François-Joseph Bouchette, né le à Winnezeele en Flandre française et mort le à Bergues dans le Nord, est un avocat et un homme politique français. Il est élu représentant du tiers état, lors des états généraux, puis député.

Biographie Début de carrière François-Joseph Bouchette est le fils aîné de Jacques-Joseph Bouchette, avocat à Steenvoorde, en Flandre maritime et bailli de la seigneurie de Winnezeele et de Jeanne Angélique Outters. Il a quatre frères et sœurs dont deux moururent en bas âge. Devenu avocat, installé à Bailleul, Bouchette est nommé scrutateur et membre de la commission chargée de condenser dans une rédaction unique l’ensemble des plaintes et doléances.

Les États généraux Lors des États généraux de 1789, Bouchette est élu représentant du Tiers-État pour la ville de Bergues, située dans le bailliage de Bailleul (avec trois autres personnalités de la ville, Jean-Baptiste Louis de Kytspotter, Pierre-Antoine Herwyn de Nevèle et Henri Bernard Delattre de Balzaert), puis député de l'assemblée nationale constituante du au Site assemblee-nationale.fr, fiche de François-Joseph Bouchette.Google Livre "Élections aux États généraux de 1789 dans la Flandre maritime" (liste des délégués, page 98) de Charles Edmond Henri de Coussemaker..

À Versailles, il fréquente assez rapidement le Club des Jacobins. De retour à Bergues en , il ne participe plus pour quelque temps à la vie politique mais il est toutefois élu président de la société des Amis de la Constitution à l’unanimité en . Il est également élu maire de la ville en et quitte cette fonction en . En , il est nommé assesseur du juge de paix mais n'occupe plus de fonction officielle sous le Consulat et l’EmpireSite westhoekpedia.org, biographie de François Joseph Bouchette (1735-1810)..

Le défenseur des langues régionales Le , sur sa proposition, l'Assemblée nationale décide de en s'appuyant sur les commentaires de Bouchette : . Un premier décret concernant la traduction en flamand et en allemand de l'instruction de la nouvelle formation des municipalités, indique que ce texte sera imprimé sur deux colonnes, le français d'un côté et la langue locale de l'autre et diffusé sur le territoire des anciennes provinces concernéesLivre La République en voyage: 1770-1830, page 197 à 215. Texte d'Anne Simonin, La République en ses provinces : la traduction des Lois, histoire d'un échec revolutionnaire 1790-1792 et au-delà..

Des bureaux départementaux, à l'instar de l'Alsace, la Lorraine ou la Bretagne, furent créés pour traduire sur place les divers textes envoyés depuis Paris. En , la Convention chargea une commission afin d'accélérer les traductions, ses membres pensaient alors qu'il fallait recourir au multilinguisme. Selon l'historien Xavier Mauduit, cette mesure met fin à l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1559, imposant le français dans les documents administratifsGoogle Livre "De Mathusalem à Mao Zedong : Quelle histoire !" de Xavier Mauduit, éd. Tallandier page 97.. Toutefois, la traduction fut rapidement abandonnée devant le manque de traducteurs, les coûts financiers et l'absence réelle de vouloir conserver les langues régionalesSite axl.cefan.ulaval.ca, page "Histoire du français, chapitre 8..

Dès 1793, sous l'impulsion de Bertrand Barère, les révolutionnaires virent même dans les patois et diverses langues régionales un obstacle à la propagation de leurs idées, voire un danger pour la France et la RépubliqueSite escolagastonfebus.com, page "La République condamne les idiomes régionaux"..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Bergues États généraux Liste des députés aux États généraux de 1789, par ordre, bailliage et sénéchaussée Politique linguistique de la France

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