Le Gaulois est un journal satirique publié en France entre 1857 et 1861.
Histoire Lancé le , Le Gaulois a plusieurs fois changé de format, de prix et de direction au cours de ses quatre années d'existence. Illustré à partir du , il devient définitivement hebdomadaire le de la même annéeJones, -63..
vignette|centre|upright=1.9|La rédaction du Gaulois, par Grévin (Le Gaulois, 4 juillet 1858)Le Gaulois, 4 juillet 1858, -5.. Au premier plan, de gauche à droite : Paul Dumoulin, (sous cloche), , , Tony Révillon et Charles Joliet. Au second plan, de gauche à droite : Ferdinand Pouyadou (chapeau), Charles Bataille, E. Guillot et (au centre). Troisième plan, à gauche : , Sauveur Galéaz et Antonio (en bocal). Troisième plan, à droite : Paul Hadol et Étienne Carjat. En arrière-plan, derrière Louveau : Alfred Grévin.
Les fondateurs, premiers directeurs et rédacteurs en chef du Gaulois sont Charles Dell'Bricht, pseudonyme de , et Eugène Varner, pseudonyme de Le Gaulois, 13 février 1858, .Georges d'Heylli, Dictionnaire des pseudonymes, Paris, Dentu, 1887, .. Le , Delvaille, qui sort quelque peu éreinté d'un procès contre les acteurs Goby et DeburauJournal des débats, 16 août 1858, ., cède sa place de rédacteur en chef à Le Gaulois, 15 août 1858, .. Désormais, seul Louveau-Varner est mentionné en tant que directeur dans l'ours du journal. Son pseudonyme n'y figure plus après le , mais il assure toujours ces fonctions après cette date, de même que Delvaille-Dell'BrichtLe Gaulois, 5 décembre 1858, ..
À l'instar du Figaro, Le Gaulois organise de grands dîners auxquels sont conviés ses collaborateurs et leurs confrères. Le premier d'entre eux a lieu le Le Tintamarre, 17 janvier 1858, ..
Au printemps 1859, le Gaulois se vend mal et essuie d'importantes pertes financières, car le public parisien délaisse les feuilles littéraires et satiriques au profit des journaux politiques qui relatent les prémices de la guerre d'ItalieLe Gaulois, 8 mai 1859, .. La publication s’interrompt par conséquent pendant près d'un mois, entre le numéro du et celui du . Peu de temps après sa reparution, le Gaulois absorbe Le Diable à Paris. Publié sans dessin sous la direction de Vaudin, -254. jusqu'au , le journal disparaît encore, cette fois-ci pour cinq mois.
Le Gaulois reprend une publication régulière et illustrée à partir du . À cette date, une société s'est formée entre Delvaille, Louveau et pour l'exploitation commerciale du journalLe Droit, 15 mars 1860, .. Louveau remplace alors Raymond-Signouret en tant que gérant-responsable. Cependant, l'entente au sein de ce « triumvirat directorial » vole en éclats deux mois plus tard, à la suite d'un article de Delvaille sur George Sand, Louise Colet et Alfred de Musset. Après un procès entre Joslé et Delvaille d'une part, et Louveau d'autre part, la société est mise en liquidation dès la fin du mois de . Après cette décision de justice, Louveau quitte le journal et devient le rédacteur en chef du Diogène, où il est suivi par plusieurs collaborateurs du GauloisLe Tintamarre, 18 mars 1860, .. Son poste de gérant-responsable du Gaulois est par conséquent confié à JosléLe Gaulois, 4 mars 1860, ..
Le , l'ours du journal indique que les nouveaux directeurs du Gaulois sont Jean Dolent et . Ce dernier remplace Joslé en tant que gérant-responsableLe Gaulois, 6 janvier 1861, et 8.. La publication se poursuit ainsi jusqu'au . Le journal vient alors d'être interdit de vente sur la voie publique et a même subi une descente de policeLe Siècle, 25 août 1861, .. Sirven est en effet accusé d'avoir publié, dans le numéro du précédent, des articles à caractère politique (ce qui n'est autorisé que pour les journaux cautionnés) et dont le contenu est jugé bien trop critique à l'encontre du pouvoir. Le , Sirven est ainsi condamné à deux mois de prison et 500 francs d'amende. Le tribunal ordonne également la suppression définitive du GauloisLe Siècle, 9 novembre 1861, ..
Avec ses biographies de célébrités du moment illustrées de portraits-charges, Le Gaulois a été l'un des premiers magazines satiriques à pratiquer la formule qui fera le succès de titres tels que La Lune puis L'Éclipse dans les années 1860.
Galerie
Liste des caricatures
Collaborateurs
Notes et références
Voir aussi Bibliographie John Grand-Carteret, Les Mœurs et la caricature en France, Paris, Librairie illustrée, 1888, (consultable en ligne sur Internet Archive). Philippe Jones, « La presse satirique illustrée entre 1860 et 1890 », Études de presse, vol. VIII, , 1956, -63 (consultable en ligne sur Gallica). François Solo et Catherine Saint-Martin, Plus de 5000 dessinateurs de presse & 600 supports en France de Daumier à l'an 2000 (Dico Solo), Vichy, Aedis, 2004, . Jean-François Vaudin, Gazetiers et gazettes : histoire critique et anecdotique de la presse parisienne (années 1858-1859), Paris, 1860, -254 (consultable en ligne sur Gallica).
Liens externes
https://www.retronews.fr/search#sort=score&publishedBounds=from&indexedBounds=from&tfPublications%5B0%5D=Le%20Gaulois%20%281857-1861%29&page=1&searchIn=all Le Gaulois (1857-1861) consultable en ligne] sur Retronews. Fiche du Gaulois dans la base de données Petite presse du projet (consultée le ).
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