Djedkhonsouefânkh est un grand prêtre d'Amon à Thèbes vers 1046-1045 av. J.-C., entre ses frères Masaharta et Menkhéperrê.
Attestation
Son existence n'est connue que par la simple mention de son nom sur le cercueil de son fils (aujourd'hui perdu). On peut y lire, selon Cecil Torr : « [...]rê, fils du premier prophète d'Amon, Djed-Khonsou-ef-ânkh, fils du Seigneur des Deux Terres, Pinedjem, Bien-aimé d'Amon, premier prophète d'Amon », le nom de Pinedjem étant entouré d'un cartouche.
Généalogie
Cette attestation indique qu'il devait être le fils de . , épouse de , porte le titre de « Mère du grand prêtre d'Amon » ; cela pourrait correspondre à Djedkhonsouefânkh, mais cela n'est pas certain. , autre épouse de , pourrait être également sa mère.
Djedmoutesânkh, enterrée dans la tombe MMA 60 à Deir el-Bahari, pourrait être son épouse.
Djedkhonsouefânkh a donc eu un fils au nom perdu : ...rê.
Biographie
Djedkhonsouefânkh semble succéder à son frère Masaharta en tant que grand prêtre d'Amon à Thèbes, alors que leur père est co-roi à Thèbes et que est roi à Tanis. Son autre frère Menkhéperrê lui succède après un court pontificat qui semble avoir été tumultueux. Ce dernier a en effet indiqué sur la qu'il est devenu grand prêtre d'Amon après des troubles ayant mené au bannissement des rebelles vers l'oasis de KhargaStèle du Bannissement, Louvre.
Théorie alternative
Cependant, Andrzej Niwiński a suggéré que Djedkhonsouefânkh n'était pas le fils de , mais plutôt de , et en tant que tel l'arrière-petit-fils de . Niwiński l'identifie avec le principal fonctionnaire mentionné avec les sépultures de Neskhons en l'an du roi Siamon et de en l'an du même roi. Il postule que (dans ce modèle, son frère), qui aurait succédé à son père en tant que grand prêtre et a réussi à unir ce titre à celui de roi, a demandé à Djedkhonsouefânkh d'être son adjoint à Thèbes. Le titre de grand prêtre sur son cercueil aurait ensuite été donné à titre posthume par son fils "[...]rê". Niwiński souligne également que les noms théophores comme Djedkhonsouefânkh apparaissent principalement très tard dans la Andrzej Niwiński, Three More Remarks in the Discussion of the History of the Twenty-First Dynasty, BES 6 (1984), 81–88. Toutefois, cette théorie est réfutée par Frédéric Payraudeau car n'a jamais utilisé de cartouche, contrairement à .
Notes et références
Bibliographie
Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Grand prêtre d'Amon Catégorie:Personnalité religieuse du XIe siècle av. J.-C.