Albert Dovecar, né le à Tužno dans l'ex-Yougoslavie, (aujourd'hui en Croatie) et mort fusillé au fort du Trou-d'Enfer à Marly-le-Roi le , est un sergent du étranger de parachutistes qui a rejoint durant la guerre d'Algérie les commandos Delta de l'Organisation de l'armée secrète (OAS).

Biographie Sa famille fuit le régime communiste yougoslave et émigre à Graz, en Autriche. Après avoir terminé ses études, il décide de s'engager dans la Légion étrangère. Il signe son contrat le à Marseille, sous le nom d'emprunt de , né à Vienne en Autriche le . Après son instruction de base à la d’instruction du régiment étranger à Mascara, il est affecté au régiment étranger de parachutistes.

Il participe à la guerre d'Algérie. À Guelma, lors de la bataille des frontières en , il est pourvoyeur. Il devient voltigeur, et se lie avec le lieutenant Roger Degueldre. Il est affecté dans la section de l'adjudant Stuwe de la première compagnie commandée par le capitaine Sergent et le lieutenant Godot, futurs chefs de l'OAS-Métro..

Après la participation de son régiment au putsch des généraux du , il décide de déserter le et rejoint l'Organisation de l'armée secrète. Il intègre les commandos Delta de l'OAS sous les ordres de Degueldre. Chef du commando Delta 1, il organise l’assassinat du commissaire central d'Alger Roger Gavoury, le . Recherché, il est appréhendé boulevard Marcel-Duclos à Alger, avec cinq autres membres, le , au PC de Degueldre.

Emprisonné à la Santé, il y retrouve de nombreux légionnaires dont les membres du Commando Delta qu'il dirigeait. Il partage pendant un mois la cellule de Ténard. Le procès se déroule du 26 au .

À Paris, le tribunal militaire juge Herbert Pietri, Dovecar, Ténard, Claude Piegts, Paul Frapoli et Jacques Malmassari pour « participation à un complot formé en vue d’un attentat destiné à exciter les citoyens à s’armer les uns contre les autres, de meurtre avec guet-apens et de désertion à l’intérieur en temps de paix.. »

Il est condamné à mort par la cour militaire de même que Piegts. Ses compagnons du commando sont condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité.. Tous crient à l'énoncé du verdict et les ex-légionnaires condamnés jettent leurs décorations dans le prétoire.

Il est fusillé à 4 h 12, le , au fort du Trou-d'Enfer en banlieue parisienne.

Notes et références

Bibliographie Ouvrages Claude Tenne, Mais le Diable marche avec nous, éd La Table Ronde, 1968, 253 p. Vincent Guibert, Les Commandos Delta, éd. Serge Curutchet, 2000, 304 p. Georges Fleury, Histoire de l'OAS, Grasset, 30 oct. 2002, 1048 pages, Partie V La montée en puissance, ch. 37 : « L'OAS élimine le commissaire Gavoury », pp. 344 à 357. Pierre Sergent, Je ne regrette rien, éd Fayard, 1987, 403 p.

Presse .

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