Gilles de Robien, né le à Cocquerel (Somme), est un homme politique français. Il est député de la Somme, de 1986 à 2002, maire d'Amiens, de 1989 à 2002, ministre de l'Équipement et des Transports dans les gouvernements de Jean-Pierre Raffarin, de 2002 à 2005, ministre de l'Éducation nationale dans celui de Dominique de Villepin, de 2005 à 2007, puis à nouveau maire d'Amiens, de à . De 2007 à , il est ambassadeur chargé de promouvoir la cohésion sociale et délégué du gouvernement français au conseil d'administration du Bureau international du travail (BIT), qu'il préside du au . À partir de 2021, il préside le Conseil d'orientation et de prospective de l'Institut libre d'étude des relations internationales (ILERI). Origines et cursus Gilles de Robien« Gilles le Preux. Il soutient les sans-papiers parce qu'il n'appartient pas à la "droite constipée" », Libération, 26 août 1996. est le fils cadet de Jean de Robien (1899-1959)., cultivateur et industriel., maire de Cocquerel (Somme), et d'Éliane Le Mesre de Pas (1902-1989). Il épouse, le , Jeanne Hoarau de la Source et ont quatre enfants (Laure, Hugues, Thibaut, Gaël)« Biographie de Gilles de Robien », Les Echos, 2008.. La est une famille subsistante de la noblesse française bretonne« Robien francisation de Roc'h bihan », Pierre-Louis-Achille de Robien, par P. Huard et M. Wong., admise aux Honneurs de la cour (Familles subsistantes de la noblesse française : Noblesse d'extraction chevaleresque ), catholique pratiquante« Gilles de Robien », L'Express, 7 mai 2002., appartenant à l'ancienne noblesse de robeGilles de Robien peut éventuellement porter le titre de courtoisie de « vicomte ». En France, avant la République, un titre de noblesse était transmis uniquement à l'aîné des garçons. C'est pour cela qu'il était d'usage d'acheter des charges aux cadets : l'un devenait officier, l'autre ecclésiastique, etc. S'il n'y avait pas d'héritier mâle survivant en descendance directe, le titre familial revenait à l'héritier mâle le plus proche : au frère cadet, ou, si celui-ci était décédé, au fils du frère cadet ou, à défaut, à l’oncle paternel ou encore au cousin paternel le plus proche, etc. De nos jours, sans aucune légitimité, tous les enfants s'attribuent bien souvent le titre de leur père, alors que seul l'aîné – que l'on nomme « chef de nom et d'armes » – a vocation à porter le titre familial. Les cadets adoptent généralement le même titre (quand l'aîné est comte, vicomte ou baron) ou un titre inférieur (quand l'aîné est duc ou marquis), en intercalant leur prénom entre le titre et le nom de famille. Il s'agit là d'un titre dit « de courtoisie », dépourvu de reconnaissance officielle et réservé à un usage mondain. Ainsi le comte N… de X… porte un titre de courtoisie, alors que le comte de X… porte le titre régulier (cf. Les titres de noblesse et Titre de courtoisie). et de descendance capétienne« Descendance Capétienne : fiche de Christophe de Robien à la date du 15-12-2011 »« Généalogie Dollo - de Plaintel - Gautron - de Robien ». Ses armes se blasonnent d'azur à 10 billettes d'argent 4, 3, 2 et 1« Les 50 qui font bouger Amiens », L'Express, 18 avril 2002. et sa devise est « sans vanité ni faiblesse »« Le seigneur Roch-Bihan : blason et devise sur le château Saint-Antoine », Cœur de Provence, 7 avril 2006.. Il est membre de la sixième section du corps académique de l'Académie Catholique de France.. Il suit sa scolarité à l'école de la Providence d'Amiens puis au collège Saint-Jean-de-Béthune à Versailles et à l'école militaire de Sorèze (1958-1959).. Il passe avec succès les épreuves du baccalauréat, option philosophie, au lycée Hoche de Versailles« De la vieille école », Thomas Lebègue, Libération, 2 septembre 2005, ., puis obtient une capacité en droit, à Amiens« Recensement des personnalités ayant obtenu une Capacité en droit », sur le Site du Certificat de Capacité en droit, avant de commencer à l'université Paris II une licence en droit qu'il ne termine pas« Ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer : Gilles de Robien », L'Express.fr, 7 mai 2002.. À partir de 1965, il exerce jusqu'au début de ses mandats politiques, la profession d'agent général d'assurance et d'agent de crédit, à Amiens. Activités et mandats politiques Partisan de Valéry Giscard d'Estaing, Gilles de Robien devient président de la fédération départementale de la Somme du Parti républicain (PR), à partir de 1977. En 1978, il perd la première élection législative à laquelle il se présente, à Amiens, où il est ensuite élu conseiller municipal d'opposition, en 1983, à la tête d'une liste de l'Union pour la démocratie française (UDF). Il est député de la Somme de 1986 à 1988 (Élections législatives de 1986 - Scrutin proportionnel plurinominal), puis de la de la Somme, de 1988 à 2002 (Scrutin uninominal majoritaire à deux tours). À son entrée dans le gouvernement en , il est remplacé par son suppléant, Olivier Jardé. Il est élu maire d'Amiens à l'occasion des élections municipales de 1989« Campagne Municipales 1989 / Amiens », Ina.fr, 19 février 1989.« Résultats Municipales 1989 / Amiens », Ina.fr, 19 mars 1989.« Réactions Municipales 1989 / Amiens », Ina.fr, 20 mars 1989. et succède à René Lamps, maire communiste de la ville depuis 1971. Il est réélu en 1995, puis en 2001« Les bonnes connexions de Robien », L'Express, 6 mai 1999.« Résultats Municipales 2001 - Amiens », Ipsos, et reçoit une Marianne d'Or en 1999« Biographie de Gilles de Robien », Site de la Mission permanente de la France auprès de l'ONU à Genève., le titre de « Ville la plus sportive de France » étant décerné à Amiens la même année, par le journal L'Équipe« Palmarès de la Ville la plus sportive sur le site de L'Équipe ».. À son entrée dans le gouvernement en , il est remplacé par Brigitte Fouré, l'une de ses adjointes, dont il devient l'adjoint du au , date à laquelle il est à nouveau maire (à l'issue d'une élection que la gauche amiénoise qualifie de « mascarade »« Gilles de Robien et sa mascarade », Vidéo du Parti socialiste de la Picardie) pour le rester jusqu'au « Gilles de Robien va retrouver fin mars son fauteuil de maire d'Amiens », Maire info, 26 mars 2007.. Il est président de la communauté d'agglomération Amiens Métropole de 1994 à 2008 (réélu en 1995 et 2001). En 2006, débute un vaste plan de modernisation de la gare d'Amiens construite par Auguste Perret. Voulue par Gilles de Robien et exécutée sur les plans de Claude Vasconi, la nouvelle gare est controverséeVidéo de (émission Quoi de neuf depuis) sur les aménagements de l'ensemble architectural d'Auguste Perret (consultée le ).Gilles Plum, « L’œuvre de Perret à Amiens, le Grand Palais : existe-t-il encore une politique de mise en valeur du patrimoine ? », , sur le site de La Tribune de l'art (consulté le ).« Espace Perret : donnons vie à la place de la gare ! », sur amiens-la-fabrique.com (consulté le ) ; cette page est une archive et, en 2020, l'Académicien Jean-Marie Rouart estime qu'elle est l'« oeuvre monstrueuse et inepte d'un maire iconoclaste » et qu'elle défigure à jamais la magnifique tour érigée par Auguste Perret » à proximité« Jean-Marie Rouart: «Monseigneur Aupetit, pitié pour Notre-Dame!» », Le Figaro, 23 novembre 2020.. Le , un mois avant qu'il ne perde sa mairie le , le magazine Challenges attribue à Amiens la première place de son « Palmarès des villes les mieux gérées de France » et décerne à Gilles de Robien le titre de « Meilleur Maire »« LE DOSSIER ÉCO / Mairies et entreprises : les attentes des patrons - Amiens au palmarès des maires », L'Union, 4 mars 2008.. Secrétaire de l'Assemblée nationale de 1986 à 1988, puis vice-président de 1993 à 1998« Fiche de Gilles de Robien », Assemblée Nationale., il est l'auteur de la loi du tendant à favoriser l'emploi par l'aménagement du temps de travail« Texte de la Loi n° 96-502 du tendant à favoriser l'emploi par l'aménagement et la réduction conventionnels du temps de travail », Légifrance, consulté le 5 mars 2012., première loi française dite « loi Robien » (deux autres suivront en 2003). En 1997, il crée une Association du pour l'innovation sociale. Il devient membre du bureau exécutif et du comité directeur du PR en 1990. Il siège parallèlement au conseil national et au bureau politique de l'UDF, à partir de 1991, et préside son groupe parlementaire de à l'Assemblée nationale, de 1995 à 1997. Il est désigné en 1996 « Parlementaire de l'année »« Candidature au poste de directeur général du BIT : Curriculum vitæ », site de l'OIT.. Il est élu conseiller régional de Picardie en 1992. En 1993, il s'engage derrière la socialiste Martine Aubry lorsqu'elle lance sa Fondation Agir contre l'exclusion (FACE), qui vise à faciliter l'insertion par l'emploi« Le maire d'Amiens présidera le groupe parlementaire de l'UDF », Libération, 31 mai 1995.. En 1996, il soutient les étrangers en situation irrégulière qui occupent l'Église Saint-Bernard de la Chapelle, à Paris. De 1998 à 2002, il est vice-président du Conseil national des villes et du développement social urbain« Le Conseil national des villes », site de Pierre Cardo. . Le , candidat à la présidence de l'Assemblée nationale, il est soutenu par l'UDF et recueille, à l'issue du premier tour, 111 suffrages. Il retire cependant sa candidature pour le second tour, soutenant de fait la candidate du RPR, Nicole Catala ; celle-ci est battue par l'ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius« Les députés au Palais, Fabius haut perché. Les parlementaires ont fait leur rentrée hier et ont élu le président de l'Assemblée », Libération, 13 juin 1997.. Le , il est agressé par le député communiste de la Somme, Maxime Gremetz, pendant l'inauguration d'une rocade d'autoroute à Amiens, en présence de Charles Baur, président de la région« Bagarre Gremetz », Ina.fr. (une condamnation du communiste à trois mois de prison avec sursis sera prononcée, puis augmentée en appel de d'inéligibilité et confirmée en cassation, avant que le président Jacques Chirac ne le gracie finalement en 2002)« Maxime Gremetz voit sa condamnation confirmer », L'Humanité, 28 juin 2001.« Amiens : le match Robien-Gremetz », Le Point, 28 avril 2000.« Résultats des élections municipales de 2001 - Amiens », Ipsos.. Opposé à la ligne politique d'Alain Madelin, il quitte Démocratie libérale (organisation ayant succédé au Parti républicain) après la réintégration en son sein de Jacques Blanc, élu en président du conseil régional de Languedoc-Roussillon avec les voix du Front national (FN), allant jusqu'à déchirer sa carte d'adhérent en direct à la télévision« Gilles de Robien déchire sa carte », La Vie, 20 août 1998.« Un libéral- social franc-tireur : le maire d'Amiens », Libération, 15 août 1998.. Il participe à la fondation du Pôle républicain, indépendant et libéral (PRIL)« Front anti-Jacques Blanc à Démocratie libérale », Libération, 18 août 1998.« José Rossi, président du groupe DL à l'assemblée revient sur la réintégration de Jacques Blanc », Libération, 19 août 1998. puis, à partir du , devient membre du bureau politique et vice-président de la « nouvelle UDF », dirigée désormais par François Bayrou. Ce dernier le choisit pour être son directeur de campagne lors de l'élection présidentielle de 2002. En , il se déclare favorable au droit de vote des étrangers lors des élections municipales« Le vote des étrangers embrase l'UDF », Libération, 29 novembre 1999..
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Na podstawie: Wikipedia — Gilles de Robien · historia autorów.
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