La Botteresse soufflant sur sa tasse de café est une gravure d'Adrien de Witte, basée sur plusieurs dessins de 1886, que l'artiste commence à l'eau-forte en 1889 puis retouche à la pointe sèche jusqu'en 1891. Il y dépeint un de ces , la botteresse.

Les dessins de la Botteresse soufflant sur sa tasse de café La gravure se base sur trois dessins, très similaires, que l'artiste réalise en 1886... L'inventaire de l'œuvre d'Adrien de Witte réalisé en 1927 par Charles Delchevalerie et Armand Rassenfosse situe deux de ces dessins dans des collections privées, respectivement de pour le grand dessin à la plume et de pour sa , qui est également un dessin à la plume. Le troisième n'est pas listé dans le catalogue Delchevalerie-Rassenfosse de 1927, ce qui n'est guère surprenant vu que cet inventaire est incomplet, tout spécialement en ce qui concerne les dessins, comme le rappelle Armand Rassenfosse en note de bas de page.

Le dessin propriété de Maurice Chizelle passe dans les collections publiques liégeoises grâce au legs que l'industriel effectue en 1931 en faveur de la . Les deux autres dessins restent dans des collections privées, l'un des deux étant inclus en 1981 dans l'exposition Adrien de Witte : Dessins - Pastels - Gravures (catalogue ), puis ils sont mis en vente aux enchères en et .

Deux dessins sont datés de 1886 et signés au centre à gauche.. Le troisième est signé en bas à gauche et bien qu'il ne soit pas daté par l'artiste, Françoise Clercx-Léonard-Etienne et Sylvie Lejeune le datent également de 1886 dans le catalogue de l'exposition Adrien de Witte : Dessins - Pastels - Gravures.

Élaboration de la gravure et ses différents états S'appuyant sur les dessins qui viennent d'être mentionnés, Adrien de Witte commence la gravure en 1889 selon le catalogue Delchevalerie-Rassenfosse, où elle est reprise sous le . Comme le précise le graveur et peintre Jean Donnay dans le catalogue Adrien de Witte : Dessins - Pastels - Gravures de 1981, . La présente œuvre n'est pas une exception à cette règle puisque l'artiste la commence à l'eau-forte puis la retouche à la pointe sèche jusqu'en 1891, au travers d'au moins .

Dans le , qui n'est ni daté ni signé dans la gravure, la botteresse est alors que . Au travers des états suivants, . Ci-dessous sont reproduits différents états de la gravure en ordre croissant, de gauche à droite.

Description En 1906, l'auteur et critique d'art Luca Rizzardi (d) décrit l'œuvre en ces termes :

Musées Les fonds patrimoniaux de la ville de Liège possèdent (, , et ) de la gravure, qui proviennent du cabinet des Estampes et des Dessins de Liège, dissous en 2011... Deux états de l'estampe, achetés en 1913 par le musée, font également partie des collections du Rijksmuseum Amsterdam...

Réception critique Selon l'écrivain, critique d'art et professeur Sander Pierron, la botteresse dépeinte dans la présente scène de genre est un de ces que de Witte interprète car, non seulement, il .

Sander Pierron est aussi l'un de ces amateurs et/ou commentateurs qui préfèrent les premiers états des gravures de l'artiste aux états plus avancés, vu qu'ils sont . Lorsqu'il développe cet argument en 1923, il utilise à titre d'exemple la présente gravure et celle de La Lessiveuse :

Exposition 1981 : Adrien de Witte : Dessins - Pastels - Gravures, du au , cabinet des Estampes et des Dessins, Liège (catalogue , les et de la gravure sont exposés).

Notes et références

Annexes

Bibliographie

Liens externes

Art-info.be : Botteresse soufflant sur sa tasse de café Rijksmuseum ID : 200276215, 200276247

Catégorie:Gravure d'Adrien de Witte Catégorie:Gravure à l'eau-forte Catégorie:Gravure à la pointe sèche Catégorie:1889 en Europe Catégorie:Scène de genre Catégorie:Gravure conservée au Rijksmuseum Amsterdam Catégorie:Œuvre d'Adrien de Witte dans une collection privée Catégorie:Œuvre d'Adrien de Witte aux Fonds patrimoniaux