Jacques d'Albon de Saint-André, né en 1512 au château de Saint-André-d'Apchon, en Roannais, et mort le à la bataille de Dreux, est un maréchal de France, qui se distingue dans les guerres contre les Espagnols et les guerres de religion.

Biographie Fils de Jean d'Albon Jacques d'Albon de Saint-André est le fils de Jean d'Albon, seigneur de Saint-André-d'Apchon, et de Charlotte de La Roche ; la noblesse des Saint-André, qui date du , est encore récente, et c'est à la fin du que cette famille entre au service des princes. Jean d'Albon est à celui du connétable de Bourbon, puis du roi de France. Chambellan du roi Louis XII en 1512, gentilhomme de la Chambre de François en 1523, il prend part en à l'expédition que conduit Anne de Montmorency pour échanger les deux fils aînés de François en otage en Espagne depuis 1526, contre la rançon exigée par Charles Quint. Jean est nommé juste après gouverneur d'Henri (futur Henri II), qu'il élève avec Jacques.

Au service de Henri II Jacques, né en 1512, est donc un compagnon d'enfance de Henri II, dont il est l'aîné de sept ans. Écuyer tranchant du dauphin en 1532, il est ensuite nommé premier gentilhomme de la Chambre. Il est appelé au Conseil le , trois jours après la mort de François ,

Le , il est fait chevalier de l'ordre de Saint-Michel et maréchal de France. Le , au sacre de Henri II, il remplace comme grand maître de France Montmorency, absent. À la fin de l'année 1549, à la mort de son père, il hérite de ses titres et ses charges : il est officialisé sénéchal de Lyon, puis gouverneur et lieutenant général du Lyonnais, Dombes, Forez, Beaujolais, Haute et Basse-Auvergne, Bourbonnais, Haute et Basse Marche, Combrailles et bailliage de Saint-Pierre-le-Moûtier les 14 et . Il est également comte puis marquis de Fronsac.

Sa rémunération est également amplifiée : de en 1549, sa pension passe à en 1559, en ajoutant qui plus est de gratifications exceptionnelles de la Couronne durant la même période. Toutefois, son immense capital foncier est plus important que ses revenus, et ses dettes se creusent. Logé à Paris dans l'ancienne maison de l'ex-trésorier de l'Épargne Jean Duval, rue des Filles-Pénitentes, il a sa résidence principale au château de Vallery. Il engage d'ailleurs l'architecte du Louvre Pierre Lescot pour décorer sa résidence parisienne et transformer le château médiéval en palais Renaissance.

De 1552 à 1555, il guerroie contre Charles Quint à propos des Trois-Évêchés. En 1557, il est fait prisonnier par le duc de Brunswick à la bataille de Saint-Quentin ; il a beaucoup de mal à rassembler la rançon demandée de . Pour se libérer, il précipite la conclusion du traité du Cateau-Cambrésis entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne.

Courtisan et mécène Très bon courtisan, il parvient à rester en retrait des guerres de faction qui opposent les Guise et les Montmorency-Châtillon. Intermédiaire entre François de Guise et la favorite Diane de Poitiers, il est également proche d'Antoine de Bourbon. Ses activités militaires l'opposent parfois aux Châtillon, ses rivaux sur la seule zone d'influence qu'il a en dehors de la Cour ; ses amis les plus proches, Gaspard de Saulx et Artus de Cossé-Brissac, sont également des soldats. Il fait profiter de sa faveur ses plus proches collaborateurs : son secrétaire Jean Papon lui doit sa lieutenance générale du Forez ; son lieutenant d'ordonnance François de Scépeaux devient maréchal de France peu avant la mort d'Albon. L'ascension de René de Villequier, futur gentilhomme de la chambre de Henri III, se fait également sous sa protection.

Pour célébrer la faveur royale dont il profite, Jacques d'Albon rémunère de nombreux écrivains : le poète Mellin de Saint-Gelais célèbre ses exploits militaires, le géographe Nicolas de Nicolay et le doyen Guillaume Paradin lui dédient certains de leurs ouvrages.

Les guerres de Religion

vignette|Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André. Huile sur panneau de bois, école de François Clouet, . En mars 1560, il participe, contre les protestants, à la répression de la conjuration d'Amboise.

Le , à la mort de François II, il parvient à rester en place. Le , avec Montmorency et le duc de Guise, il crée le triumvirat catholique. Le , il prend Blois aux protestants. Le , il prend Poitiers, le , Bourges, réprimant toute résistance avec une extrême brutalité. Il fait pendre notamment le maire calviniste de Poitiers, Jacques Herbert, sieur de l'Isle, et quelques autres protestants, le Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, volume 16, 1850. . La position centrale qu'il occupe empêche les protestants du sud de la France de joindre ceux du Nord.

Le , il bat les protestants à la bataille de Dreux, mais est tué après la bataille car s'étant éloigné sans escorte, il est pris par un groupe de chevau-légers huguenots commandés par un certain Bobigny qui le tue d'un coup de pistoletPh. Laroche, Le château de Losse - Ses inscriptions - Jean II de Losse, dans Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 1884, (lire en ligne).

Blason left|80pxLa famille d'Albon de Saint-André porte: De sable à la croix d'or, au lambel de trois pendants de gueules brochant sur le tout, et ses Compléments sur www.euraldic.com

Mariage et descendance

Il épouse Marguerite de Lustrac, fille d'Antoine II de Lustrac, dame d'honneur de Catherine de Médicis, qui lui donne :

Catherine d'Albon de Saint-André, demoiselle de Tournoël, demoiselle d'honneur de la reine Catherine de Médicis. Fiancée d'Henri le Balafré, fils du duc de Guise, elle meurt en juin 1564.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie vignette|Jacques d'Albon, seigneur de Saint-André par Jean-François-Théodore Gechter, Galerie des batailles du château de Versailles. , . , , .

Articles connexes Des châteaux dont Jacques d'Albon fut le seigneur : château de Tournoël château de Vallery Familles subsistantes de la noblesse française

Liens externes

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