Louis Vaneau (Rennes, Acte de naissance, 2 E 19, Archives de Rennes - Paris, ; son nom a aussi été orthographié « Vanneau ») est un élève de l'École polytechnique mort dans les combats de la révolution de Juillet à Paris en 1830. Il a été abattu en chargeant, en tête des insurgés, lors de la prise d'une caserne rue de Babylone occupée par les gardes suisses, le , attaque à laquelle il prenait part avec d'autres polytechniciens en uniforme de l'École.
thumb|left|Attaque d'une barricade commandée par un polytechnicien, le 28 juillet 1830.
Des actions de ce genre, où des polytechniciens prirent part en uniforme à divers combats des Trois Glorieuses, souvent en dirigeant le peuple insurgé, ont conféré à l'École polytechnique une grande popularité, qui se reflète par la présence de polytechniciens dans de nombreux récits ou représentations des insurrections (par exemple l'illustration ci-contre, ou en arrière-plan dans le tableau La Liberté guidant le peuple), et la mort de Louis Vaneau a été consacrée comme l'exemple du courage que les insurgés ont reconnu en ces élèves. Il fut enterré le avec les honneurs militaires de la Garde nationale, au cimetière du Montparnasse (il repose sous une colonne) et une rue du voisinage de la caserne de Babylone (qui est peut-être la rue même où il fut abattu Art in an Age of Counterrevolution, 1815-1848, Albert Boime, p. 247) fut renommée rue Vanneau en son hommage la même année (corrigée par la suite en « rue Vaneau », en 1873)Rue Vaneau, mairie de Paris.
Postérité La mort de Vaneau en particulier est le sujet d'un tableau de Georges Moreau de Tours réalisé en 1891La mort du polytechnicien Vaneau, 29 juillet 1830, , et figure en détail d'arrière-plan d'un tableau de Jean-Abel Lordon sur la prise de la caserne de la rue de Babylone, réalisé en 1831Attaque de la caserne de la rue de Babylone, 29 juillet 1830, .
En 1835, en parallèle de l'élévation de la colonne de Juillet à Paris en mémoire des Trois Glorieuses, et à l'initiative de l'écrivain Hippolyte Lucas, la ville de Rennes (sa ville d'origine) érigea dans le parc Thabor la colonne Vaneau-Papu, une « colonne de juillet » en hommage à Vaneau et un autre Rennais mort dans ces combats. Son nom est inscrit sur la colonne de Juillet parmi les morts du Sarrut G., Paris pittoresque: T. I-II, s.l., Bureau de la publ., « Paris pittoresque », 1842., p.573, disponible sur Google Books.
Louis Vaneau est resté un fort symbole historique, et une figure récurrente, des traditions des élèves de l'École polytechnique ; la cour d'honneur de l'École porte son nom, et chaque année une délégation d'élèves lui rend hommage sur sa tombe après le défilé militaire du 14 JuilletLes grandes périodes de l'histoire de l'École : La gloire populaire des révolutions de 1830 et 1848, sur le site officiel de l'École polytechnique. Depuis la promotion 2012, l'École possède un hymne intitulé Ode à Vaneau.
À Paris, une cité du et une station de métro portent également son nom, par voisinage de la rue Vaneau. À Rennes, son nom fut aussi donné à une rue, à la fin du , et par la suite à une école située dans cette rue.
Notes et références
Notes
Références
Articles connexes Trois Glorieuses Postérité : rue Vaneau, cité Vaneau et station Vaneau
Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Naissance en mars 1811 Catégorie:Naissance à Rennes Catégorie:Décès en juillet 1830 Catégorie:Décès dans l'ancien 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 19 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Montparnasse (division 1)