Alteromonas infernus est une espèce de bactéries extrémophiles à Gram négatif découverte par l'Ifremer en 1997 sur des fonds marins près des sources hydrothermales océaniques profondes dans le Pacifique. La souche GY785 de ce micro-organisme produit un polysaccharide particulier qui est envisagé dans des applications médicales de reconstruction osseuse, dentaire et de cartilage, ainsi que d'autres types de tissus.
Caractéristiques La bactérie, de dimensions de par , se déplace à l'aide d'un flagelle polaire. Elle est encapsulée, non-pigmentée, anaérobie et exprime l'oxydase de cytochrome c et la catalase. Elle ne dénitrifie pas et son ADN a une teneur en G + C de 48,1 % et possède 52 % de similarité avec l'ADN de Alteromonas macleodii subsp. macleodii et 33 % avec l'ADN de Alteromonas macleodii subsp. fijiensis.
Taxonomie Cette espèce Alteromonas infernus a été décrite de manière non valide aussi, son nom est actuellement le nom préféré mais pas un nom correct.
Étymologie L'étymologie de l'épithète infernus du nom actuel de cette espèce fait référence au lieu d'isolement de la souche type, c'est-à-dire les sources hydrothermales en eaux profondes.
Applications médicales Le polysaccharide GY785 produit par Alteromonas infernus, obtenu par précipitation à l'éthanol peut réparer une lésion de tissu humain en complément de l'injection de cellules souches du patient. Le recours a des greffes exogènes peut être évité ainsi que les risques de rejet et d’interventions chirurgicales invasives.
Régénération de cartilage Sylvia Colliec-Jouault, chercheuse en biochimie à l’Ifremer de Nantes, conférence au Sea Tech Week en octobre 2018. Mais le processus est rarement stable et les nouveaux chondrocytes peuvent régresser à l’état de cellules souches. La présence du polysaccharide exprimé par Altermonas infernus GY785 améliore drastiquement la prolifération et la transformation des cellules-souche en chondrocytes..
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Autres applications En parallèle, l’équipe de l'Ifremer prend part au projet européen Biocare marineProjet Interreg porté par l’Université de Brighton (Grande-Bretagne), l’Université de Gand (Belgique), l’Ifremer (laboratoire EM3B, unités RDT et BOME) et l’entreprise finistérienne Polymaris. pour mettre au point de pansements « intelligents » contenant des polysaccharides et des peptides marins, de sorte à favoriser la réparation de la peau des grands brûlés.
Références
Liens externes
Catégorie:Espèce de bactéries (nom scientifique) Catégorie:Bactérie décrite en 1997 Catégorie:Extrémophile