droite|vignette|338x338px|Carte montrant l'emplacement des États-Unis (en vert) et du Venezuela (en orange).

Pendant les première et seconde présidences de Donald Trump, la possibilité d'une invasion du Venezuela menée par les États-Unis est évoquée.

Elle se confirme en partie lors de la capture de Nicolás Maduro en , impliquant le déploiement temporaire de soldats au sol.

Historique Première présidence de Donald Trump En 2017, lors de sa première présidence, Donald Trump déclare qu’il « n’écarte pas une option militaire » pour faire face à l’aggravation de la crise au Venezuela et au gouvernement de Nicolás Maduro.. Trump a également posé la question à ses principaux conseillers au sujet d’une possible invasion du Venezuela, mais cette option a été fermement déconseillée par le conseiller à la sécurité nationale, H. R. McMaster. L'administration Trump a finalement choisi de mener une campagne de sanctions et de pressions diplomatiques contre le Venezuela plutôt qu'une guerre.. Un embargo sur le pétrole vénézuélien est notamment instauré, causant des dommages considérables à l'économie vénézuélienne, qui dépendait en grande partie des exportations d'or noir aux États-Unis.

En 2019, au milieu de la crise présidentielle au Venezuela, Trump déclare qu'une américaine au Venezuela est ..

En , Mike Pompeo et le Représentant spécial des Etats-Unis pour le Venezuela, Elliott Abrams, rendent public un .. En 2020, le sénateur Marco Rubio propose une invasion du Venezuela lors d'au moins deux réunions avec des hauts responsables de la Maison-Blanche, quelques mois avant l'élection présidentielle de 2020. Cependant, cette proposition est rejetée par le vice-président, Mike Pence, et le secrétaire d'État, Mike Pompeo.. En , Trump nomme Rubio, qui plaidait depuis longtemps en faveur d'une intervention militaire américaine au Venezuela, au poste de secrétaire d'État.

Deuxième présidence de Donald Trump Les tensions entre les États-Unis et le Venezuela s'intensifient avec le retour au pouvoir de Donald Trump en 2025. Celui-ci rehausse à 50 millions de dollars la récompense promise pour toute aide à l'arrestation du président vénézuélien, l'accusant d'être lié au « Cartel de los Soles », présenté comme une organisation criminelle de généraux vénézuéliens qui exporterait de la drogue aux États-Unis. L'existence d'un tel cartel est toutefois mise en doute par des spécialistes de l’Amérique latine. Ainsi, selon l'universitaire français Thomas Posado, .. De même, selon Phil Gunson, analyste chez International Crisis Group (ICG), affirme qu'il , soulignant que le « Cartel des Soleils est une fable »..

Le , les États-Unis déploient des navires de guerre au large du Venezuela, citant comme objectif affiché la lutte contre les cartels de la drogue, mais suscitant de nouvelles inquiétudes quant à la possibilité d’une intervention militaire américaine au Venezuela.. Ces craintes ont été renforcées par la révélation que la task force — forte de 4 500 personnels, dont 2 200 marines — s’était exercée à des débarquements sur les plages de Porto Rico.. En réponse, le Venezuela mobilise la milice bolivarienne..

Selon certains analystes ce déploiement militaire s'inscrit dans la continuité de la doctrine Monroe, visant à perpétuer la domination de Washington sur le continent américain, et au nom de laquelle de nombreux pays d'Amérique latine ont été envahis par les États-Unis aux . Pour Washington, il s’agit de veiller à ce que des pays comme le Venezuela soient maintenus sous une pression économique et militaire permanente.

Le , Maduro déclare que le Venezuela est « au maximum de sa préparation » face à une possible attaque américaine.. Début septembre, deux avions de chasse vénézuéliens survolent un destroyer américain dans les eaux internationales, ce que le Pentagone qualifie de ... En réaction, le président Trump menace d’abattre tout avion vénézuélien mettant en danger les forces américaines... Il ordonne ensuite le déploiement de F-35 à Porto Rico, tout en niant vouloir un changement de régime.. Par ailleurs, l’administration américaine envisage des frappes ciblées contre les « cartels » qui seraient présents au Venezuela.. Le président vénézuélien Maduro promet une riposte sous forme de « lutte armée » en cas d'attaque contre son pays..

Le , Trump menace le Venezuela de conséquences « incalculables » s’il refuse de reprendre des migrantshttps://www.ouest-france.fr/monde/etats-unis/donald-trump/trump-menace-le-venezuela-de-consequences-incalculables-sil-refuse-de-reprendre-des-migrants-4a9f37be-965b-11f0-87cf-e619b6e4aa34..

Citant des sources gouvernementales anonymes, le New York Times indique le que les Etats-Unis envisageaient une contre le Venezuela, en particulier une . Selon le quotidien, des discussions sont en cours entre le gouvernement américain et pour préparer un changement de gouvernement au Venezuela. La ligne dure est notamment défendue par le secrétaire d’État américain, Marco Rubio...

Quatre petites embarcations sont détruites par l'armée américaine entre fin et début et leurs 21 passagers sont tués.. Le gouvernement américain affirme que ceux-ci étaient des narcotrafiquants mais ne fournit aucune preuve sur les liens entre les victimes et le trafic de drogue, ni ne dévoile leur identité. Ces attaques, menées sans sommation ni tentative d’arraisonnement, sont contraires au droit international..

En , Donald Trump autorise la CIA à réaliser des opérations secrètes au Venezuela, y compris l'assassinat du président Nicolás Maduro et de hauts fonctionnaires vénézuéliens..

En novembre, le nombre de personnes tuées est estimé à 83.. Parallèlement, Trump liste Nicolás Maduro comme . ; les craintes d'une véritable invasion croissent avec une décomplexion du langage belliqueux et le déploiement d'engins navals de guerre..

Dans la nuit du au , l'armée des États-Unis mène une opération de grande envergure au Venezuela, bombardant plusieurs sites stratégiques et arrêtant le président Nicolás Maduro.

Réactions Au Venezuela Selon un sondage de Datanalisis réalisé en 2025, 3 % des Vénézuéliens soutiennent une éventuelle intervention militaire des États-Unis contre leur pays..

Ces pressions sont vues par le gouvernement vénézuélien comme une tentative de changer de régime politique.

Internationales Fin , le Bureau de coordination du Mouvement des pays non-alignés publie un communiqué critiquant sans le citer l'attitude du président Donald Trump, pointant ..

Quelques jours après, lors de la réunion de la Communauté d'États latino-américains et caraïbes (Celac), les pays de la région ont critiqué le déploiement militaire américain. Selon le communiqué diffusé par la Colombie, qui présidait la réunion, les membres de la Celac ont réclamé le respect du . Le ministre brésilien des Affaires étrangères, Mauro Vieira, a affirmé que . Le Mexique a réitéré par la voix de son ministre Juan Ramón de la Fuente l'importance du .

L'ONU dénonce les bombardements d'embarcations menés par les États-Unis, les qualifiant d'.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Relations entre les États-Unis et le Venezuela Crise américano-vénézuélienne depuis 2025 Enlèvement de Nicolás Maduro par les États-Unis Cartel de los Soles Énergie au Venezuela Réserves de pétrole au Venezuela Expansionnisme américain sous Donald Trump

Liens externes Pétrole vénézuélien : « Pour Washington, l’énergie est un outil de domination »

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