Charles Dejean, né le à Montclar et mort le à Montpellier, est un chirurgien ophtalmologiste français, professeur à la faculté de médecine de Montpellier.

Biographie Charles Dejean nait à Montclar le dans un petit village de l'Aveyron.

Son père Joseph Dejean est Maire de Montclar, où il exerce la fonction de Notaire de père en filsActe de naissance de Joseph Dejean - Archive départemental Aveyron : vue 10/47. Sa mère Laure de Faramond de Montels est originaire de TellièresActe de naissance de Laure de Faramond de Montels - Archives départementales Tarn : image 27/47 à Faussergues (Tarn). Son oncle maternel Maurice de Faramond est écrivain.

Charles Dejean s'oriente vers des études de Médecine. Reçu à l'École de la Santé de la Marine18 septembre 1909 : Journal officiel de la République française - Lois et décrets - Ligne médicale (en bas à droite), 18 septembre 1909 : Journal officiel de la République française - Lois et décrets - Ligne médicale : Dejean (Joseph-Maurice-Charles-Isidore) (en haut à gauche), de Bordeaux, il devient médecin militaire et choisit la ColonialeMatricule militaire : Archives départementales Aveyron : vues 450 à 454/1384 - Cote 1R924. Après 3 ans comme Médecin en Afrique occidentale25 janvier 1914 : Journal officiel de la République française, Lois et décrets - M. Dejean, (colonne de gauche)., où il découvre et apprécie la culture AfricaineLa vie d’un médecin en Afrique tropicale (1913-1916), conférence du 3 mai 1971, ., il rejoint les troupes Françaises en guerre pendant laquelle il fait son devoir et où son courage lui vaut diverses citations et médaillesMatricule militaire : Décorations - Archives départementales Aveyron : vues 452 et 453/1384 - Cote 1R924. Il est promu Médecin Major et affecté en à l'Hôpital de Saïgon en Indochine, enfin en à l'Hôpital de Beyrouth en Syrie.

En il épouse Émilie Truc, la fille d'Hermentaire Truc, un chirurgien ophtalmo de Montpellier. En 1924 il présente une thèse scientifique soutenue en Sorbonne23 juin 1924 : Journal des débats politiques et littéraires, « Nouvelles universitaires », (en haut colonne tout à gauche). En 1928 il est nommé Chef de Clinique Ophtalmologique3 novembre 1928 : La Vie montpelliéraine, « A la faculté de médecine », (en haut à gauche). Ses qualités d'esprit et de cœur sont reconnues. En 1931 il est reçu à l'Agrégation janvier 1933 : La Croix de l'Aveyron, Montclar - NP vue 5/8 (colonne de gauche) et devient le Charles Dejean chirurgien ophtalmo à Montpellier. En 1938 il est nommé Professeur de Clinique titulaire de la chaire d'ophtalmologie de la faculté de médecine de Montpellier. Son enseignement est particulièrement apprécié par les étudiants. Lauréat de l'Académie des Sciences et des Lettres en 1931, il devient membre de l'Académie section Médecine (siège XXVI) en 1962Fiche de Charles Dejean sur CTHS (Comité des Travaux historiques et scientifiques).

Il est investi dans la prise en charge des personnes malvoyantes au travers des « Écoles Ateliers des Aveugles10 juin 1934, L'éclair, : Écoles Ateliers des Aveugles (en bas à gauche) » fondé par Hermentaire TrucActe de mariage de Charles Dejean et Émilie Truc le 22 novembre 1921 - Archives de Montpellier : vue 151/231 - Cote 2 E 132) à Montpellier, devenu l'Association « Valentin Hauy ».

Il est notamment le fondateur de la Faculté de Médecine de Vientiane au LaosFiche de Charles Dejean sur CTHS (Comité des Travaux historiques et scientifiques) - BiographieFiche de Charles Dejean sur Académie des sciences et lettres de Montpellier.

Il meurt le à Montpellier.

Principaux ouvrages 1917 : Les dos bleus -Témoignage de guerre 14-18 (lecture audio) 1924 : Origine collagène et Développement du corps vitré et de la zonule de Zinn dans l'œil des vertébrés 1928 : Contribution à l'étude du précancer 1929 : Laboratoire et Ophtalmologie. Anatomie pathologique. Hématologie. Immunologie, Bactériologie, Parasitologie 1932 : L'Acétylcholine dans la migraine ophtalmique 1933 : Deux cas d'hémianopsie chiasmatique consécutive à des traumatismes craniens non pénétrants avec syndrome commotionnel tardif, de J Bonnahon avec Charles Dejean. 1936 : Les Maladies des fosses nasales, avec la collaboration des professeurs J. Delmas, J. Margarot, P. Lamarque et de MM. A. Debidour, Ch. Dejean, H.-L. Guibert, J. Tarneaud, de Jean Terracol et autre(s) avec Charles Dejean (1888-1975) comme collaborateur 1946 : Tuberculoses inapparentes 1948 : avec J. Ferrié, La Tuberculose atypique de l'appareil visuel 1958 : Ch. Dejean, Fr. Hervouët, G. Leplat, L'Embryologie de l'oeil et sa tératologie 1970 : Trois ans sous les tropiques africains, 42 p.

Conférences Publication au Bulletin de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier : Les merveilleuses sculptures des temples d'AngkorLes merveilleuses sculptures des temples d’Angkor - Conférence du mai 1972, . La vie d’un médecin en Afrique tropicale (1913-1916)La vie d'un médecin en Afrique tropicale (1913-1916) - Conférence du 3 mai 1971,

Citations Ordre général des Troupes de l'Afrique Occidentale Française (AOF) du (C.A. Corps d’Armée) : « A montré le plus grand sang-froid dans toutes les circonstances, et en particulier au combat de Tinnalaback où il a pris le commandement de la face la plus menacée par l’attaque de la cavalerie Touareg. A pris part à toutes les reconnaissances effectuées dans l'Oudala(n) où il a donné les preuves d’énergie et d’endurance. Il a toujours exercé ses fonctions de médecin avec beaucoup de conscience et de dévouement »Matricule militaire de Charles Dejean : Décorations - Citations - Archives départementales Aveyron : vue 452/1384 - Cote 1R924 (en bas de la page) Ordre général du C.A. (Corps d’Armée) Colonial R, du : « D’un courage et d’un sang-froid remarquables, a pansé les nombreux blessés des 2 Bataillons. Est venu jusqu’en 1ère ligne visiter les blessés sous un bombardement des plus violents et malgré un barrage de mitrailleuse. A été pour les hommes un réconfort et un exemple de courage » Ordre général de l'I.D.15 du : « Médecin d’une haute valeur professionnelle, d’un dévouement inlassable. Le s’est dépensé sans compter, donnant ses soins aux blessés sous les feux des mitrailleuses et obtenant par son exemple personnel un effort extraordinaire de ses brancardiers » Ordre général de la D.I.C. (Division d’Infanterie Coloniale) du : « Médecin d’un dévouement, d’un courage, d’une activité admirables. Au cours de l’attaque du , est allé à plusieurs reprises ramasser des blessés sous le feu meurtrier des mitrailleuses ennemies » Ordre général de la D.I. (Division d’Infanterie) du : « Médecin d’un courage calme qui a fait l’admiration de tous. Aux cours des combats des 8, 9, 10 et , a pansé de très nombreux blessés sous les bombardements les plus violents et les feux de mitrailleuses »

Médailles Médaille Coloniale avec agrafe A.O.F. (Afrique Occidentale Française) Croix de guerre, étoile vermeil, étoile bronze, 2 étoiles argent Chevalier de la Légion d’Honneur

Notes et références

Liens externes

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