Lambert Galibali est un homme politique congolais, ancien maire de Brazzaville., né le à Lékana (Plateaux) et mort le à Le Chesnay, en France, des suites d’une maladie à l’âge de 80 ans.

Il est député à l'Assemblée nationale du Congo à deux reprises (1964 - 1968 et 1992 - 1997), maire de Brazzaville (1969 - 1974) puis ministre de l’Équipement publics, de la Construction, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Grands travaux (1992 - 1996).

Biographie

Naissance Né le à Lékana, dans le département des Plateaux, Lambert Galibali est issu de l'ethnie téké.

Carrière politique Lambert Galibali commence sa carrière politique sous l’autorité politique du vice-président de la République Jacques Opangault. Dès l'âge de 24 ans, il siège à l'Assemblée nationale, assurant les fonctions de premier questeur et de président de la commission finances et économie.

De 1964 à 1968, il est député à l’Assemblée nationale sous la présidence d’Alphonse Massamba-Débat., et en parallèle, il est le représentant du Congo auprès de la Communauté économique européenne (CEE) avec les États africains et malgaches associés (ACP) de 1967 à 1974..

Il a également été successivement préfet de la Sangha (Ouesso) de 1965 à 1968, et du Kouilou de 1968 à 1969.

Par la suite, il est élu maire de la ville de Brazzaville de 1969-1974, et supervise notamment la réalisation du Boulevard des armées. À ce titre, il dirige également la délégation congolaise lors des obsèques du général De Gaulle en France en 1970.

Il redevient député à l’Assemblée nationale de 1992 à 1997, puis ministre de l’Équipement publics, de la Construction, de l’Urbanisme, de l’Habitat et des Grands travaux de 1992 à 1996 sous la présidence de Pascal Lissouba.

En fin de carrière, il est ministre d’État chargé de l'Équipement de 1996 à 1997, toujours sous la présidence de Pascal Lissouba, jusqu'à ce que ce dernier soit remplacé par Denis Sassou-Nguesso à la tête du gouvernement congolais.

Après le coup d'État du orchestré par Denis Sassou-Nguesso à l'issue de la guerre civile afin de renverser le président Pascal Lissouba, les collaborateurs de l'ancien président sont forcés de quitter le pays. En , Lambert Galibali s'exile donc en France et vit jusqu'à la fin de sa vie dans les Yvelines, dans la région parisienne.

Décès Lambert Galibali meurt le à Le Chesnay (France) des suites d’une maladie à l’âge de 80 ans.. Un dernier hommage lui est rendu au Palais des congrès de Brazzaville le . Il est inhumé dans la stricte intimité familiale au cimetière du centre-ville de Brazzaville, après un culte religieux à la cathédrale du Sacré-Cœur.

Controverse En , Lambert Galibali est accusé à tort d'être l'un des complices de l’assassinat du président congolais Marien Ngouabi. Il est alors arrêté et emprisonné durant 5 ans avec sursis. Il s’avère ensuite que cette accusation était infondée : Lambert Galibali est donc libéré quelques années plus tard..

Références

Catégorie:Député de la république du Congo Catégorie:Ministre de la république du Congo Catégorie:Maire de Brazzaville Catégorie:Naissance en janvier 1940 Catégorie:Naissance en république du Congo Catégorie:Décès en juillet 2020 Catégorie:Décès au Chesnay-Rocquencourt Catégorie:Décès à 80 ans