Shunkokan (Citrus shunkokan) est un agrume du sud du Japon, hybride d'un pamplemoussier indéterminé (C. maxima) et de Citrus yatsushiro. Yatsushiro (C. yatsushiro hort. ex Yu. Tanaka) est une variété ancienne qui n'est plus que marginalement cultivée, résultant de rétrocroisements entre kunenbo (C. depressa) et la mandarine Kishu dans la région de Kagoshima.
Shunkokan est produit en petites quantités dans les préfectures de Mie et de Wakayama. Le fruit tardif est plus gros qu'une mandarine, son jus sans grand caractère est réputé agréable.
Dénomination En japonais , souvent écrit shunkokan parfois shunkoukan, kanji ou chinois mandarine lumière du printemps, en coréen mandarine de printemps. D'après la rumeur, ce serait Haruo Sato (1892-1964) de Shingū qui lui aurait donné son nom.
Tanaka en a fait une espèce: C. shunkokan hort. ex Tanaka. On le rencontre classé comme bigaradier Citrus ×aurantium L. sans que rien ne le justifie..
Shunkokan ne figure pas comme marque ou dénomination protégées du NARO (Ministère de l'Agriculture du Japon).
Description
Phylogénie Tokurou Shimizu et al. (2016) donnent pour parent femelle un pamplemoussier indéterminé et pour fécondateur Kunenbo-A. En 2022, il fait de Kunenbo-A un parent indirect via une seconde fécondation par la mandarine Kishu qui donne yatsushiro (C. yatsushiro hort. ex Yu. Tanaka). Les satsuma Yatsushiro et Kishu sont comme frères et sœurs. centré|vignette|Phylogénie de shunkokan, assez distant des satsuma (Tokurou Shimizu et al. 2019)https://pag.confex.com/recording/pag/xxvii/pdf/free/4db77adf5df9fff0d3caf5cafe28f496/paper34302_1.pdf.
Descendance Les porte-greffes US-2234 (Shunkokan × mandarine Cleopatra), US-2250 et US-2272 (porte-greffe qui donne des jus colorés aux fruits).
Yoshinori Hasegawa (2013) décrit haruka comme hybride naturel de hyuganatsu et shunkokanhttps://www.jstage.jst.go.jp/article/nskkk/60/10/60_609/_pdf. Les analyses postérieures montrent que le parent pollinisateur est natsudaidai et non shunkokan.
Phénotype Le fruit est à maturité en octobre-novembre, il est jaune, juteux, sucré () et peu acide., de la taille d'une belle satsuma: hauteur , largeur . L'arbre est un gros buisson hirsute.
Utilisation Depuis 1995 la production et la superficie cultivée étaient anecdotiques, un petit renouveau se manifeste depuis 2005.. Il est consommé en fruit de table. et en jus produit à Kozagawa.
Composants fonctionnels vignette|Une composition en flavonoïdes particulière éloigne la bergamote (C. bergamia), Marsh (C. paradisi), la bigarade (C. aurantium), le poncirus et le shunkokan des autres agrumes.|centré|327x327px
Shunkokan contient de l'isorhoifoline (glycoside de flavonoïde) à des «concentrations exceptionnellement élevées» dans l'albédo (), le jus et le flavedo (), des niveaux comparables ne se rencontrent que chez sanbokan. L'isorhoifoline intervient dans les formules médicamenteuses de traitement de l'insuffisance veineuse et des crises hémorroïdaires.
La narirutine (flavanone) avec dans la pulpe est 90 fois plus présente que chez citron commun 'Eureka', niveau le plus élevé parmi les agrumes analysés par Yoichi Nogata et al. (2006). Ces auteurs rangent shunkokan dans un groupe distinct des autres agrumes à cause de la spécificité de leur teneur en flavonoïdes. La narirutine, glycoside de flavone qui montre (in silico) de puissantes capacités à supprimer l'adipogenèse et l'accumulation de triglycérides intracellulaires au même titre que ceux de sambokan, des mandarines var. 'Knep' et 'Koji'.
Un effet radioprotecteur a été observé dans le groupe de souris irradiées bénéficiant d'un extrait de shunkokan (2011), les auteurs l'attribuent à la capacité antioxydante du shunkokan.
Notes et références
Annexes
Articles connexes
Rhoifoline
agrumes japonais, satsuma
+ Catégorie:Espèce de Rutaceae (nom vernaculaire) Catégorie:Arbre fruitier Catégorie:Agrume Catégorie:Citrus Catégorie:Hybride végétal