UPM (United Paper Mills) précédemment UPM-Kymmene Oyj, est une entreprise finlandaise fournissant des produits forestiers et fabricant de papier dans ses usines à papier ou papeteries à travers le monde.

En 2018, la société compte et son chiffre d'affaires est de d'euros.

Histoire UPM est le résultat de la fusion d'Yhtyneet Paperitehtaat Oy(United Paper Mills en anglais) et de Kymmene Oy survenue en 1996. Au départ, la nouvelle société portait le nom d'UPM-Kymmene. Sa raison sociale a finalement été abrégée. Neuille

En 2005, UPM est le septième plus important fabricant de papier du monde la société compte et son chiffre d'affaires était de d'euros.

En mars 2006, UPM a annoncé un programme de restructuration, incluant environ licenciements, dont environ en Finlande et une fermeture du site de Voikkaa à Kuusankoski. Cela a provoqué le plus grand licenciement de l'histoire de la Finlande.

En , Stora Enso et UPM sont soupçonnées d’entente dans la production de la pâte à papier par l'Union européenne et font l'objet d'une perquisition, d'autres entreprises finlandaises du secteur sont concernées. Vu l'évolution opposée de l'édition graphique, des papiers de journaux d'une part et de la livraison à domicile d'autre part, les grands groupes ont transformé des lignes de production de papier en lignes de production de carton et ont fermé des usines de papier. La réduction des capacités de production de papier aggrave les pénuries, fait grimper les prix et accroît les marges. La Commission européenne enquête sur une entente possible entre les grands groupes.

Produits

La part du chiffre d'affaires et du résultat opérationnel des différentes activités est en 2018 la suivante: Activité Part dechiffre d'affaires Part debénéfice Bio-raffinage 25 % 56 % Énergie 3 % 8 % Étiquettes auto-adhésives 13 % 8 % Papiers spécialisés 12 % 6 % Documents de communication 40 % 18 % Contre-plaqué 4 % 3 % Autres 3 % 1 % Total € 1,5 milliard €

Sites de production Les sites de production sont:

Pays Produits Unités de production Papier UPM Steyrermühl Forêts et bois UPM Steyrermühl, scierie Étiquettes São Paulo Papier UPM Changshu Étiquettes Changshu contreplaqué Otepää, usine de contreplaqué Papier UPM Jämsänkoski UPM Kaukas UPM Kymi UPM Kaipola UPM Rauma UPM Tervasaari Pulpe UPM Kaukas UPM Kymi UPM Pietarsaari Étiquettes Tampere Contreplaqué UPM Joensuu, usine de contreplaqué UPM Jyväskylä, usine de contreplaqué UPM Pellos, usine de contreplaqué UPM Savonlinna, usine de contreplaqué UPM Kalso, usine de placage Forêts et bois UPM Alholma, scierie UPM Kaukas, scierie UPM Korkeakoski, scierie UPM Seikku, scierie Énergie UPM Harjavalta, centrale hydroélectrique UPM Kallioinen, centrale hydroélectrique UPM Kaltimo, centrale hydroélectrique UPM Katerma, centrale hydroélectrique UPM Keltti, centrale hydroélectrique UPM Kuusankoski, centrale hydroélectrique UPM Tyrvää, centrale hydroélectrique UPM Voikkaa, centrale hydroélectrique UPM Äetsä, centrale hydroélectrique Autres UPM Bio-composites, Lahti (composite bois plastique) UPM bioraffinerie, Kaukas integrate, Lappeenranta Papier UPM Chapelle Darblay Étiquettes Nancy Papier UPM Augsburg UPM Hürth UPM Ettringen UPM Norland Papier, Dörpen UPM Plattling UPM Schongau UPM Schwedt Autres UPM Biocomposites, Bruchsal (composite bois plastique) Étiquettes Johor Étiquettes Nowa Wies Wroclaw contreplaqué UPM Chudovo, usine de contreplaqué et de placage Papier UPM Caledonian Papier UPM Shotton, Papier Étiquettes Scarborough Pulpe UPM Fray Bentos usine de pâte à papier Papier UPM Blandin Étiquettes Fletcher, NC Dixon, IL Mills River, NC

France En France, UPM possède / a possédé plusieurs usines : Rabopale à Aigrefeuille-d'Aunis (près de La Rochelle) spécialisée dans le rabotage ; Chapelle Darblay à Grand-Couronne (près de Rouen). Arrêtée en 2020, fermeture définitive , bien que bénéficiaire. Spécialisée dans le papier journal dont elle représentait 25% du marché français. Elle collectait 40% du papier recyclé de France. Elle avait été fondée en 1928.L'usine est reprise par François Pinault en 1987 pour symbolique, largement subventionnées par l'État elle est cédée dès 1990 avec de francs de plus-values.. d'euros d'investissements ont été effectués ces trente-cinq dernières années, dont pour la machine à papier de de long qui transforme les fibres en papier journal. Le site où en 1985 a été inventé le procédé de désencrage et de recyclage du papier journal est un outil performant.. Jusqu'en 2021, l'usine récupérait de journaux, revues, magazines et prospectus via passés avec des collectivités représentant 24 millions de personnes. Cette usine est un maillon essentiel de l'économie circulaire du papier en France, elle représente 40% de la capacité de recyclage française... Employant , arrêté en , le site est maintenu en état de marche jusqu'en .. À l'issue de tractations menées par la Métropole, l'activité est maintenue, reprise par un consortium dont Veolia fait partie.

Papeteries de Docelles dans les Vosges. Fermée en 2014.. Elle était spécialisée dans le papier bureautique. Ouverte en 1948, il s'agissait de la plus vieille papeterie d'Europe. et de la plus ancienne usine de France..En 2017, sur ordre de la direction finlandaise et avec la complicité du directeur du site, UPM sabote les machines, afin de les rendre inutilisables avant de vendre l'usine...

Stracel à Strasbourg, spécialisée dans le papier magazine, est revendue en 2014 aux groupes VPK Packaging et Klingele Papierwerke sous le nom de Blue Paper..

Raflatac à Pompey (près de Nancy) spécialisée dans les étiquettes.

L'usine d'Aigrefeuille d'Aunis (Charente-Maritime) est spécialisée dans la scierie et la raboterie industrielle et fabrique pour le marché français les produits Wisa-ProUPM en France..

MalvauxMalvaux, Loulay présentée sur le site de l'entreprise. (située à Loulay), seule entreprise de panneaux du groupe en France, est cédée en 2006 à Green Recovery, fonds d'investissement spécialisé dans les « restructurations » et le rachat des entreprises en faillite. La seconde usine de rabotage, située au Portel, dans le Pas-de-Calais, a été fermée en 2011.

Actionnariat Les actionnaires principaux au sont:

Actionnaire %Varma 2,463 % Ilmarinen oy 2,305 %Elo 1,228 %Fonds de pension d'État finlandais 0,6632 %Antti Herlin0,6537 %OP Asset Management0,6005 %Nordea 0,5314 %

Controverses En 2008, le groupe a été impliqué en France dans une procédure menée par le Conseil de la concurrence pour entente illicite au sein de l'UFC (Union des Fabricants de ContreplaquéUnion des Fabricants de Contreplaqué). Ces pratiques remontent aux années 1990 et concernent aussi Plysorol, Rougier Panneaux, Joubert, Thébault, Mathé et Allin. Le groupe UPM n'a pas été sanctionné au titre du point IV de l'article L. 464-2 du Code de commerce, ayant coopéré avec l'administrationDécisions du Conseil de la Concurrence.

Le , UPM annonce la vente de son site Chapelle-Darblay. Cette fermeture mettrait en péril la filière du recyclage papier en France, l'activité étant vouée à être relocalisée à l'étranger.

En , UPM annonce la cession du site à Samfi-Paprec. Un projet de production d'hydrogène pourrait succéder à la papeterie.

En , la Métropole Rouen Normandie désapprouve le choix de Samfi et annonce vouloir racheter le site, préférant conserver les capacités de recyclage du site, l'un des plus grands de France. La Métropole est décidée à préempter le site . L'usine occupe un site de 33 hectares. Samfi-Paprec a déposé une offre à hauteur de d'euros, tandis que Veolia propose 8 millions. Selon un communiqué de la Métropole, le projet de Samfi-Paprec ; .

En 2022, la Métropole de Rouen confirme sa décision de préempter le site non démantelé et ouvre la voie au maintien de l'activité historique de transformation et de recyclage de papier. La démarche juridique de la Métropole vise à annuler la vente de la papeterie au consortium Samfi-Paprec. Le prix de l'ensemble des biens immobiliers constitutifs du site industriel est de 5 millions d'euros. L'objectif de continuité d'une activité industrielle papetière et de ses activités de recyclage impose d'élargir le périmètre de cette acquisition à celui des autres outils de production et équipements nécessaires dont la valeur a été arrêtée en accord avec UPM France à un montant global de 3 millions d'euros. Le consortium Veolia/Fibre Excellence s'est porté candidat pour reprendre l'exploitation et prolonger le développement de l'usine en répondant aux enjeux industriels et environnementaux de la Métropole. La revente de l'ensemble contre 8 millions d'euros (9,6 millions d'euros TTC) par la Métropole en fait une opération blanche pour la Métropole aux frais près. Cette reprise ouvre la porte à la relocalisation en France du recyclage papier qui avait été transféré en Belgique et en Allemagne.

L'usine est à l'arrêt depuis 2020, Fibre Excellence s’est donné comme objectif de boucler le financement d’ici la fin d’année 2024 pour une reprise de l’activité en 2027. 245 millions d'Euros d’investissements sont nécessaires, dont 37 de fonds propres fournit par l'entreprise. Le site produira du PPO (papier pour onduler), nécessaire à la fabrication d’emballages cartons, un marché jugé « plus porteur que le papier journal ».

Pour Fibre Excellence, le plan de financement n'est pas bouclé. Les maires de Rouen et de Grand-Couronne ainsi que la CGT demande à l'état d'accorder un prêt au potentiel repreneur de la papeterie de Chapelle-Darblay. 200 emplois sont menacés. En , l’État s’engage financièrement pour sauver la papeterie Chapelle-Darblay à hauteur de 52 millions d’euros, « conditionné à la levée de fonds privés que doit désormais engager Fibre Excellence ».

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Papier Industrie papetière Usine à papier Recyclage en France

Documentaire

Liens externes

Site de la compagnie Information financière

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