L’hôtel de Nolivos, anciennement hôtel de Ségure est un ancien hôtel particulier situé au , rue Louis-Barthou à Pau, dans le département français des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.
Construit en 1822, il est historiquement la propriété de la famille de Ségure, puis passe par mariage à la famille de Nolivos avant d’être vendu par cette dernière à la ville de Pau, en 1947, afin d’y installer l’actuelle chambre de commerce et d'industrie (CCI) Pau Béarn.
Histoire L’hôtel actuel est construit en 1822 à la demande de Michel-Alexandre de Ségure sur un ancien hôtel acquis par son père, Jean-Baptiste de Ségure, en 1775. Cet ancien hôtel, immédiatement voisin du couvent des Capucins, aujourd’hui disparu, datait de 1690 et appartenait alors à la famille de La Salle.
Michel-Alexandre de Ségure, épouse Marie-Adélaïde de Boyrie en 1831. Ils ont deux filles, Jeanne, née en 1832 et Caroline, née en 1834.
Ce dernier décède en son hôtel le , laissant ses biens à sa veuve et ses deux filles. Jeanne épouse Bernard de Vidart-Soys en 1855 mais meurt sans descendance l’année suivante.
L’hôtel passe à la famille de Nolivos par le mariage de Caroline en 1860, avec le marquis Pierre-Gédéon de Nolivos. Le couple à trois filles, Charlotte, Gabrielle et Geneviève.
Après la mort de leur mère en 1897, elles héritent de l’hôtel en indivision avec leurs maris respectifs.
Seuls Gabrielle et son mari, Albert Bartouilh de Taillac, auront une descendance, à savoir, quatre fils, Lionel, Alfred, Roger et Guy. Ce sont ces derniers qui vendront l’hôtel en 1946, après la disparition de leur mère en 1929 et de leur père en 1941.
La ville de Pau devient donc propriétaire en 1946, puis y installe la Chambre de Commerce et de l’Industrie (CCI) de Pau-Béarn, l’année suivante après de lourds travaux.
La CCI occupe encore les lieux de nos jours. Description L’hôtel, reconstruit en 1822, dans le style Restauration, est composé d’un bâtiment principal sur quatre niveaux dont un en sous-sol, ainsi que deux ailes de communs. A l’origine, ces dernières ne sont pas reliées au bâtiment principal. Face à l’entrée, l’aile de gauche comprenait les écuries et celle de droite le logement du concierge/portier et les cuisines. gauche|vignette|Ancien côté jardin Les jardins de l’hôtel, d’environ 3 hectares à l’origine, s’étendaient jusqu’au Bois-Louis et à l’Ousse situés en contre-bas. Ces derniers sont amputés par trois fois, lors de la construction d’une partie du stade Tissié, de la construction du boulevard des Pyrénées et de l’avenue Bonaparte et enfin par l’aménagement de la résidence Aragon.
En 1865, l’aile de gauche est reliée au bâtiment principal et le grand portail d’entrée, à l’origine complètement fermé et pourvu d’une grille et d’un imposant portail en fer forgé.
Lors de sa vente à la ville de Pau, survenue en 1946, l’hôtel est en mauvais état. Les aménagements intérieurs sont entièrement détruits et reconstruits dans le style Art-déco dont le grand escalier d’honneur.
Lors des rénovations de 2025, l’hôtel est ravalé et sa cour végétalisée. Une cheminée en brique, disgracieuse, évacuation de l’ancienne chaufferie est également démolie. Références
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
Catégorie:Pau au XIXe siècle Catégorie:Bâtiment à Pau Catégorie:Villa dans les Pyrénées-Atlantiques