L'activité physique regroupe à la fois l'exercice physique de la vie quotidienne (à la maison, lors du jardinage, des courses et autres ravitaillements, lors du travail, de la marche, de l'usage des escaliers, des déplacements et des modes de transport actifs), l'activité physique de loisirs, et la pratique sportive. Selon l'OMS, le sport est ainsi un l.
Outre la régularité et la fréquence de l'exercice, trois paramètres semblent importants lors de l'exercice : la quantité d'énergie dépensée en mode aérobie, le pic d'intensité de l'effort et la durée de l'effort. d'exercices par jour durant apportent autant de bénéfice que de espacées de dans chaque journée, par semaineDeBusk R.F, Stenestrand U, Sheehan M & Haskell W.L (1990). Training effects of long versus short bouts of exercise in healthy subjects American Journal of Cardiology, 65(15), 1010-1013..
Historique Des preuves paléontologiques montrent que l'homme préhistorique en dépit d'une activité physique intense
Depuis plusieurs millénaires, avec la sédentarisation et les progrès de la santé, l'espérance de vie a régulièrement progressé, mais l'espérance de vie en bonne santé semble donner des signes de recul (notamment attribués à une dégradation de l’environnement, de l'alimentation et à une sédentarité excessive).
L'activité physique est pratiquée par les armées pour entraîner leurs soldats et par les sportifs des jeux olympiques depuis l'antiquité grecque au moins. Hippocrate ( - ) affirmait déjà à cette époque que le manque d'activité physique était préjudiciable pour la santé..
Au , le médecin italien Bernardino Ramazzini note que les messagers, se déplaçant alors en courant, ne présentent pas les mêmes problèmes de santé que les travailleurs sédentaires tels que les tailleurs ou les cordonniers.
Les premières études scientifiques quantitatives portant sur l'intérêt de l'exercice physique pour la santé ne datent cependant que du début des années 1950, avec le travail de Morris & al (1953) basé sur une population d'employés du transport londonien (travail conduit durant les pires périodes de smogs londoniens) et mettant en évidence un excès de décès par maladie coronarienne chez les travailleurs sédentaires comparativement aux travailleurs physiquement plus actifs..
Elles ont ensuite notamment porté sur les effets du sport ou de l'activité sur les muscles, le système circulatoire, pulmonaire, cardiovasculaire et endocrinien ou encore sur le sommeil et l'humeur ou le risque de dépression à différents âges de la vie.
Depuis les années 1990 la sédentarité physique est considérée par la médecine comportementaleSallis J.F & Owen N (1998). Physical activity and behavioral medicine (Vol. 3). SAGE publications. comme un facteur de risque cardiovasculaireStrath SJ, Kaminsky LA, Ainsworth BE et al. Guide to the assessment of physical activity: Clinical and research applications: A scientific statement from the american heart association, Circulation, 2013;128:2259-2279.
Les premières recommandations médicales (à visées thérapeutiques) ne datent aux États-Unis que de 1995Pate RR, Pratt M, Blair SN et al. Physical activity and public health: a recommendation from the Centers for Disease Control and Prevention and the American College of Sports Medicine, JAMA, 1995;273:402–407 notamment produites par l'American College of Sports Medicine (ACSM)Blair, S. N., Kohl, H. W., Gordon, N. F., & Paffenbarger Jr, R. S. (1992). How much physical activity is good for health?. Annual review of public health, 13(1), 99-126 ; PDF, 28pp.
S.N Blair (médecin du sport) estime en 2009 que le manque d'activité physique pourrait devenir le premier problème de santé publique au .
Statistiques En 2008, moins de des adultes américains avaient un niveau d'activité physique tel que recommandéCenters for Disease Control and Prevention US physical activity characteristics, 2013.
Niveaux d'activité physique bénéfique pour la santé : recommandations
L'acronyme HEPA (pour health enhancing physical activity) désigne l'activité physique bénéfique pour la santé (APBS)Réseau HEPA APBS : projet OMS.
Adultes (18 à 65 ans)
L'Organisation mondiale de la santé recommande un minimum de d'activité physique aérobie d'intensité modérée par semaine chez l'adulte en bonne santé WHO, WHO. Global recommendations on physical activity for health.
Cependant, une activité plus courte (15 min par jour) diminue déjà significativement le risque de survenue de maladies cardiovasculaires quels que soient l'âge et le sexe, par rapport à l'absence totale d'activité Wen CP, Wai JPM, Tsai MK « Minimum amount of physical activity for reduced mortality and extended life expectancy: a prospective cohort study » Lancet 2011;378:1244-53..
Femmes et sports
La pratique d'activité physique est désormais importante, voire essentielle pour être en bonne santé physique et psychique. que ce soit pour les femmes ou pour les hommes. En revanche ce n'est plus une affaire d'hommes, l'activité sportive féminines est de plus en plus présente dans les différents milieux sportifs.
Enfants et adolescents L’activité physique chez les enfants favorise une croissance et un développement sains. En étant actif et en bougeant, . Il développe ainsi sa force, sa puissance et son endurance. Aussi, plusieurs avantages à court et à long terme seraient identifiés grâce à celle-ci. Parmi ceux-ci se retrouve le développement des os . Effectivement, l’activité physique lors de l’enfance et de l’adolescence permet la maximisation de l’accumulation de minéraux dans les os. Cette accumulation déterminera par la suite le pic de masse osseuse que celui-ci atteindra à l'âge adulte. Par la suite, l’activité physique va favoriser le maintien d’un poids santé. En effet, la pratique de celle-ci régulièrement permet de lutter contre l’obésité. Par ailleurs, cette maladie présente une grande hausse de cas chez les enfants et les adolescents. Pratiquer une activité physique maximiserait les chances de contrer l’obésité grâce à la dépense calorique. De plus, un niveau de vie actif chez les adolescents permettrait de réduire les chances de développer certaines maladies chroniques telles que le diabète de type 2. Cela s’expliquerait grâce à une grande sensibilité à l’insuline grâce à la pratique d’activité physique régulière. Ensuite, la pratique d’activité physique chez les adolescents apporterait plusieurs bienfaits et avantages sur leur santé mentale et émotionnelle. Effectivement, la pratique de celle-ci sur une base régulière permettrait une certaine réduction de l’anxiété et de symptômes de la dépression. Aussi, elle permettrait d’augmenter l’estime de soi des jeunes et offrirait une meilleure capacité à lutter contre le stress au quotidien. Par la suite, pratiquer l’activité physique, notamment les sports d’équipes, lors de l’adolescence, pourrait avoir une grande influence sur leurs résultats scolaires. Ceci leur donnerait un plus grand sentiment d’appartenance, ce qui aurait tendance à amener plusieurs bienfaits académique. Les précisions manquent. Les consensus sont en faveur de par jour, intensité modérée à élevée lors de sports, jeux, ou d'activités de la vie quotidienne.
Après 65 ans vignette| Un marcheur au Maroc. L'activité physique est considérée à ces âges comme bénéfique, mais doit être prudente et adaptée à la condition physique de la personne.
Des recommandations ont été publiées en 2007 par l'American College of Sports Medicine Association et l'American Heart Association Nelson, M. E., Rejeski, W. J., Blair, S. N., Duncan, P. W., Judge, J. O., King, A. C., ... & Castaneda-Sceppa, C. (2007). Physical activity and public health in older adults: recommendation from the American College of Sports Medicine and the American Heart Association. Circulation, 116(9), 1094.. Outre un suivi médical, il est souvent recommandé de diversifier les activités et de les préparer par un renforcement musculaire et des assouplissements ; des exercices spécifiques d'équilibre sont utilesExercice chez les personnes âgées.
Quantification
vignette| Activité physique d'un combattant indien près de Bénarès. Elle dépend du type de l'activité, de son intensité et de sa durée.
Elle peut être quantifiée en énergie dépensée (sous forme de calories), en MET (« metabolic equivalent »). un MET à 1 correspond à une consommation énergétique au repos. Un MET à 2 correspond par conséquent à une consommation énergétique doublée par rapport à celle au repos. Cette quantification peut être indexé sur le poids de la personne.
Selon une étude récente du département Santé de l'Université d'York publiée par la revue PLoS ONE et financée par une Fondation contre les maladies cardiaques (Heart and Stroke Foundation), la plupart des Canadiens (quels que soient leur âge, leur origine ethnique et leur classification IMC) sous-estiment l'effort à faire pour que l'exercice physique ait un bénéfice pour la santé, et ils sous-estiment l'effort nécessaire pour atteindre ce que l'OMS considère être un exercice modéré, et plus encore pour un exercice intense ; ceci même après qu'ils ont reçu des descripteurs d'intensité d'exercice couramment utilisés (rythme cardiaque par exemple)Medical Xpress (2014) Many overestimate exercise intensity, study finds, 2014-06-16.
Les lignes directrices données pour les recommandations d'activité physique dans le monde utilisent des termes généraux pour décrire l'intensité de l'exercice (déterminé par un pourcentage donné de la fréquence cardiaque maximale d'un individu). Il semble que ces termes ne soient pas compris par le public.
Intérêt Exercice physique et santé du corps La pratique d'une activité physique est l'un des facteurs souvent cités d'une bonne santé et de l'allongement de l'espérance de vie. Elle a notamment des effets positifs sur le système cardiovasculaire, le maintien des muscles, la consommation en excès des lipides et glucides dans l'alimentation des pays développés, la lutte contre le surpoids et l'obésité, etc. Le sigle APBS (ou en anglais) désigne l'activité physique bénéfique pour la santéAPBS CEBouger les européens.
La pratique d'une activité physique modérée, par son influence sur le système hormonal, permet également de réduire le risque de certaines maladies, tel le cancer du seinVoir l'article cancer du sein.
L'exercice physique est un des facteurs d'allongement de la durée de la vie (ou son absence est un facteur de diminution de cette durée). Une enquête sur a été menée de 1993-2007, dont deux sont décédés en cours d'enquête, afin de déterminer l'impact du mode de vie sur l'espérance de vieUne équipe de chercheurs de l'université de Cambridge (Royaume-Uni), en partenariat avec le Medical Research Council a mené l'enquête. Public Library of Medecine, n°de la semaine du , cité dans Le Figaro, , p. 12. L'étude conclut que le « mode de vie idéal » - absence de tabac, consommation d'alcool égale ou inférieure à un demi verre par jour, consommation de cinq fruits et légumes par jour, exercice physique d'une demi-heure par jour - majore l'espérance de vie de par rapport au cumul de quatre facteurs de risqueUne vie saine peut accroître la longévité de , dans Le Figaro, , page 12. Le cumul des quatre facteurs de risque (tabac, alcool, manque de fruits et légumes et d'exercice physique) multiplie le risque de décès par 4,4, trois facteurs, de 2,5, deux facteurs de près de 2 et 1 facteur de 1,4. C'est la première fois que l'on analyse l'effet cumulé des facteurs de risque sur la mortalitéselon le premier signataire de l'étude : professeur Kay-Tee Khaw. Après , l'activité physique peut permettre de réduire jusqu'à le risque de mortalité toutes causes confondues.
L'exercice physique est particulièrement important pour les enfants et adolescents afin de réduire les risques d’obésité et de surpoids (qui touchent notamment la France, avec en 2013 près de des enfants de 3 à obèses ou en surpoidsFaire du sport après l'école améliore la santé des ados, consulté le ..