Les enlèvements pendant l'attaque du Hamas contre Israël se déroulent le lors de l'opération palestinienne « Déluge d'al-Aqsa », à travers les attaques terroristes coordonnées sur le territoire israélien, au premier jour de la guerre à Gaza.

Les preneurs d’otages du Hamas, après avoir pénétré en Israël à partir de la bande de Gaza, commettent des enlèvements estimés initialement à 150.. puis à environ 240, et enfin finalement à 252. La plupart des captifs sont des civils israéliens de tous âges (de nourrissons à octogénaires), avec un moindre nombre de soldats de Tsahal et de policiers ainsi que plusieurs ressortissants binationaux et étrangers relevant d'une quarantaine de pays. Tous sont destinés à servir de boucliers humains ou de future monnaie d'échange...

Outre des otages vivants, les terroristes enlèvent également le corps de 40 victimes qu'ils ont tuées et les emmènent dans la bande de Gaza, aux fins d'être eux aussi ultérieurement échangés.

Début , sur les 252 otages, 148 sont libérés et 57 corps sont récupérés par Israël. Sur la cinquantaine d'otages restants, 27 sont présumés morts. À la fin du mois, 49 otages sont encore retenus à Gaza, dont au moins 27 sont morts.

Au total, après le cessez-le-feu obtenu lors de l'application du plan de paix de Donald Trump de , sur 216 personnes prises en otages vivantes le , 166 sont rendues en vie ou sauvées par l'armée israélienne et 50 ont péri en captivité. Sur les 28 corps qui doivent être remis à Israël dans le cadre du plan de paix, seuls 20 sont rendus au au matin.

Le , Le Hamas remet au Croissant-Rouge les corps de deux otages israéliens morts en captivité : Amiram Cooper (84 ans) et Sahar Baruch (25 ans), dont l’identité est confirmée par les autorités israéliennes peu après la remise.

Le , les autorités israéliennes confirment que le Hamas a restitué le corps de Hadar Goldin, un lieutenant de Tsahal tué en 2014, dont le corps était retenu à Gaza depuis lors.

Le corps du dernier otage, Ran Gvili, tué le et dont la dépouille avait été emmenée à Gaza, est retrouvé par l'armée israélienne le et rapatrié en Israël.

Finalement, sur les 252 personnes enlevées lors des événements du , 166 ont été libérées vivantes et les corps de 85 d'entre elles ont été restitués. Parmi les dépouilles restituées lors des échanges, 44 appartiennent à des personnes tuées le dont les cadavres avaient été emportés dans la bande de Gaza et 41 avaient été enlevées vivantes puis tuées ou assassinées pendant leur captivité.

Contexte

L'attaque du Hamas contre Israël d'octobre 2023 est lancée à partir de plusieurs sites situés à la frontière avec la bande de Gaza... L'attaque comprend des infiltrations terrestres et motorisées en territoire israélien, des attaques contre les bases des Tsahal et des échanges de tirs avec les forces de sécurité.

Peu avant sept heures du matin, des terroristes du Hamas lancent des raids contre de nombreux villages, villes et kibboutzim d'Israël, situés à la périphérie de la bande de Gaza, après avoir percé la frontière entre les deux territoires. Des massacres, des fusillades et des exactions sont commis sur des civils et militaires israéliens (hommes, femmes, enfants, nourrissons comme vieillards), et le Hamas parvient à la prise de contrôle des villages, des kibboutz et des installations militaires visés.

L'activité des terroristes palestiniens est combinée et soutenue par des tirs massifs de milliers de roquettes Qassam sur Israël..

Les paramilitaires du Hamas perpètrent différents massacres dans les habitations de Nahal Oz, Holit, Nir Oz, Netiv HaAsara, Be'eri, Kfar Aza ou Ofaqim ainsi qu'un massacre du festival de musique de Réïm, au cours duquel au moins sont tuées, sur un total ce jour-là de , dans ce qui est décrit comme d'Israël.

Enlèvements vignette|Membres du Hamas enlevant des civils israéliens au kibboutz Bééri (7 octobre 2023) Dans plusieurs de ces localités en Israël, les militants palestiniens armés enlèvent le personnes, des civils majoritairement, y compris des personnes âgées, des femmes, des enfants dont des nourrissons. Parmi les personnes enlevées, figurent 36 filles et garçons âgés de 9 mois à 18 ans. Leurs obédiences sont diverses avec une majorité de Juifs ; leurs nationalités sont israélienne, étrangères ou bi-nationales. Parmi les kidnappés, se trouvent 27 militaires et policiers israéliens dont certains n'étaient pas en service. Les 252 personnes enlevées se répartissent en 159 de sexe masculin et 92 de sexe féminin. Ces civils comprennent ainsi des familles, des festivaliers, des militants pro-palestiniens, des soignants...

Les activistes conduisent les 252 otages en captivité dans la bande de Gaza à bord de motos, voitures ou camionnettes - mais également les cadavres de 41 personnes tuées, ce même jour, dans le dessein de les échanger ultérieurement.

Selon les déclarations du Hamas et du Jihad islamique palestinien, au cours du raid sur les implantations de la périphérie de Gaza, environ 130 à . et soldats sont enlevés, et dispersés dans différents tunnels à travers la bande de Gaza.

Plusieurs otages sont des ressortissants étrangers, notamment des États-Unis, de Grande-Bretagne, d'Allemagne et de Russie. Plusieurs dizaines de citoyens thaïlandais travaillant dans des serres israéliennes sont également enlevés. L'Italie annonce que dix de ses citoyens ont été enlevés à Gaza, dont un bébé d'un an - mais le plus jeune otage reste l'Israélien Kfir Bibas âgé de 9 mois. La moitié des enfants otages sont enlevés lors du massacre de Nir Oz..

L'un des cas d'enlèvement les plus célèbres est celui d'Avinathan Or. et de Noa Argamani, qui participaient au festival de musique Nova près de Réïm et qui ont été filmés en train d'être séparés et conduits par les activistes à Gaza, après que des messages WhatsApp qu'ils avaient envoyés pour demander de l'aide depuis leur cachette à partir de 8h10 ont été révélés. Un autre enlèvement ayant marqué les esprits comme symbole de la cruauté de ce jour est celui de la famille Bibas avec notamment son plus jeune otage âgé de 9 mois.

Certains des captifs, au nombre de 44, sont exécutés dans la bande de Gaza après leur capture.

Chronologie vignette|Chronologie des otages israéliens à Gaza entre 2023 et 2026. Le , la première annonce du Hamas et du Jihad islamique palestinien indique que ces otages pris en Israël serviront de monnaie échange ultérieure contre des prisonniers palestiniens d'Israël. Le , le Hamas menace d'exécuter des otages israéliens en cas de bombardements sans préavis sur Gaza.. : . Deux jours plus tard, le Hamas menace encore de les exécuter. Ensuite, le codirigeant du Hamas Moussa Abou Marzouk indique au magazine français Complément d'enquête que « les civils seront relâchés sans aucun doute » mais que « ces gens-là nous combattaient en tant qu'Israéliens… (devenus après leur capture) Français, Américains, Anglais, ou Allemands… et nous avons besoin de temps avant de vérifier tout cela ».. Parmi ces 240 otages prisonniers du Hamas, figurent des dizaines d'étrangers ou de bi-nationaux, devant plutôt servir de boucliers humains.

Plusieurs États étrangers mentionnent leurs ressortissants parmi eux, dont Shani Louk, de nationalité germano-israélienne, âgée de , exhibée inconsciente et dénudée à l'arrière d'un pick-up et sur laquelle crache la foule. ou encore Eitan, Français âgé de ..... Le , le président Isaac Herzog annonce que ladite Shani Louk a été décapitée après avoir été enlevée à Gaza.. Le , le Hamas publie une vidéo de propagande mettant en scène Mia Schem, une Franco-Israélienne de enlevée lors de l'attaque au festival Nova de musique, le , disant être soignée de ses blessures à Gaza.

Le , Moussa Abou Marzouk du Hamas affirme vouloir libérer les otages israélo-russes dès lors qu'il les aura localisés.. De plus, Yahya Sinwar, chef du Hamas dans la bande de Gaza, se dit, dans un communiqué diffusé par le Hamas, prêt à conclure « immédiatement » un échange des otages contre « tous les prisonniers » palestiniens incarcérés par Israël (environ ).

Le , le Hamas estime que près de 50 otages ont été tués à Gaza dans les raids israéliens et ajoute le que sept otages dont trois détenteurs de passeports étrangers l'ont été dans un bombardement israélien sur le camp de réfugiés de Jabaliya..

Ce même jour, une vidéo de propagande des brigades Izz al-Din al-Qassam montre trois femmes enlevées le (« otages sionistes » sic) s'adressant à Netanyahou et son gouvernement pour qu'ils procèdent à un cessez-le-feu et un échange de prisonniers.

Le , le porte-parole de la branche militaire du Hamas annonce que l'organisation va libérer des otages étrangers « dans les prochains jours » et Bassem Naim, responsable des relations extérieures du Hamas, se dit favorable à un « cessez-le-feu » permettant au Hamas de « récolter des informations sur ces personnes » car ajoute-t-il, il ignore combien d'otages sont encore en vie et combien ont été « tués par Netanyahu et son régime d'apartheid »..

Alors que le , des manifestants à Jérusalem accusent vivement Benjamin Netanyahu d'être responsable dans les attaques du et réclament sa démission ; une autre manifestation des familles et soutiens des otages enlevés par le Hamas rassemble plusieurs milliers de personnes à Tel Aviv-Jaffa, exigeant du Premier ministre Netanyahu davantage d'efforts pour leur libération..

Le , les troupes israéliennes du bataillon de la blindée de l'armée israélienne trouvent près de l'hôpital Al-Shifa de Gaza où elles opèrent, le cadavre de Judith (Yehudit) Weiss, femme âgée de , enlevée au kibboutz de Be'eri le alors qu'elle souffrait d'un cancer du sein, et assassinée par le Hamas..

Sur les renseignements du Shin Bet, le corps de la soldate de Noa Marciano, enlevée par le Hamas sur la base de Nahal Oz, est retrouvé le . Trois jours auparavant, la jeune femme apparaissait sur une vidéo de propagande du Hamas, s'adressant à la caméra, quatre jours après avoir été prise en otage, puis la vidéo montrait une photographie de son cadavre la présentant comme « tuée par un bombardement » israélien.

vignette|Affiches et posters en plusieurs langues affichés à l'extérieur de la base militaire de Kirya (Israël).

Le , une manifestation de mécontents, conduite par les familles des 237 otages, partis à pieds de Tel-Aviv quatre jours auparavant, arrivent devant le bureau et la résidence de Benyamin Netanyahou à Jérusalem, en brandissant des ballons jaunes (couleur symbolique dans cette lutte) pour le forcer à faire de la libération des otages sa priorité, et dénoncer en parallèle l'inaction de l'ONU ou du Comité international de la Croix-Rouge..

Le , Tsahal diffuse des images de caméras de vidéosurveillance de l'hôpital Al-Shifa sis dans le gouvernorat de Gaza, datées du , (heure locale), montrant des militants palestiniens armés du Hamas amenant au centre hospitalier, à partir de pick-up blancs Toyota identifiés comme ayant été utilisés par le mouvement islamiste pendant leur attaque sanglante du , deux personnes (dont une est blessée sur une civière à roues et l'autre amenée de force) qui auraient été enlevées en Israël. « Le personnel médical ne semble pas perturbé par les allées et venues des combattants » et de leurs otages au sein de l'hôpital al-Shifa. Tsahal identifie ces prisonniers comme un citoyen népalais et un citoyen thaïlandais.

Le , des soldats des FDI opérant à Shuja'iyya à Gaza, abattent par erreur trois otages enlevés en Israël le , alors qu'ils tentaient d'être secourus. Cet incident provoque de vives critiques envers Tsahal et le gouvernement Netanyahu, et une condamnation de l'action militaire israélienne « excessive » à Gaza, ainsi qu'une réflexion sur la manière d'agir à « l'éventualité de voir apparaître dans la zone de combats des otages vivants ».