Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre, né le à Besançon et mort le dans l'ancien premier arrondissement de Paris, est un magistrat et intendant français.

Intendant de Saint-Domingue de 1773 à 1780, il travaille ensuite à l'administration des colonies au ministère de la Marine avant d'entrer à la Cour des Comptes sous le Premier Empire.

Biographie Famille Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre est né le à Besançon. Il est le fils de Claude Odo Guillemin de Vaivre (1699-1774), avocat au parlement de Besançon, seigneur de Vaivre, professeur de droit et recteur à l'université de Besançon et de Jeanne-Claude Gouget (1711-1773/1779).

Leur famille serait originaire de Baume-les-Dames, remontant au et d'ancienne extraction noble. La branche de Claude Odo Guillemin serait tombée en roture par dérogeance. En 1748, il obtient la permission de tenir la seigneurie de Vaivre.

De Besançon à Saint-Domingue Le , Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre entre au parlement de Besançon comme conseiller, charge qui lui permet de devenir noble. Il en devient conseiller honoraire le .

Il siège à l'Académie des Sciences, Belles-lettres et Arts de Besançon.. Il est aussi franc-maçon, d'abord à Besançon puis à Paris. vignette|redresse|gauche|Page de titre de l'ordonnance sur les libertés signée de Victor-Thérèse Charpentier d'Ennery et de Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre Il est intendant de Saint-Domingue du à . Il y part certainement avec son frère, l'ingénieur du roi Claude Marie Henri Guillemin (1741-1775), affecté en Martinique de 1766 à 1771 puis à Saint-Domingue en 1773. À Saint-Domingue, Guillemin de Vaivre s'entend bien avec le gouverneur de 1775-1776, Victor-Thérèse Charpentier marquis d'Ennery, représentant du roi alors que Guillemin de Vaivre est le subordonné du ministre de la Marine. Cette bonne entente est un cas de figure assez exceptionnel, les deux hauts personnages étant le plus souvent en concurrence..

Guillemin de Vaivre demande à rentrer en France métropolitaine en 1779, argumentant qu'il a . Il a alors aussi perdu ses parents et est lui-même en mauvaise santé. Il ne peut revenir en métropole qu'en , parce que son successeur nommé en , Jean-Baptiste Taffart, meurt le , en Martinique, avant d'arriver à Saint-Domingue.

Au ministère de la Marine À son retour en métropole, il est membre du comité colonial et commissaire à l'administration des missions étrangères du au .

Il est maître des requêtes du à la Révolution. Pour acheter cet office, il contracte un emprunt de à la caisse des invalides de la Marine.

Il est nommé intendant général des colonies le et le reste jusqu'au . À sa création le , il est membre du Conseil de marine..

Il est chef de l'administration générale des colonies du à sa démission le . Sa démission, alors qu'il a peu de ressources personnelles, s'explique par un contexte peu sûr pour lui à la suite de la démission d'Antoine François Bertrand de Molleville, ministre de la Marine et des Colonies et proche de .

Sous le Consulat, Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre réintègre le ministère de la Marine, comme chef de la division des colonies, le . C'est le moment où le milieu esclavagiste originaire de Saint-Domingue, actif autour de Joséphine de Beauharnais, cherche à convaincre, avec succès, Napoléon Bonaparte de rétablir l'esclavage.... Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre occupe cette fonction jusqu'au .

Il est un exemple de continuité entre l'administration d'Ancien Régime et celle issue de la Révolution : à part l'interruption entre 1792 et 1800, il se maintient à l'administration des colonies de 1773 à 1807.

À la Cour des comptes Il entre à la Cour des comptes, comme conseiller maître, à la création de celle-ci le et devient conseiller maître à vie le . Maintenu par , il touche alors un traitement annuel d'environ .

Il prend sa retraite le , avec une pension annuelle de ..

Il meurt le dans l'ancien premier arrondissement de Paris. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise, dans la division. Sa succession, liquidée en 1819, est de , soit un tiers de moins que lors de son second mariage en 1795.

Mariages et descendance Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre se marie deux fois. Il épouse tout d'abord à Vesoul, le Anne Thérèse de L'Épine, née à Vesoul vers 1750 et morte au Cap-Français le . Elle est la fille de Jean Antoine de L'Épine (mort en 1765), président en la Chambre des comptes de Franche-Comté, et de Claudine Thérèse Gérard de Queutrey (morte en 1767). Ils ont au moins quatre enfants : Marie Claudine Françoise, dite Marinette, Guillemin de Vaivre, née vers 1770 et morte avant 1818, mariée à Besançon le à Béatrix François-Xavier Louis-de-Gonzague Damey de Saint-Bresson, né en 1767, conseiller au Parlement de Besançon ; Claude Jean-Baptiste Ignace Guillemin de Vaivre, né à Besançon le et mort à Fontenay-sous-Bois le , militaire qui atteint le grade de chef de bataillon commandant des troupes à Pondichéry et se marie en 1811 avec Anne Marie Joséphine Walburge Clavé (1778-après 1836) ; Jean-Dominique Hyacinthe Nicolas Guillemin de Montoille, né à Port-au-Prince le et mort à Charenton le , sans alliance ; N... Guillemin de Vaivre né le et inhumé à Port-au-Prince le ; peut-être deux autres enfants morts en bas âge.

Jean-Baptiste Guillemin de Vaivre se remarie à Paris le avec Anne Nicole Thérèse Désirée Robiou de Mareuil, née le à Nantes et morte le dans l'ancien premier arrondissement de Paris. Elle est la fille de François Brice Robiou de Mareuil (1721-1771), avocat au Parlement de Paris, et de Charlotte Françoise Lingée (1733-après 1771). Elle est divorcée depuis le de Joseph Charet de La Frémoire (1740-1803) et a plusieurs enfants.

Œuvre .

Héraldique D'azur à trois poires d'argent, tigées et feuillées de même, posées deux et une..

Décoration en 1803 (?).

Références

Voir aussi

Bibliographie . . Articles connexes Liste des intendants de l'île de Saint-Domingue Liens externes

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