Le réseau Transports Bordeaux Métropole, également connu sous le sigle TBM, est le nom du réseau de transport en commun desservant Bordeaux Métropole.
Le , le réseau Tram et bus de la Cub (TBC) a changé officiellement de nom pour devenir Transports Bordeaux Métropole (TBM), choix validé selon une délibération du conseil de Bordeaux Métropole du ... Ce choix est justifié par le changement de nom de l'intercommunalité (de communauté urbaine de Bordeaux (CUB) vers Bordeaux Métropole), rendant l'ancien nom obsolète. Une refonte de l'identité visuelle du réseau sera progressivement déployée pour accompagner ce changement de nom sur les différents supports (tickets, fiches horaires, agences, site internet, signalétique aux arrêts…) et la livrée des autobus. Jusqu'à , 500 bus et 130 tramways ont été équipés du nouveau logo, la livrée TBC disparaissant des derniers véhicules mi-2018., sauf sur les véhicules anciens comme les Agora L et les GX 217 GNV, qui ont conservé leur livrée TBC, mais avec les logos TBM.
La marque TBC avait remplacé la CGFTE le après l'ouverture complète de la dernière des trois lignes de tramway et la réorganisation partielle du réseau.
Historique Jusqu'en 1765, la majorité des habitants de Bordeaux se déplaçaient à pied, l'utilisation des chevaux, calèche ou chaise à porteurs devait recevoir une autorisation royale. Une autorisation royale permet alors à Vital Muret de créer un service de louage de carrosse dans Bordeaux et sa banlieue au prix de 15 sols le trajet. C'est un échec commercial. Le flambeau est alors repris par M. du Hautoir qui obtient une concession pour 29 ans, le succès est au rendez-vous. En 1781, la municipalité autorise la libre concurrence, M. du Hautoir doit laisser la place à plusieurs sociétés.
Omnibus et premier tramway (1830-1872) thumb|Omnibus à impériale par David W. Bartlett. En 1830, l'omnibus se substitue aux carrosses. Il s'agit en général d'un fiacre tiré par deux chevaux permettant de transporter une dizaine de clients. Ultérieurement l'omnibus sera doté d'une impériale, c'est-à-dire un étage à ciel ouvert. On accède à celle-ci par un escalier en colimaçon. Plusieurs sociétés se partagent le marché bordelais. Mais à partir de 1838, l'ouverture d'une ligne est soumise à l'accord de la municipalité.
Bordeaux décide en 1859 de réunir les sociétés d'omnibus de la ville, le financier bordelais Pierre Debans sera un des associés à la création de la Compagnie générale des omnibus de Bordeaux en 1860 et en devient administrateurBulletin des lois de l'Empire Français, Volume 15, , 7 janvier 1860.Alain Plessis, La Banque de France et ses deux cents actionnaires sous le Second Empire, Genève, Librairie Droz, 1982, pages 81 et 226..
La faible vitesse est le point faible de l'omnibus. En 1872, il est alors décidé d'importer en France un mode de transport new-yorkais : le « chemin de fer à traction de chevaux dit américain ». C'est le premier tramway, un omnibus mis sur des rails, ce qui lui permet de circuler plus vite.
Premières lignes de tramway (1880-1897)
La première ligne de tramway de Bordeaux, avec des voitures à l'époque tractées par des chevaux, remonte au avec son inauguration par Albert Brandenburg, le maire de l'époque. En 1891, la ville comporte 8 lignes de tram pour une longueur de 39 kilomètresLe tramway de Bordeaux : une histoire, de Christophe Dabitch, éditions Sud-Ouest, 2004 ; pages 13 et suivantes..
La révolution électrique thumb|Tramway électrique place de la Comédie dans les années 1900. En 1897 une déclaration municipale sous le mandat du maire Camille Cousteau est adoptée pour substituer la traction électrique à la traction animale. En 1898 la compagnie Française des Tramways Électriques et Omnibus de Bordeaux (TEOB) est créée. Camille Cousteau inaugurera en la première ligne de tramway électriqueCGT : 120 ans de lutte dans les transports bordelais..
En 1946, le réseau de transport en commun de Bordeaux compte 38 lignes de tramway d'une longueur totale de , qui véhiculent par jour. Un système rudimentaire d'alimentation par le sol fonctionne sur certains tronçons avec un succès mitigé. Comme dans les autres villes de France à l'époque, la municipalité, dont le maire était Jacques Chaban-Delmas de 1947 à 1995, décide de mettre fin à l'exploitation du tramway à l'image désuète par rapport à l'autobus et dont l'emprise au sol gêne le flot croissant des automobiles. Les lignes sont fermées les unes après les autres. En 1958 la dernière ligne de tramway est arrêtée.
En 1983, un système de « bus à la carte » est expérimenté à Artigues, Lormont et Mérignac. Il s'agit d'un transport à la demande avec appel du véhicule grâce à des cartes magnétiques qui peuvent être insérées dans des bornes présentes aux arrêts.
Les années 2000 vignette|Ancienne livrée TBC.
Le réseau TBC était géré de 2001 à 2008 par la filiale transport de Veolia Environnement, Veolia Transport (ex-Connex), qui était liée à la CUB par un contrat de délégation de service public de 8 ans.
En 2008, après plusieurs mois de discussion, le contrat de délégation de service public est remporté par Keolis battant ainsi Veolia Transport qui perd son plus gros réseau urbain de France. L'exploitation du réseau par Keolis était prévue pour commencer le . Le contrat de Veolia Transport a été prolongé pour des raisons juridiques. Le , Keolis a pris les rênes du réseau de transport en commun de la CUB avec sa nouvelle filiale, Keolis Bordeaux, jusqu'au . En , la CUB à reconduit Keolis jusqu'en 2022.
À l'occasion de cette reprise, le , Keolis Bordeaux et la Communauté urbaine de Bordeaux ont restructuré le réseau. Le service de bus est mis au même niveau que le tramway afin d'améliorer la desserte du réseau de bus et de désengorger le tramway. La mise en place de l'intermodalité, qui multiplie les possibilités de connexions entre modes de transports différents, est également un élément clé de cette restructuration. Le coût des travaux liés à la mise en place de ce nouveau réseau est estimé à 2 millions d'eurosLe nouveau réseau d’autobus de la Communauté Urbaine de Bordeaux sur la ligne de départ.. Les années 2010
Depuis le , TBM propose une navette fluviale, le .
À la fin des années 2010, en raison de la saturation du réseau, l'idée de réexaminer la création d'un métro à Bordeaux est débattuemetrobordeaux.fr.
Le , l'extension de la ligne vers les gares de Bruges et de Blanquefort met en place une connexion directe avec le TER Aquitaine du Médoc..
À partir de 2017, la billettique évolue avec la mise en place de nouveaux valideurs (par Thales), des tickets sans contact en 2018 et le remplacement des cartes « TBC » en cartes « TBM » en 2019.
En 2018, l'intégralité du réseau est accessible aux PMR.
L'extension du tramway se poursuit avec la création de la ligne livrée en . Elle atteint Eysines en ..
La ligne dessert à présent l'aéroport de Bordeaux-Mérignac depuis le .
Les années 2020
Le lundi , la métropole de Bordeaux a annoncé qu'une étude allait être lancée afin de déterminer l’intérêt et la rentabilité d’un métro, avec un résultat attendu courant 2023.. Un itinéraire a été présenté comme possible (parmi plusieurs possibilités) mais le métro reste à l'état de projethttps://actu.fr/nouvelle-aquitaine/bordeaux_33063/projet-de-metro-a-bordeaux-un-itineraire-a-ete-retenu-voici-lequel_62529668.html.
Identité visuelle
Le réseau Le réseau doit sa structure actuelle à la restructuration effectuée le à la suite du changement de délégataire au profit de Keolis Bordeaux et son nom actuel au changement de nom effectué en quand le nom TBC a été abandonné au profit de TBM.
En 2020, le réseau est composé de quatre lignes de tramway, 81 lignes de bus, une zone de transport à la demande et un service de navette fluviale..
Le , une refonte totale du réseau a eu lieu, avec 73 lignes de bus, dont 12 lianes, des lignes directes (de 51 à 55) des lignes locales, principales, des lignes de nuit (Flex'Night N1 à N7 et Tbnight) des Flex' de jour (Flex'Gares, Flex'Aero, Flex'Artigues). Le , la première ligne de bus express est inaugurée.
Tramway
Les six lignes de tramway circulent de à et jusqu'à du jeudi au samedi.
+ Lignes du réseau de tramway de Bordeaux en . Ligne Parcours Longueur (en kilomètres) Stations Le Haillan Rostand ↔ La Gardette Bassens Carbon-Blanc 28,9 40 Berges de la Garonne ↔ Pessac France Alouette / Pessac Centre 19,5 37 Parc des Expositions ↔ Villenave Pyrénées 19,4 30 Eysines Cantinolle ↔ Carle Vernet 13,8 24 Gare de Blanquefort ↔ Floirac Dravemont 19,3 29 Aéroport ↔ Gare de Bègles 18,0 34
Bus vignette|Plan des lignes de bus express prévues d'ici 2028.
Les 122 lignes de bus sont réparties en :
2 lignes favorisant une fréquence de 6 à 8 min hors antennes en semaine avec une amplitude de circulation allant jusqu'à minuit/1h. 13 lignes à niveau élevé de service nommées : Lignes à niveau élevé de service, assurant un passage toutes les 6 à 12 min en heures de pointe et circulant jusqu’à minuit/1h, toute l’année. 9 lignes , circulant jusqu’à 23h, 7 jours sur 7. 6 lignes , avec des tracés qui ne desservent que les principaux arrêts. 32 lignes , avec une desserte fine des quartiers. 49 lignes , dédiées à la desserte des collèges et lycées, réservées aux élèves. 1 ligne de transport à la demande, circulant les samedis, dimanches et fêtes. 7 lignes nocturnes de transport à la demande et 1 ligne , desservant le domaine universitaire et les lieux de soirée communs entre 2h et 5h les jeudis soirs, vendredis soirs, samedis soirs et veilles de jours fériés. 2 navettes spéciales pour les événements au Stade Atlantique ou à Arkéa Arena
Expérimentation du RER Métropolitain
Depuis le , les abonnés TBM ont la possibilité d'emprunter gratuitement la ligne 42 du réseau TER Nouvelle-Aquitaine. au départ de Pessac-Centre ou de Bordeaux-Saint-Jean vers Parempuyre dans le but d'expérimenter le projet de RER Métropolitain.. Le tronçon accessible aux abonnés TBM dessert 8 arrêts de 7 communes différentes : Pessac-Centre, Bordeaux-Saint-Jean, Mérignac-Arlac, Caudéran - Mérignac, Le Bouscat-Sainte-Germaine, Bruges, Blanquefort et Parempuyre.
Flex' Flex est le nom du service de transport à la demande, complémentaire aux lignes régulières. Les lignes ne disposent pas d'horaires fixes puisque les trajets sont réalisés sur réservation.
Mobibus Mobibus est le nom du service de transport de personnes à mobilité réduite. La réservation se fait 7 jours sur 7, par téléphone ou par internetMobibus à Bordeaux..
Le Vélo
Le Vélo, anciennement appelé VCub, est un service de vélos en libre-service comprenant 170 stations (dont une centaine sur Bordeaux, et le reste dans le territoire de Bordeaux Métropole) avec un parc de vélos (dont électriques) et des places de stationnement dans une quarantaine d'abris, en particulier dans les Parcs-relais et dans les gares..
Le Bato
thumb|Le BATO sur la Garonne en 2025. Depuis le , le réseau TBM propose une navette fluviale sur la Garonne, le BAT (initialement calligraphié BatCub., nom faisant référence à la CUB)BatCub à Bordeaux. afin de permettre aux usagers de se déplacer d'une rive à l'autre. À l'occasion de la refonte du réseau de 2023 il change de nom, devenant Le Bato. La desserte fluviale est alors organisée en trois lignes distinctes..
Parc-relais
30 parc-relais.. sont situés en périphérie de la ville, tous, proche d'une ligne de tramway. Ils sont ouverts tous les jours, durant les horaires de circulation du tramway. Il est possible de laisser son véhicule pour continuer son trajet en transport en commun, pour un tarif fixe jusqu'à 5 personnes.
Il est interdit de laisser son véhicule la nuit dans un parc-relais, sinon, la sortie se fait contre paiement d'une amende.
Les abonnés TBM mensuels ou annuels disposent de ce service inclus dans le prix de leur abonnement.