Le Front européen de libération (FEL) était une organisation internationale néofasciste, pan-européiste et nationaliste révolutionnaire Jeffrey Kaplan (dir.), Encyclopedia of White Power: A Sourcebook on the Radical Racist Right, Altamira Press, 2000, p. 364. Nicholas Goodrick-Clarke, Black Sun: Aryan Cults, Esoteric Nazism and the Politics of Identity, New York University Press, 2003, p. 75. créée en 1949 par Francis Parker Yockey Montserrat Guibernau, The Identity of Nations, Polity Press, 2007, p. 146. et active jusqu'en 1954. Née d'une scission de l'Union Movement du fasciste britannique Oswald Mosley, elle est codirigée par Yockey, Guy Chesham et John Anthony Gannon.

Le FEL est la première tentative de créer une structure unitaire regroupant tous les fascistes et nationalistes révolutionnaires européens. Ce regroupement est envisagé sur une base culturelle Keith Coogan, « Lost Imperium: the European Liberation Front (1949-54) », Patterns of Prejudice, Volume 36, Numéro 3 / juillet 2002. Cette idée est contestée par Jeffrey Kaplan et Leonard Weinberg, in The Emergence of a Euro-American Radical Right, Rutgers University Press, 1999, p. 8. Dans le programme du Front européen de libération, synthétisé par Yockey dans The Proclamation of London, figure le point suivant :

L'idée de créer une structure unitaire réunissant l'ensemble des nationalistes révolutionnaires d'Europe est reprise par Otto Strasser avec son Mouvement populaire européen, puis par Jean Thiriart avec Jeune Europe.

Relance dans les années 1990

Un second Front européen de libération est fondé au tout début des années 1990 par Marco Battara, Christian Bouchet et Juan Antonio Llopart. Il connaît un succès relatif et possède, à un moment ou à un autre, des sections dans une dizaine de pays européens (sa section française fut successivement Nouvelle Résistance puis Unité radicale).

Le FEL fusionne en 1997 avec le Comité pour une Ligue Nationaliste-révolutionnaire puis se rapproche du Comité de liaison des nationalistes-révolutionnaires, présent dans plusieurs pays anglo-saxons. Sa réunion du , qui fonde ce qui est ainsi un nouveau FEL, se fait dans le cadre de la fête des Bleu-blanc-rouge organisée par le Front national. Ce nouveau FEL se rapproche plus ouvertement du néonazisme.

Dissous en 2002, il donne naissance au Réseau géopolitique européen.

En 1998, la section française du FEL connaît une scission qui entraîne quelques-uns de ses membres à rejoindre le Parti communautaire national-européen. Ils y constituent une tendance qui prend elle aussi le nom de Front européen de libération, mais qui n'eut jamais aucune activité réelle au niveau européen.

Bibliographie Keith Coogan, « Lost Imperium: the European Liberation Front (1949-54) », Patterns of Prejudice, Volume 36, Numéro 3 / . Résumé Georges Kergon, « Le Front européen de libération », in Racisme, extrême droite et antisémitisme en Europe, rapport 1995, Crida, Paris, 1996.

Notes et références

Catégorie:Ancienne alliance politique européenne Catégorie:Nationalisme révolutionnaire Catégorie:Parti politique fondé en 1948 Catégorie:Parti politique disparu en 1954 Catégorie:Parti politique fondé en 1990 Catégorie:Parti politique disparu en 2002 Catégorie:Ancien parti politique nationaliste Catégorie:Organisation nationale-révolutionnaire en France