Le régiment d'artillerie est une unité de l’armée française, formée en , à partir de 3 groupes de 75.

Création et différentes dénominations : création de l'artillerie divisionnaire 121 (AD 121) : prend le nom de régiment d'artillerie de campagne ( RAC) : création du régiment d'artillerie lourde divisionnaire ( RALD)

Colonels et chefs de corps AD 121 : colonel Ernest Emmanuel Etiévant (deviendra général)

RAC : lieutenant-colonel Eugène Paul Schérer (deviendra général) : lieutenant-colonel Tessier 1918 : commandant puis lieutenant-colonel Gastine

RALD Historique des garnisons, campagnes et batailles Première Guerre Mondiale Le d'artillerie de campagne () a été constitué par les et groupes du d'artillerie de campagne (recrutement de Besançon) et par un groupe de renforcement du d'artillerie de campagne (recrutement d'Orléans).

Jusqu'en , les et groupes restent avec les deux autres groupes du . À partir de cette date, ils en sont séparés et constituent, le , l'artillerie divisionnaire de la division d'infanterie, qui vient d'être formée.

Le de la même année, un groupe de renforcement du vient se joindre à eux, mais c'est seulement en que les trois groupes ainsi rassemblés, cessant de porter le nom AD 121 (artillerie divisionnaire 121), deviennent le RAC. Le groupe du RAC est constitué par le groupe du RAC. Le groupe du RAC est constitué par le groupe du RAC. Le groupe du RAC est constitué par le groupe du RAC.

Jusqu'en , l'histoire des et groupes du RAC est celle de ce régiment, dont l'historique suit.

1914

Bataille des Frontières - Opérations en Alsace - Offensive d'Altkirch-Mulhouse Au début de, la guerre, le RAC, commandé par le colonel Nivelle, participe aux brillantes offensives du corps d'armée en Alsace. Dès le , le régiment est aux portes de Mulhouse et fait une entrée est triomphale, au milieu des acclamations, des fleurs, de toutes les manifestations de la joie délirante de la population alsacienne; elle restera souvenir un inoubliable pour tous ceux qui y ont participé. Malheureusement, le lendemain, en pleine nuit, il faut battre rapidement en retraite.

Les et groupes du RAC sont encore de la deuxième attaque vers Mulhouse et combat à Dornach, le . Ce fut une journée glorieuse pour le régiment, le groupe surtout joua un rôle particulièrement important. Après avoir repèré dans l'après-midi toute une ligne de batteries de 77 de campagne ennemies en position. Le groupe prend ces batteries sous un feu roulant d'une précision et d'une rapidité merveilleuse. En un instant, les officiers, les servants allemands sont abattus autour de leurs pièces qui ont essayé, très timidement, de répondre d'abord mais qui se taisent maintenant. Ce n'est pas tout. Dans la soirée, les avant-trains ennemis s'avancent pour tâcher d'emmener leurs pièces. Surpris par nos observateurs, ils sont, à leur tour, pris à partie par les batteries françaises. Plusieurs fois, les conducteurs ennemis doivent reculer, ils reviennent, mais chaque fois, le 75 sème la mort parmi eux. Tout le matériel du groupe de 77 est pris et emmené par nos attelages.

Les et groupes du régiment quittent l'Alsace à la fin du mois d'août et sont transportés, par chemin de fer, dans la région d'Amiens.

Région d'Amiens A peine arrivées, les batteries prennent position à peu de distance du point de débarquement. Le lendemain, il faut céder à la pression ennemie, reculer par échelons et livrant combat à plusieurs reprises, notamment à Guillaucourt et à Harbonnières, pour permettre à la division qu'il soutient de se décrocher.

Bataille de la Marne-Bataille de l'Ourcq Les et groupes du RAC sont engagés dans le secteur de l'Ourcq, région de Brégy - Fossé-Martin. La bataille est dure. Le groupe va se mettre en batterie à à peine des lignes d'infanterie, sous le feu de l'ennemi. La bataille continue, violente, les Allemands faisant tous leurs efforts pour forcer la route de Paris. Les batteries, du 6 au , sont soumises à un bombardement violent, mais elles ne sont pas ébranlées et continuent d'appuyer efficacement l'infanterie. Le groupe réussit à détruire une batterie d'obusiers, particulièrement meurtrière, par un tir brutal et rapide.

Les Allemands cèdent et reculent. Les et groupes du RAC prennent part à leur poursuite. Ils sont de nouveau sérieusement engagés à Vic-sur-Aisne. Le , le groupe, en position à la ferme Saint-Victor, est obligé de se porter en arrière à la suite d'un recul de l'infanterie Française.

Peu après, le régiment est engagé dans la région de Soissons-Vregny, où il prend part à l'attaque du .

1915

Du au , il monte la garde sur l'Aisne, dans le secteur de Vic-sur-Aisne, réussissant à réduire au silence de nombreuses batteries adverses et harcelant efficacement l'ennemi. C'est pendant cette période que s'établit peu à peu la guerre de tranchées; des deux côtés on creuse, on s'enterre, et les canonniers, au milieu de leurs tirs, construisent laborieusement des positions de batteries.

En , les et groupes sont séparés du RAC.

Le , c'est l'attaque de Quennevières. Le groupe et une batterie de trois pièces du groupe, sont directement engagés et, malgré des bombardements ennemis intenses, contribuent pour une large part à la réussite de l'opération.

Le , les et groupes deviennent l'AD 121Artillerie divisionnaire 121; c'est-à-dire l'artillerie de la division . Jusqu'au , la division reste dans le secteur de Vic-sur-Aisne. C'est là que le groupe de renforcement du RAC vient se joindre aux deux groupes du RAC. Le nouveau groupe est encore armé de canons de 90.

À la sortie du secteur de Vic-sur-Aisne, l'Artillerie divisionnaire 121 passe une période d'instruction au camp de CrévecoeurEmprise du camp de Crévecoeur : 26 N 1270/4 page 39.

1916 Revenue aux environs de Vic-sur-Aisne, le , dans la région de Nouvron, l'ACD 121Artillerie de campagne divisionnaire 121 participe à la défense de ce secteur jusqu'à la fin d'.

Après une courte période de repos, l'ACD 121 est équipé de canons de 75 et fait mouvement par routes et entre en ligne, le , dans la Somme, secteur de Lihons.

Bataille de la Somme Le , l'ACD 121 est en position à Cappy et prépare l'attaque de la brigade coloniale, composée des 4e et régiments d'infanterie coloniale et faisant partie de la 2e division d'infanterie coloniale. Du 1er au , l'ACD 121 appuie directement cette brigade, à plusieurs reprises on se porte en avant, opération particulièrement périlleuse, dans un terrain dévasté et sous le feu de l'ennemi.L'artillerie allemande réagit vigoureusement et les pertes sont sévères. L'attaque de Flaucourt est particulièrement meurtrière.

Du 6 au , l'ACD 121 va prendre position dans le secteur de Lihons. Appuyant alternativement la DI et la 4e DI, elle va demeurer, jusqu'en octobre, dans la bataille.

Le secteur est toujours actif, mais la lutte devient particulièrement furieuse lors des attaques successives des , , 4, 6, 8 et , . Les troupes françaises progressent et leurs lignes atteignent la route d'Estrées-Deniécourt à Villers-Carbonnel, puis passent au delà des villages de Fresnes-Mazancourt, Génermont.

Un des épisodes les plus brillants de la bataille est certainement l'enlèvement des redoutes du « boyau Chancelier », position défendue avec acharnement par l'ennemi, que plusieurs divisions françaises, parmi les plus fameuses, avaient attaqué en vain et que la DI emporte magnifiquement le .

Après la bataille de la Somme, l'ACD 121 va occuper le secteur de Lassigny, du au . Le secteur est relativement tranquille, c'est une période de travaux, de construction d'emplacement de batteries, etc.

1917 Le , après un repos d'un mois dans la région de Plailly et une courte entrée en secteur dans la région de Vic-sur-Aisne, le régiment gagne, à marches forcées, la région de Lassigny.

Les Allemands battent en retraite vers la ligne Hindenburg. Le régiment marche dans la direction de Saint-Quentin. Il soutient successivement la DI, la DI et la DI. Au prix de fatigues extrêmes, par un temps épouvantable et malgré le bombardement ennemi, qui devient particulièrement violent et précis au début d'avril, le régiment ne cesse d'appuyer inlassablement l'infanterie, assurant une liaison étroite et intime avec celle-ci, dont la confiance en l'artillerie ne fait chaque jour qu'augmenter. Le , les armées de nouveau se stabilisent; le RAC prend position au long de la ligne Hindenburg, dans la région d'Essigny-le-Petit. D'avril à fin , le RAC demeure là, organisant le secteur sud de Saint-Quentin dans des conditions particulièrement pénibles, tous les couverts ont été détruits par l'ennemi et les positions de batterie sont soumises, journellement, à des tirs de destruction très meurtriers.

Le , l'ACD 121 devient le RAC.

Le , le RAC quitte le secteur de Saint-Quentin et va dans les cantonnements de repos dans la région de Ressons-sur-Matz, où il reste une vingtaine de jours. Il quitte ce repos pour gagner, par chemin de fer, la région de Fismes et de là le Chemin des Dames. Il relève le RAC dans le secteur Cerny - Ailles. Là, il participe, pour une grande part, par ses barrages précis et efficaces, au maintien intégral des positions françaises, malgré les incessantes tentatives de l'ennemi.

Le régiment éprouve de lourdes pertes. Ses batteries sont très violemment contrebattues par obus de gros calibre et par obus toxiques. C'est une période très dure, l'infanterie réclame de fréquents barrages et les nuits sont marquées de longs bombardements. Le , le RAC descend au repos dans la région de Fismes. À la fin d'octobre, le régiment remonte en ligne, dans le même secteur (Cerny-Ailles). Le , des patrouilles constatent que l'ennemi, fortement pris à partie par notre artillerie depuis quelques jours, et menacé par la progression des Français du côté, du moulin de Laffaux, a abandonné sa première ligne. Les Allemands, en effet, se replient au nord de l'Ailette. Le régiment exécute de nombreux tirs de destruction sur les premières lignes ennemies dans des conditions d'observation et de liaison très difficiles, sous une action d'artillerie très violente. Plusieurs coups de main sont faits pendant l'hiver.

Le RAC reste en secteur sur les bords de l'Ailette jusqu'au .

1918 Après un court repos dans la région de Senlis, le régiment est transporté dans les Flandres, où les Allemands ont déclenché une puissante offensive.

Le , le RAC embarque en chemin de fer à Clermont et débarque, le , en Belgique et va cantonner à West-Cappel.

La bataille gronde terriblement. Les Allemands multiplient leurs attaques. Le , le RAC prend position devant le mont Kemmel. Il va participer à une des plus grandes batailles et voir revivre les jours sanglants de la Somme. Il se distingue encore, brillamment, appuyant l'infanterie d'une façon parfaite, réussissant malgré les tirs extrêmement violents de l'ennemi, à maintenir ses liaisons avec elle, notamment lors de l'attaque française du et lors de l'attaque allemande du . Jour et nuit, pendant ces vingt jours inoubliables, les plus glorieux peut-être de son histoire, le régiment assure sans faiblesse une tâche particulièrement lourde. Ce sont vingt jours d'un bombardement à peu près continu par obus de gros calibre et par obus toxiques.

Le , la DI est relevée et gagne des cantonnements dans la région de Beauvais.

Une fois de plus, une attaque allemande va l'arracher à un repos bien gagné. L'ennemi attaque avec acharnement sur Compiègne, il met toutes ses ressources, toute sa puissance dans cette attaque qu'il veut décisive et qui, si elle réussit, va lui donner, enfin! Paris.