Vassílis Stíngas () est un homme politique grec, fondateur en 2017 du parti néofasciste Spartiates.

Il est élu député lors élections législatives de juin 2023, puis est déchu de son mandat pour fraude électorale en , les juges établissant qu'il ne dirigeait Spartiates qu'en façade et que le parti était contrôlé par le criminel et ancien dirigeant du parti néonazi Aube dorée Ilías Kassidiáris depuis sa prison.

Carrière politique Vassílis Stíngas est membre du parti Printemps politique dans les années 1990, puis devient membre de l'Alerte populaire orthodoxe.

Le , il fonde Spartiates, un parti néofasciste. Il réunit des partisans en utilisant les réseaux sociaux, notamment YouTube.

À l'issue des élections législatives de juin 2023, grâce à l'appui d'Ilías Kassidiáris, ancien dirigeant du parti néonazi Aube dorée et condamné pour participation à une organisation criminelle, le parti obtient 4,68 % des voix et douze sièges au parlement grec. Cependant, Kassidiáris contrôle de facto le parti.

En , Spartiates rentre en crise lorsque Stíngas suspend trois de ses douze députés, , et , les accusant d'avoir des liens avec la mafia. Stíngas dénonce des tentatives de chantage et affirme que des forces occultes chercheraient à le renverser de la direction du parti pour s'emparer du financement public. Les onze députés restants réfutent ces accusations, qualifient les déclarations de leur dirigeant de diffamatoires et l'accusent d'agir de manière autoritaire en refusant d'organiser un congrès du parti. Deux députés quittent le parti le même mois. Cette crise menace l'existence même du parti.

En , le Conseil d'État interdit la participation du parti Spartiates aux élections européennes, accusant le parti de servir de proxy au parti Aube dorée et de permettre à Kassidiáris de contourner les restrictions légales. En , deux députés de plus démissionnent du parti.

En , Vassílis Stíngas est déchu de son mandat de député par un tribunal électoral grec pour fraude électorale. Les juges établissent que les électeurs ont été trompés lors des élections législatives de , Stíngas n'étant que le dirigeant de façade de Spartiates, tandis qu'Ilías Kassidiáris exerce en réalité le contrôle du parti depuis sa prison. Cette décision, qui prive également deux autres députés Spartiates de leurs sièges, constitue une première depuis la chute de la dictature militaire et réduit temporairement le parlement grec à 297 députés au lieu de 300.

Références

Catégorie:Dirigeant de parti politique en Grèce Catégorie:Député du 20e Parlement de la troisième République hellénique Catégorie:Personnalité de l'extrême droite grecque Catégorie:Nationaliste grec Catégorie:Personnalité néofasciste