La bataille de Marach fut un affrontement militaire opposant les forces croisées d'Antioche, dirigées par Renaud de Châtillon, aux troupes zengides venues d'Alep. Renaud lança un raid contre les Zengides et s'empara de bétail, mais il fut intercepté et capturé par les forces musulmanes.

Contexte L'empereur byzantin conclut une alliance avec Nur ad-Din contre le sultan seldjoukide Kılıç Arslan II. Profitant de l'absence de Nur ad-Din, alors occupé à combattre le sultan seldjoukide, le roi lança des raids sur le territoire de Damas, rompant ainsi la trêve avec Nur ad-Din. Baudouin ravagea le Hauran et parvint à extorquer ainsi que six chevaliers au gouverneur de Damas.

À la fin de l'année 1161, le prince d'Antioche, Renaud de Châtillon, décida d'agir de même. Il jeta son dévolu sur les régions situées entre Marach et . Cette zone étant éloignée d'Antioche, il était difficile d'y convoyer un grand nombre de têtes de bétail. La majeure partie de la population étant composée de chrétiens autochtones, Renaud ne prit pas la peine de les piller.

Prélude En , Renaud de Châtillon se mit en campagne à la tête d'une troupe de et . Ses hommes fondirent sur des bergers pris au dépourvu, s'emparant de leur bétail et de leurs richesses. Les croisés retirèrent un important butin de ce raid et prirent le chemin du retour, bien que leur progression fût lente. Informé de la situation, le gouverneur d'Alep, Majd ad-Din ibn al-Daya, se lança rapidement à leur poursuite avec un important contingent de cavalerie turque. Les Zengides parvinrent à intercepter les croisés près de Marach. Le , les musulmans tentèrent de leur tendre une embuscade, mais l'éclaireur de Renaud les repéra. Ce dernier fit halte pour la nuit afin de délibérer sur la marche à suivre. Une vive discussion s'engagea entre ses conseillers : certains préconisaient d'abandonner le butin, tandis que d'autres plaidaient pour le combat. Renaud choisit de livrer bataille.

Bataille Le , Renaud de Châtillon organisa son dispositif de combat : l'infanterie occupait la ligne de défense, tandis que la cavalerie, regroupée en un seul corps, formait une barrière protégeant le bétail qui se repliait lentement vers Antioche. Les Turcs lancèrent l'assaut, mais les croisés parvinrent à les repousser. Tout au long de la journée, les Zengides multiplièrent les charges contre les croisés, donnant lieu à de violents corps-à-corps à coups de masse et d'épée. Les Zengides harcelaient les croisés d'une pluie incessante de flèches, tandis que la cavalerie croisée lançait des charges contre eux. Les combats se poursuivirent jusqu'à l'après-midi, moment où les croisés perdirent leur cohésion sous l'effet des attaques incessantes.

Ils battirent en retraite, mais les Zengides se lancèrent à leur poursuite et en massacrèrent un grand nombre. Renaud tenta de rallier ses troupes sans succès et se retrouva bientôt encerclé par les Turcs. Il finit par être capturé avec les autres survivants. Parmi les prisonniers, seuls trente individus de grande valeur furent épargnés, tandis que les autres furent exécutés. Au total, les croisés perdirent .

Conséquences Après la capture de Renaud de Châtillon, personne ne se hâta de payer la rançon du prince, ni les barons d'Antioche ni le roi de Jérusalem. Renaud passa seize années en captivité dans les prisons d'Alep. Durant cette période, son épouse mourut et la principauté passa aux mains de . Ce dernier finit par racheter la liberté de Renaud pour .

À la suite de la capture de Renaud, les habitants d'Antioche implorèrent l'aide du roi de Jérusalem et celui-ci régla ses affaires en confiant l'administration de la principauté au patriarche latin d'Antioche.

Bibliographie . . . .

Références

Catégorie:Bataille du XIIe siècle Catégorie:Bataille de 1161 Catégorie:Période intermédiaire post 2e croisade Catégorie:Bataille impliquant la principauté d'Antioche