Jacques-François Chéreau né le à Paris où il est mort le , est un graveur et marchand d'estampes français.
Biographie
Issu d'une famille de graveurs originaire de Blois, Jacques-François est le fils de François II Chéreau (1717-1755), lequel tint boutique avec sa mère Marguerite, veuve de François Chéreau, installée dans le quartier de la rue des Mathurins-Saint-Jacques à Paris, à l'enseigne « Aux deux piliers d'or » « François Chéreau, Biographical Details », in: The British Museum Collections, The British Museum (consulté le 23 mai 2021)..
Le , par le biais de sa mère Geneviève-Marguerite, la vente des biens inventoriés de son père Francois II Chéreau (mort le ) est effective, permettant à Jacques-François de commencer commerceVincent Milliot, Les Cris de Paris, ou, Le peuple travesti: les représentations des petits métiers parisiens (), Sorbonne Université, 1995, ..
Le , il épouse à Paris, Louise Foy[s] de Vallois (1749-1771), exerçant l'activité de graveur, dont une fille, Anne-Louise, né le Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire : errata et suppléments, 1867, — sur Gallica..
En , il rachète une partie des planches provenant du graveur Laurent Cars. En , son grand-père maternel, Jacques Chéreau (1688-1776), lui vend pour livres tournois (une somme importante à l'époque), son fonds de planches gravées et d'épreuves.
En 1787, Jacques-François Chéreau se retire du commerce ; son fonds, qui comptait des dizaines de milliers de planches, estampes et plaques, fut vendu au graveur lyonnais François Étienne Joubert (?-1850), avec le pas-de-porte, la marque et le livre de comptes. En 1821, Joubert publie un Manuel de l'amateur d'estampes avec le matériel du fonds ChéreauMilliot (1995), .François Etienne Joubert, Manuel de l'amateur d'estampes: faisant suite au manuel du libraire ... : précédé d'un essai sur le génie, considéré comme principe des beaux-arts, Chez l'auteur, 1821 — sur Gallica..
Chéreau se retire au début de l'année 1794 au Mesnil-Aubry, près d'Écouen, tout en conservant son domicile à Paris, rue de Seine. Son corps est retrouvé dans la Seine à Meudon le , deux semaines après la condamnation à mort de son gendre Martin de L'Agenais par le Tribunal révolutionnaireNotice de la BNF..
Notes et références
Liens externes
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