Hanyusuchus est un genre éteint de crocodiliens de la famille des Gavialidae, découvert dans le sud de la Chine. Il ne comprend qu’une espèce connue, Hanyusuchus sinensis, identifiée formellement en 2022 à partir de restes subfossiles auparavant mal attribués. Cette espèce se distingue par son museau allongé, sa grande taille et sa survie prolongée jusqu’à des périodes historiques récentes. Elle constitue un cas rare documenté d’extinction d’un crocodilien attribuée principalement à l’activité humaine. Description vignette|Squelette de Hanyusuchus comparé à un humain. Hanyusuchus sinensis possédait un crâne allongé caractéristique, avec un rostre étroit lui donnant une apparence proche des gavials actuels. Sa dentition était dense et spécialisée : chaque prémaxillaire portait cinq dents, chaque maxillaire en supportait seize et la mandibule en comptait dix-huit de chaque côté. Cette configuration suggère une alimentation principalement piscivore, même si l’anatomie robuste du reste du crâne suggère qu’il pouvait occasionnellement capturer d’autres types de proies. Les estimations basées sur les fossiles indiquent que certains individus pouvaient atteindre environ 6 mètres de long, ce qui en faisait un grand prédateur des rivières et zones humides du sud de la Chine. Découverte et recherches vignette|304x304px|Han Yu, écrivain et poète chinois. Les premiers restes de Hanyusuchus ont été découverts dans le Guangdong entre les années 1960 et 1980, mais furent longtemps mal identifiés. Ce n’est qu’en 2022 qu’une réévaluation scientifique a permis de reconnaître un nouveau genre de crocodilien. Le nom Hanyusuchus rend hommage à Han Yu, un lettré de la dynastie Tang ayant évoqué des crocodiles dans ses écrits. Le nom spécifique sinensis souligne l’origine chinoise de l’espèce. Répartition géographique et époque Les fossiles de Hanyusuchus proviennent principalement du bassin du Xi Jiang, dans le sud de la Chine. Les datations indiquent une présence dès l’âge du Bronze, il y a environ 3 000 ans. Des sources historiques chinoises suggèrent que l’espèce aurait survécu jusqu’au XVe siècle. Cela en ferait l’un des crocodiliens éteints les plus récents connus. Importance scientifique Hanyusuchus sinensis présente des caractères intermédiaires entre les gavials et d’autres crocodiliens, ce qui en fait un taxon clé pour l’étude de leur évolution. Extinction Des traces de coupures observées sur les ossements indiquent une interaction directe avec les populations humaines. Ces indices suggèrent une chasse active, possiblement à l’aide d’armes en bronze. L’espèce aurait disparu à la suite de la pression humaine et de la dégradation de son habitat. Liste des espèces Selon , ce genre ne comprend qu’une seule espèce: † Hanyusuchus sinensis Iijima , 2022 Systématique Le nom valide complet (avec auteur) de ce taxon est Hanyusuchus Iijima, Qiao, Lin, Peng, Yoneda & Liu, 2022. Liens externes
Notes et références
Catégorie:Crocodilien (fossile) Catégorie:Reptile préhistorique d'Asie Catégorie:Gavialidae Catégorie:Taxon fossile décrit en 2022