Jean-André Léger, né le à Saint-Michel (Charente) et mort guillotiné le à Cologne (Rhénanie-du-Nord–Westphalie), est un homme de lettres, membre de l'Action française et résistant français.
Jeunesse Jean-André Léger fait ses premières études au Collège Saint-Paul à Angoulême puis au Collège Stanislas. Il obtient une licence en droit.
Durant la Grande Guerre Lors de la Première Guerre mondiale, il est mobilisé au régiment d'infanterie en . À la suite d'une première blessure au cou à Carency, il est promu sous-lieutenant au régiment mixte de zouaves et tirailleurs et participe à la bataille de Verdun. En 1917, Jean-André Léger est touché aux reins ce qui le contraint d'être immobilisé plusieurs mois. En , il retourne au front et prend part à l'offensive de Villers-Cotterets. Jean-André Léger est cité trois fois et obtient la Croix de guerre 1914-1918 et la Légion d’Honneur le .
Entre-deux-guerres Durant l'entre-deux-guerres, il devient secrétaire particulier de Jacques Bainville, historien d'Action française et académicien français. Comme lui, il étudie le germanisme et alerte sur la résurgence d'un nouveau conflit armé avec l'Allemagne.
Résistance Au début de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé au régiment d’infanterie.
En 1940, il est fait prisonnier puis transféré dans un hôpital à Épinal pour raison médicale d'où il est réformé. Lors du retour à la vie civile, il prend ses distances avec l'Action française réfugiée à Lyon et le pétainisme de Charles Maurras.
Jean-André Léger rejoint ensuite le Réseau de résistance Uranus-Espoir français de Metz. Le , il est arrêté par la Gestapo sur dénonciation et incarcéré à la prison de Fresnes. Le , il est condamné à mort pour « espionnage, action en faveur de l’ennemi » mais il fait appel et sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Il est conduit au camp de Reinbach le et enfin à Cologne à la prison de Klingelpütz. Finalement, il est guillotiné le avec Paul Simmiger, Roger Mannheim et le docteur Bricka.
Le , le secrétariat des anciens combattants lui accorde la mention « Mort pour la France ».
Ouvrages
Le Germanisme et la France contemporaine, Plon, date inconnue. L'Heure classique de la France et le Conseil de Bainville, Durasié et Cie, 1935.
Distinctions
Notes et références
Catégorie:Naissance en août 1893 Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Personnalité de l'Action française Catégorie:Décès en août 1942 Catégorie:Résistant français