La Symphonie en mi bémol majeur, , est une symphonie composée par Wolfgang Amadeus Mozart, alors âgé de , et terminée à Vienne le , trois jours avant le décès de sa fille Thérèse.

Composition Lors de l’été 1788, Mozart a composé trois grandes symphonies. La Symphonie a été terminée le et la le . On ignore pour quelle raison elles furent écrites (probablement en vue d’une série de concerts qu’il projetait). Le premier de ces trois chefs-d’œuvre est la Symphonie en mi bémol majeur. Comme pour les deux autres symphonies de 1788, on ne connaît rien des circonstances de sa création.

La première édition a été faite en 1797 par Johann Andre (Offenbar/Main).

Instrumentation Instrumentation de la symphonie Cordespremiers violons, seconds violons, altos, violoncelles, contrebassesBois1 flûte,2 clarinettes en si bémol,2 bassonsCuivres2 cors en mi bémol,2 trompettes en mi bémolPercussionstimbales (en mi bémol et si bémol)

Structure La symphonie comprend quatre mouvements : Adagio, Allegro: Adagio, en mi bémol majeur, à , , Allegro, en mi bémol majeur, à , , les sont répétées deux fois Andante con moto, en la bémol majeur, à , , sections répétées deux fois : à 8, à 27 Menuet et Trio, en mi bémol majeur, à , Allegro, en mi bémol majeur, à ,

Durée : environ

Tout comme la « Linz » et la « Prague », la Symphonie commence par une introduction lente. Audacieuse pour l’époque, déroutante, et très imposante, elle présente déjà une connotation héroïque caractéristique de la tonalité de mi bémol majeur, qui préfigure les mouvements suivants.

L’Allegro qui suit est en effet de proportions héroïques, violent et angoissé, voire parfois mélancolique. L’Andante con moto, agité avec de brusques soubresauts, fut composé dans la même veine ; le Menuet est également héroïque avec toutefois un Trio de saveur rustique que Haydn aurait volontiers goûté.

Quant au finale, il se distingue nettement des trois mouvements précédents, par son humour mordant et la liberté de sa forme qui forment une coda joyeuse et triomphale à cette œuvre en mi bémol.

Hocquard écrivit de cette symphonie : « On y sent à l’œuvre une force mûrie, un héroïsme non pas au sens d’une conquête à l’issue d’un combat, mais qui au contraire se marie parfaitement avec une douceur qui est ici répandue à profusion ». En effet, Hermann Albert parlera d’une « symphonie romantique », par ses brusques changements d’humeur dans l’Andante, par les cors qui succèdent en écho aux clarinettes dans le premier mouvement, et par la sentimentalité du dernier Allegro.

Début de l'Adagio:

Entrée des premiers violons dans l'Allegro:

Première reprise de l'Andante con moto

Première reprise du Menuet :

Début de l'Allegro final:

Liens externes Partition, discographie et 5 enregistrements et appareil critique dans la Neue Mozart-Ausgabe.

Bibliographie

Catégorie:Symphonie de Wolfgang Amadeus Mozart Mozart 39 Catégorie:Œuvre musicale composée en 1788