme de la saison, avant de prendre en main de nouveau l'équipe des Canadiens de Hull-Ottawa passé dans la Eastern Professional Hockey League. Il réussit une bonne saison en classant l'équipe au deuxième rang de la ligue qui ne compte plus que quatre équipes La Eastern Professional hockey league en 1962-1963. Il fait ensuite un bref passage avec les Knights d'Omaha de la Ligue centrale de hockey, remportant les 8 matchs qu'il dirige Fiche de carrière sur http://www.hockeydb.com.. Il quitte ensuite son poste pour devenir responsable du dépistage pour les Canadiens de Hull-Ottawa. Il rejoint, toujours dans l'année, les Monarchs N.D.G. de Montréal où il encadre les jeunes joueurs du centre de formation.
Lors de l'année 1964 il se retrouve derrière le banc du club dont il fut joueur quelques années auparavant, le Canadien junior de Montréal qui évolue dans l'Association de hockey de l'Ontario. La première année est difficile, se classant seulement cinquième de la ligue, mais la saison suivante est meilleure pour lui et son équipe, Montréal terminant au deuxième rang de la ligue derrière les Petes de Peterborough Classement des Canadiens de Montréal junior an 1965-1966. Il compte dans ses joueurs, et meilleur marqueur Classement des meilleurs marqueurs des Canadiens de Montréal junior lors de la saison 1965-1966, un certain Jacques Lemaire qui bien des années plus tard sera reconnu pour ses qualités d'entraîneur dans la Ligue nationale de hockey avec le Wild du Minnesota et les Devils du New Jersey Fiche de Jacques Lemaire sur hockeydb.com.
Débuts en LNH En 1967 la Ligue nationale de hockey connait un grand bouleversement dans son histoire : l'expansion de la LNH en 1967. En effet, pendant un long moment après la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants de la LNH refusent obstinément l'addition de nouvelles équipes à la ligue qui ne comptait que six équipes, appelées les six équipes originales. Cependant, au milieu des années 1960, la peur des autres ligues sportives majeures qui solidifiaient leur présence dans l'ouest et le désir d'obtenir un nouveau contrat de télédiffusion des matchs similaire à ceux obtenus par la et la , vinrent à bout de la résistance acharnée des dirigeants vis-à-vis des groupes d'investisseurs qui leur soumettaient des propositions de nouvelles franchises. Aussi décidèrent-ils que la ligue doublerait de taille pour la saison 1967-1968, passant de six à douze équipes, avec la possibilité de continuer d'ajouter des équipes dans le futur. C'est ainsi que les North Stars du Minnesota, les Kings de Los Angeles, les Seals d'Oakland, les Flyers de Philadelphie, les Penguins de Pittsburgh et les Blues de Saint-Louis font leur entrée dans la ligue, amenant un vent de fraîcheur au sein d'une LNH qui ne sera plus jamais la même. Pendant des années, les fans voyaient les mêmes maillots rouges, noirs et bleus s'affronter et du jour au lendemain, apparaissent du violet, du vert, de l'orange ou du bleu ciel.
Les techniciens et joueurs des ligues juniors et seniors n'ont que peu de chance de travailler dans l'élite du hockey nord américain alors qu'il n'y a que six équipes. Avec cette expansion les nouveaux présidents de ces clubs doivent trouver plusieurs joueurs et entraîneurs. Ainsi une nouvelle génération va découvrir la LNH, Scotty Bowman va être de ceux-là. Il est appelé à rejoindre les Blues de Saint-Louis pour y faire ses grands débuts dans la ligue nationale derrière le banc du club de la toute nouvelle franchise du Missouri.
Avec les Blues de Saint-Louis Toute nouvelle franchise de la LNH, les Blues de Saint-Louis veulent, comme la plupart des équipes de l'expansion, bien figurer face aux équipes historiques de la ligue qu'elle n'affronte que lors de la finale, en effet, la formule des séries garantissant à une équipe d'expansion de faire partie de la finale de la Coupe Stanley.
Lors de leur première saison les Blues termine troisième de la toute nouvelle conférence de l'Ouest, qui regroupe les six nouvelles franchises de l'expansion Classement de la conférence ouest en 1967-1968. Bowman entraîne Saint-Louis lors des 58 derniers matchs avec un bilan de 23 victoires, 21 défaites et 14 matchs nuls. Mais c'est en série que Bowman va réussir une belle performance en envoyant les Blues en finale de la Coupe Stanley après avoir sorti les Flyers de Philadelphie 4 succès à 3, les North Stars du Minnesota aussi en 7 rencontres, mais va devoir céder, lors de la finale, face aux Canadiens de Montréal en encaissant une défaite en seulement 4 matchs. Lors de la saison suivante les Blues de Saint-Louis réussissent encore une bonne saison en terminant premier de leur conférence, avec un bilan de 37 victoires, 25 défaites et 14 matchs nuls devançant les Seals d'Oakland Classement de la conférence ouest en 1968-1969. Comme la saison précédente les Blues se hissent jusqu'en finale de la coupe Stanley en dominant les Flyers de Philadelphie lors du premier tour en 4 matchs secs, puis les Kings de Los Angeles également en 4 matchs avant pourtant de céder une nouvelle fois en finale face aux Canadiens de Montréal en 4 matchs comme la saison précédente.
Pour sa troisième saison à la tête des Blues, Bowman permet une fois de plus à Saint-Louis de remporter sa conférence mais cette fois devant les Penguins de Pittsburgh avec un bilan de 37 victoires, 27 défaites et 12 matchs nuls. Au premier tour des séries Saint-Louis domine 4 à 2 les North Stars du Minnesota, au deuxième tour les Penguins de Pittsburgh, également 4 à 2, avant de se retrouver pour la troisième fois de suite en finale, mais cette fois les Blues sont opposés aux Bruins de Boston. Mais comme les saisons précédentes Saint-Louis est dominé en seulement 4 matchs. Lors de la saison suivante c'est Al Arbour qui est nommé entraîneur des Blues, Bowman devenant manager générale de l'équipe. Mais après 50 matchs de Arbour, Bowman reprend son rôle d'entraîneur est comptera 13 victoires en 28 matchs soit un pourcentage de victoires inférieur à Arbour Classement lors de la saison 1970-1971. En séries Saint-Louis se fait sortir au premier tour par Minnesota 4 succès à 2.
Au terme de la saison 1970-1971, Sam Pollock, alors directeur général des Canadiens de Montréal, va convaincre Bowman de revenir dans l'organisation de la franchise québécoise. Scotty Bowman rejoint alors le Canadien pour devenir entraîneur de l'équipe première. Au cours de sa carrière à Saint-Louis, Bowman a notamment entraîné des joueurs tels Doug Harvey, Dickie Moore, le tandem de gardiens vétérans Glenn Hall et Jacques Plante, Gordon Berenson et les frères Bob et Barclay Plager.
Avec les Canadiens de Montréal