La rue Réaumur est une voie des 2 et de Paris.
Situation et accès vignette|redresse|gauche|Rue Réaumur à proximité de la place de la Bourse.
Ce site est desservi par les stations de métro Arts et Métiers, Réaumur - Sébastopol, Sentier et Bourse.
Origine du nom vignette|redresse|gauche|René-Antoine Ferchault de Réaumur. Elle tient son nom du physicien et naturaliste français René-Antoine Ferchault de Réaumur (1683-1757).
Historique vignette|redresse|gauche|Panneau Histoire de Paris « Rue Réaumur ». La rue a été créée dans le cadre des transformations de Paris sous le Second Empire. Cette artère haussmannienne s'étire d'est en ouest, du square du Temple à la Bourse, parallèlement aux Grands Boulevards. Elle reprend en partie des tracés de rues plus anciennes et conserve des pans entiers d’anciennes voies absorbées lors de son percement, comme la rue Phélipeaux, dans le quartier du Temple (), et la rue Thévenot, dont le nom est encore visible à l'angle de la rue des Petits-Carreaux ().
La première section de la rue Réaumur est ouverte de 1854 à 1858, entre la rue du Temple et la rue Saint-Denis. Elle suit le tracé de la rue Phélipeaux, de la rue du Vieux-Marché-Saint-Martin et de la rue Royale-Saint-Martin. À la même période, la rue de Turbigo est également percée .
La création de ces deux axes entraîne la disparition d'un grand nombre de petites ruesJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris. : la rue Royale-Saint-Martin ; la place de l'Ancien-Marché-Saint-Martin, entre les rues Royale-Saint-Martin et du Marché-Saint-Martin ; la rue du Marché-Saint-Martin, entre les rues Volta et Turbigo ; la rue Henri-Également appelée plus simplement « rue Henri »., de la rue Bailly à la rue Royale-Saint-Martin ; la rue Saint-Marcoul, de la rue Bailly à la rue Conté ; la rue Saint-Benoit-Saint-Martin, entre la rue Royale-Saint-Martin et la rue Conté ; la rue Saint-Maur-Saint-Martin, de la rue Royale-Saint-Martin à la rue Conté ; la rue Saint-Paxent, de la rue Bailly à la rue Conté ; la place du Marché-Saint-Martin ; l'impasse Saint-Nicolas ; la rue Saint-Philippe-Saint-Martin ; la rue Saint-Hugues ; l'impasse Saint-Martin ; la rue de Breteuil.
La portion située entre la rue Saint-Denis et la rue Notre-Dame-des-Victoires, imaginée dès 1864, n'a finalement vu le jour que trente ans plus tard, sous la Troisième République. Elle est inaugurée par le président Félix Faure en février 1897Ville de Paris, Inauguration de la rue de Réaumur le 7 février 1897, Paris, 1898..
La plupart des immeubles de ce quartier ont une vocation industrielle ou commerciale, avec de grandes façades imposantes, et souvent des structures métalliques visibles ou recouvertes de pierre de taille.
Vers l'est, au-delà de la rue du Temple, la rue Réaumur se prolonge par la rue de Bretagne.
Le 30 janvier 1918, durant la Première Guerre mondiale, le rue Réaumur est touché lors d'un raid effectué par des avions allemands.
En , on apprend que lors de travaux dans les caves du Monoprix Sébastopol, ancien immeuble Félix Potin, huit fosses communes ont été découvertes contenant au total plus de 200 squelettes qui seraient des restes provenant du cimetière de la Trinité« Les surprises des sous-sols du boulevard Sébastopol à Paris : archéologie du cimetière de la Trinité », www.inrap.fr..
vignette|Panneau de la piste cyclable Paul-Varry près du square du Général-Morin à Paris 3ᵉ arr.
En , la Ville de Paris baptise pour la première fois une piste cyclable : la piste bidirectionnelle aménagée cette année-là rue Réaumur, place de la Bourse et rue du Quatre-Septembre prend le nom de Paul Varry, militant de la place du vélo en ville, tué par un automobiliste en 2024, et qui avait contribué à la conception de ce nouvel aménagement cyclable. La plaque est installée à l'angle de la rue Réaumur et de la rue Vaucanson.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire De très nombreux immeubles, datant des dernières années du ou du début du , offrent des façades majestueuses. Les contraintes imposées par le baron Haussmann quant à l’homogénéité des façades ont été levées et les architectes et les sculpteurs rivalisent en exubérance.
Côté impair : bâtiment d’habitation construit en 1899-1900 par l’architecte Germain SalardAntonin Raguenet, Monographies de bâtiments modernes (Paris : Librairie d'architecture), 151e numéro, page 125..
: bâtiment à l’angle de la rue Réaumur et du boulevard Sébastopol, ancien siège social des magasins à succursales multiples Félix Potin. Actuellement, le rez-de-chaussée et le premier étage sont occupés par un Monoprix. L'immeuble a été construit par l’architecte Charles Lemaresquier en 1910.
: immeuble cathédrale - construction Art nouveau de style néo-gothique, construite par les architectes Philippe Jouannin et Édouard Singery à partir de 1898. Les sculptures créées par les frères Pierre François dit « Francis » et Aimé Jacquier « et compagnie » représentent les mois de l'année, les signes du zodiaque et les saisons.
: immeuble construit en 1898 par l'architecte Ernest Pergod. Cet immeuble à vocation industrielle et commerciale est composé de deux étages en pierre de taille surmontés d'une verrière à structure métallique.
: ancien tracé sud de la rue Thévenot (du nom d’un propriétaire qui y possédait plusieurs maisons au ). La partie nord a été absorbée par la rue Réaumur, page 45..
: dans la cour, d’anciennes écuries subsistent, page 9..
: bâtiment à vocation industrielle et commerciale, construit en 1900 par les architectes Philippe Jolivald et Charles Devillard. Structure en pierre de taille et métallique.
: bâtiment à l’intersection entre la rue Réaumur et la rue de Cléry. Immeuble de commerce et d'habitation en pierre de taille, construit en 1895 par Albert Walwein. Cariatides entourant la fenêtre de coin du .
: bel immeuble en pierre de taille et structure métallique construit en 1899 par l'architecte Ch. Ruzé.
: bâtiment à l'intersection de la rue Réaumur et de la rue Montmartre.
: immeuble en pierre de taille construit en 1900 par l'architecte G. Bovsson, et rénové et restructuré en immeubles de bureaux en 1993 par les architectes Menu et Macary.
: immeuble de bureaux en pierre de taille à l’intersection entre la rue Réaumur et la rue Notre-Dame-des-Victoires. Bâtiment construit en 1900 par Charles Ruzé. Fenêtres galbées donnant sur la place de la Bourse.
Côté pair La section, comprise entre la rue du Temple et la rue Volta, conserve le tracé et la plupart des maisons de la rue Phélipeaux, page 60..
: musée des Arts et Métiers, à vocation scientifique et technique, ouvert en 1794.
: immeuble à vocation de grand magasin de nouveautés À Réaumur, construit à partir de 1896 sous la direction de Jean-Baptiste Gobert-Martin. L’horloge en mosaïque située à l’angle de la rue Saint-Denis était à l’origine éclairée.
: immeuble à vocation de grand magasin de nouveautés À Réaumur (nouveau magasin), construit en 1928 sous la direction de madame Gobert-Martin. Il abrite actuellement les locaux de la Recette générale des finances de Paris au sein de la direction régionale des Finances publiques. : l’immeuble, construit en 1930 sur l'emplacement de l'ancienne cour des Miracles, a successivement été le siège de nombreux journaux : dans un premier temps L’Intransigeant, puis Pariser Zeitung sous l’Occupation, puis par plusieurs journaux issus de la Résistance (Défense de la France, Franc-Tireur et CombatRoger Grenier, interviewé par Marianne Payot, « Roger Grenier : “Camus, mon grand frère” », L'Express, 3253, semaine du 6 novembre 2013, ., qui resta jusqu'en 1974) et le quotidien France-Soir jusqu’à son départ en 1998 pour Aubervilliers.Ancien cinéma Les Miracles« Cinéma Aubert-Palace à Paris », salles-cinema, 27 mars 2020..
: bâtiment en pierre de taille construit en 1897 par l’architecte Albert Walwein. Au-dessus de la porte d'entrée, de magnifiques sculptures d'atlantes soutiennent le balcon supérieur.
: immeuble en pierre de taille et structure métallique construit en 1906 par l’architecte Joseph-Charles de Montarnal. La partie métallique est fortement influencée par le style Art nouveau.
: immeuble Art nouveau de 1904, à structure entièrement métallique, qui a été de 1944 à 1973 le siège du quotidien Le Parisien libéré. Il est traditionnellement attribué à l'architecte Georges Chedanne, mais les plans qu'il a produits en 1903 pour la demande de permis de construire sont différents. Aussi n'est-il pas exclu que le projet final ait été confié à un collaborateur ou confrère de Chedanne.
: immeuble de bureaux en pierre de taille, situé à l’intersection entre la rue Réaumur et la rue Léon-Cladel. Bâtiment construit en 1898 par l’architecte Joseph de Guirard de Montarnal.
: immeuble de bureaux en pierre de taille, faisant face à la Bourse. Bâtiment construit en 1901 par l’architecte Jacques Hermant. Fronton avec dôme et horlogeAntonin Raguenet, Monographies de bâtiments modernes (Paris : Librairie d'architecture), 151e numéro, monographie 121..
Voies disparues
Place de l'Ancien-Marché-Saint-Martin La « place de l'Ancien-Marché-Saint-Martin », située dans le quartier Saint-Martin-des-Champs dans l'ancien arrondissement, était situé entre les rues Réaumur, Conté, et Montgolfier. D'une longueur de son dernier numéro impair était le et son dernier numéro pair était le
Extrait de la déclaration du Roi, Archives de l'Empire, série E, n° 3451, section administrativeFélix et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, édition de 1844, ..
Cette déclaration fut enregistrée au bureau de la Ville le suivant. On commença immédiatement à construire le marché, ainsi que les issues qui devaient y aboutir; ces issues furent d'abord au nombre de trois, savoir : rues Royale-Saint-Martin, du Marché-Saint-Martin et passage au Maire. Toutefois le marché ayant attiré un surcroît de population dans le quartier, les religieux profitèrent de l'autorisation qui leur avait été accordée par l'article 7 de la déclaration précitée. Vers 1780, ils firent percer sur l'emplacement resté disponible plusieurs rues, impasses et place dont les dénominations se rattachent presque toutes à l'histoire de l'abbaye de Saint-Martin-des-Champs. Telles sont : les rues Bailly, Saint-Benoit, de Breteuil, Henri-, Saint-Hugues, Saint-Marcoul, Saint-Maur, Saint-Paxent, Saint-Philippe, Royale-Saint-Martin , Saint-Vannes ; les impasses Saint-Martin, Saint-Nicolas ; la place Saint-Vannes. La rue Saint-Benoit a été réunie à la rue Saint-Marcoul, celle Saint-Hugues à la rue Beaubourg, celle de Saint-Maur à la rue Saint-Paxent. La rue Saint-Philippe a reçu le nom de rue Japy, la rue Royale-Saint-Martin celui de rue Réaumur. La rue et la place Saint-Vannes ont été supprimées lors de la formation de la rue Conté. Un demi-siècle n'était pas écoulé depuis la construction du marché Saint-Martin, lorsqu'on reconnut l'insuffisance de son emplacement. Napoléon ordonna la création d'un nouvel établissement dans des proportions beaucoup plus vastes. Le marché ouvert en 1765 est abandonné à la fin de . Les bâtiments qui le composaient furent démolis, et sur le terrain qu'ils laissèrent vide on forma la place de l'Ancien-Marché-Saint-Martin. Suivant les alignements approuvés par une décision ministérielle du , signée l'abbé de Montesquiou, et par une ordonnance royale du , la moindre largeur de cette voie publique est fixée à .
Rue Henri- La « rue Henri- », également appelée plus simplement « rue Henri » située dans le quartier de Saint-Martin-des-Champs dans l'ancien arrondissement, commençait rue Bailly et finissait rue Royale-Saint-Martin. Les numéros étaient noirs ; le dernier impair était le , et le dernier pair était le