Divers Fondation de l'hôtel-Dieu de la ville d'Eu, par Henriette-Catherine de Joyeuse. Les pharmaciens d'Orléans créent un jardin botanique. Le quinquina est introduit en Espagne, probablement par Bernabé Cobo, procurateur du Pérou. En dénonçant les contrefacteurs du baume utilisé dans la confection de la thériaque., Stefano de Gasparis, médecin de Rome, lance entre ses confrères et les apothicaires une polémique dont les échos se prolongeront jusqu’à la fin du . Huit ans avant la création officielle d'une chaire de chimie en France, le Jardin royal des plantes offre pour la première fois des cours officiels et publics dans cette discipline.

À partir de 1640 : de l'aumônerie-maison-Dieu d'Ancenis qui est à l'une des origines de l'actuel centre hospitalier Erdre-et-Loire.

Publications Sur la querelle du baume Stefano de Gasparis dénonce les contrefacteurs du baume utilisé dans la confection de la thériaque. Baldassar et Michele Campi adressent à Antonio Manfredi leur réponse à certaines objections formulées par Stefano de Gasparis à leur propre ouvrage sur le baume d'Orient. Baldo Baldi, médecin de Rome, publie des Opobalsami orientalis medicae propugnationes (« Défenses du baume d'Orient. »). Pietro Castelli (-), professeur de médecine, de chimie et de botanique à Rome et Messine, donne son « Baume examiné » (Opobalsamum examinatum), puis « triomphant » (Opobalsamum triumphans). Trivultio Giaquinti publie deux « Rapports venus du Parnasse en 1640 sur le baume d'Arabie » (Raguaglio primo et Ragguaglio secundo). À la demande des apothicaires de Rome, ceux de Naples donnent leur avis sur le baume d'Orient (Parere dell'almo collegio de' spetiali di Napoli sopra l'opobalsamo). Giuseppe Donzelli (-), médecin, chimiste et historien napolitain, résume son point de vue sur la question du baume d'Orient dans ses Synopsis de opobalsamo orientali et de theriaca et Additio apologetica ad suam de opobalsamo orientali synopsim.

Autres vignette|

Première édition, par Jacques Thevart, des « deux livres des épidémies et éphémérides » (Epidemiorum et Ephemeridum libri duo), de Guillaume de Baillou (-). Baldo Baldi, médecin de Rome, fait paraître à Paris, chez Sébastien Cramoisy, sa « Discussion sur le lieu affecté par la pleurésie » (De loco affecto in pleuritide disceptatio) et, à Rome, engagé dans la querelle lancée par Stefano de Gasparis, sa « défense de l'usage médical du baume d'Orient » (Opobalsami orientalis medicae propugnationes). Édition posthume, par Francisco, le fils de l'auteur, des Castigationes exegetica, d' (-), médecin, philosophe et poète portugais. Parution à Arnhem de la traduction en limbourgeois de lEnchiridion chirurgicum (« Manuel de chirurgie »), d'Antoine Chaumette. Marin Cureau de La Chambre (-), médecin du chancelier Séguier, fait paraître ses Caractères des passions. Nicolas Fonteyn ( – ) ajoute ses propres commentaires à la première édition, publiée à titre posthume en et annotée par Sebastian Egbert, de la Praxis medica de Rembert Dodoens (-), botaniste et médecin malinois. Johann Gerhard (-), professeur de médecine à Tubingue, fait paraître sa « Panacée hermétique » (Panaceae hermeticae), ouvrage de médecine galéno-chimique. François de Gerzan, écrivain et occultiste, fait paraître son traité De la composition de l'eau thériacale. Caspar Hofmann (-), médecin allemand, publie sa Pathologia parva. Guy de La Brosse (-) signe l'annonce de « l'Ouverture du Jardin royal de Paris ». Parution à Hambourg des Sacro-medicae sententiae, de Benjamin Mussaphia, alias Dionysius (-), médecin alchimiste et spagyriste, suivies de la réédition d'une « Lettre sur l'or potable » (De auro potabile epistola) du même auteur. L'apothicaire et botaniste anglais John Parkinson (1567-1650) publie son Theater of Plants (« Théâtre des plantes »). François Ranchin (-), professeur de médecine à Montpellier, rassemble des Opuscules ou Traités divers et curieux en médecine parmi lesquels figure un inédit Traité sur les causes de la cruentation des corps morts, à la présence des meurtriers. Théophraste Renaudot (-) fait paraître un opuscule sur ses « consultations charitables », ouvertes depuis deux ans et en faveur desquelles le roi vient de lui accorder des lettres patentes. Lazare Rivière (-), professeur de médecine à Montpellier, fait paraître sa « Pratique médicale » (Praxis medica). Édition posthume, par Vincenzo Mannucio, professeur de médecine à Pérouse, des « Consultations médicales » (Medicae consultationes), d'Angelo Vittori, philosophe et médecin romain.

Naissances : Christian Friedrich Garmann (mort en ), médecin allemand. : Johann Ludwig Hannemann (mort en ), médecin allemand. Pierre Rainssant (mort en ), médecin et numismate français. Lionel Wafer (mort en ), boucanier, corsaire et chirurgien gallois. Qazi Saïd Qommi (mort après ), philosophe, médecin, juriste et mystique persan, archiatre d', septième chah séfévide. Vers 1640 : Charles Peyssonnel (mort en ), médecin marseillais.

Décès : Fabio Colonna (né en ), botaniste italien, commentateur de Dioscoride. Hezârfen Ahmed Çelebi (né en ), astronome, chimiste, médecin et inventeur ottoman. Marc Duncan (né en ?), philosophe et médecin écossais, professeur à Saumur.

Références

Catégorie:Histoire de la médecine Catégorie:1640