La Veules (ou VeullesC'est sous ce nom Veulles que ce cours d'eau est référencé par le SANDRE.) est le fleuve côtier de France ayant le cours le moins long.

Elle arrose la commune de Veules-les-Roses, dans le département de Seine-Maritime, et se jette dans la Manche.

De nombreux moulins jalonnaient ses rives et les habitants y cultivaient du cresson commercialisé à Paris.

Hydronymie vignette|Photo prise de l'abreuvoir où coule "la Veules" à Veules-les-Roses (76-France).

Le nom de la Veules est mentionné pour la première fois sous la forme Wellas en 1025.

Il s'agit du nominatif pluriel de l'appellatif toponymique vieil anglais wella / wiella (thème en -a) signifiant « source, fontaine, cours d'eau » comme les Wells d'Angleterre, croisé avec le vieux norrois vella de sens procheJean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie. Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, éditions OREP, 2009, p. 54 . Ces pluriels anglais en -s sont rendus dans les textes rédigés en latin médiéval par un accusatif pluriel féminin ( rosa > rosas, d'où *Toptas > Tostas > Tôtes, Tostes), alors qu'on attendrait un ablatif-locatif qui explique les formes en -s de nombreux toponymes de l'hexagone.

Le même appellatif Well- se retrouve dans les Elbeuf de Seine-Maritime, jadis mentionnés sous les formes Wellebuoht ; Wellebotum et Wellebof, tous situés au bord d'une rivière et dans Rouelles (Le Havre) (Rodewella 1035), similaire aux anglais. Ces toponymes datent de l'implantation de colons anglo-scandinaves au .

La Veules a donné son nom à la commune de Veules-les-Roses selon un processus bien connu, notamment dans la région avec Fécamp et Eu. Le nom de la commune de Veulettes (Welletes 1219) à l'ouest de la centrale nucléaire de Paluel, à environ 15 km, est dérivé du toponyme Veules.

Géographie vignette|gauche|180px|alt=Les sources|Les sources. vignette|180px|alt=Avant la mer|Aménagement terminal avant la mer.

Le cours de la Veules est tout entier situé sur le territoire de la commune de Veules-les-RosesLe SANDRE 2012 y ajoute la commune de Sotteville-sur-Mer., dans le canton de Saint-Valery-en-Caux en Seine-Maritime, arrondissement de Dieppe, département de la région Normandie.. Sa source est localisée à . au nord du lieu-dit la Cavée d'Iclon. et son embouchure se situe sur la plage de la commune, à l'ouest de l'ancien blockhaus..

Son cours est très limité puisqu'il se réduisait à selon des données datant de 2012. Après des travaux d'aménagement achevés en 2013, le cours de la Veules a été réduit de quelques dizaines de mètres, la longueur actuelle du cours d'eau s'établit désormais à ..

Bassin versant Le bassin versant de la Veules se réduit à une superficie de selon la Direction régionale de l'Environnement ., mais d'autres organismes, comme l'Agence de l'eau Seine-Normandie, lui accordent une aire de étendant la zone sur le territoire des communes de Veules-les-Roses et de Sotteville-sur-Mer. Le bassin couvre un périmètre de pour de large, le fleuve s'écoule, selon une pente moyenne de , dans une vallée de de largeurÉtude globale et intégrée du bassin versant du Dun et de la Veules Lire en ligne...

Affluent Étant donné sa faible longueur, la Veules ne compte pas d'affluent référencé.

Rang de Strahler Le nombre de Strahler de la Veules est donc de un.

Hydrologie La Veules possède un débit moyen de non négligeable pour un cours d'eau de cette longueur, ce dernier est surtout considéré comme le plus régulier de Normandie avec un débit d'étiage limité à . Cette régularité est liée au fait que l'essentiel de l'alimentation du fleuve provient de la nappe de la craie dont il constitue une des résurgences. La commune de Veules-les-Roses abrite une station qualité des eaux de surface. à .

Son régime hydrologique est dit pluvial océanique.

Climat de la Seine-Maritime

Histoire C’est à partir du que les habitants de Veules-les-Roses (qui s’appela Veules-en-Caux jusqu'en 1897) utilisèrent le petit cours d’eau à des fins économiques. Une dizaine de moulins à eau furent édifiés (un tous les ) pour moudre le blé et le colza dont on extrayait l’huile de colza, pour fouler le lin fournissant ainsi la matière première aux ateliers de tisserands. Dès le , il existait, à l’embouchure de la Veules, un moulin de mer qui fonctionnait grâce à un bassin fermé par une porte à marée haute et que l'on ouvrait à marée descendante. À sa source, les habitants cultivaient le cresson, plante aquatique par excellence, commercialisé à Paris. Au , l'activité des moulins déclina en même temps que le village devenait un lieu de villégiature pour le milieu intellectuel parisien ; Paul Meurice, Alexandre Dumas fils, Jules Michelet firent de fréquents séjours sur les bords du petit fleuveHistoire de Veules-les-Roses sur le site de la commune..

Aujourd’hui, le lieu est toujours prisé des touristes qui peuvent accomplir des promenades leur permettant de découvrir quelques-uns des anciens moulins restaurés... Cet attrait des touristes a été pris en compte par la commune qui a mis en place des circuits de visites commentées.

La Veules en peinture La Veules a aussi été peinte par le peintre russe Vassili Polenov en , pendant le début de l'impressionnisme ; le tableau est conservé au musée à Saint-Pétersbourg.

Galerie

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

"Le charme du plus petit fleuve de France", La Conclusion, France Culture, 22 avril 2019

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