Saint-Galmier est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Située sur les contreforts des monts du Lyonnais et dominant la vallée de la Coise d'environ , la commune compte plus de au dernier recensement. Saint-Galmier est entrée dans le guide Michelin des 100 villes labellisées plus beaux détours de France depuis 2008.
Petite ville riche en infrastructures, elle compte notamment un casino, une piscine, un cinéma, un mini golf, un hippodrome, un aérodrome, une roseraie, des écoles et collèges et de nombreux commerces aussi bien dans le centre historique que dans le bas de la ville.
Géographie La commune est située à de Saint-Étienne., à de Lyon. et à 350 km de Marseille.
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, ..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chazelles-sur-Lyon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Saint-Galmier est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Just-Saint-RambertUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant douze communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Saint-Just-Saint-Rambert, il y a trois villes-centres (Andrézieux-Bouthéon, Saint-Just-Saint-Rambert et Veauche) et neuf communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Étienne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (72,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (43,7 %), zones urbanisées (15,8 %), terres arables (15,8 %), forêts (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (9,8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Voies de communication et de transport Routes principales M6 : du Col du Béal (Chalmazel-Jeansagnière) à Châteauneuf. Dénommée D6 entre le Col du Béal et Cuzieu et entre Saint-Médard-en-Forez et Grammond ; M10 : de Marlhes à Balbigny en tant que D10, renommée M10 entre Saint-Galmier et Le Chambon-Feugerolles (territoire de Saint-Étienne Métropole) ; M12 : de Saint-Just-Saint-Rambert à Chazelles-sur-Lyon en tant que D12, renommée M12 sur les communes d'Andrézieux-Bouthéon, Chambœuf et Saint-Galmier ; M101 : de Saint-Galmier à Noirétable via Montbrison en tant que D101, renommée M101 sur le territoire baldomérien.
Transport aérien L'Aéroport de Saint-Étienne-Loire est situé à du centre de la commune, l'Aéroport de Lyon-Saint-Exupéry à .
Transports ferroviaires La gare de Veauche - Saint-Galmier, située sur le territoire communal de Veauche est située à environ du centre de la commune.
Transports urbains La commune est desservie par les lignes de bus du réseau STAS suivantes : C1 : Saint-Symphorien-sur-Coise - Saint-Galmier - Andrézieux-Bouthéon - Terrasse (Saint-Étienne) ; 39 : Saint-Galmier (Collège Jules Romains) - Chambœuf - Saint-Bonnet-les-Oules - Andrézieux-Bouthéon ; 76 : Saint-Galmier (Collège Jules Romains) - Chambœuf - Saint-Bonnet-les-Oules (ligne à vocation scolaire).
Histoire gauche|vignette|Hôtel de ville de Saint-Galmier érigé d'après les plans de l'architecte Étienne Boisson. vignette|redresse|Église à Saint-Galmier.
Antiquité Saint-Galmier vit le jour durant l'époque gallo-romaine. À l'époque, on suppose que la ville se nommait Vicus Auditiacus. Cela a été vérifié par la découverte de thermes romains non loin de la source Badoit. En effet, en 1884, lors de fouilles destinées à rechercher de nouveaux filons d’eau, sont découverts des vestiges de ces thermes datant d’une période allant du milieu du au milieu du .
Moyen Âge Pendant le haut Moyen Âge, Saint-Galmier fait partie du Comté de Forez et devient châtellenie comtale. Les comtes se succèdent au château, Guy 1er en 1115, Guillaume le Barbu en 1118 et Renaud en 1265.
Au , la ville devient ainsi un centre actif d’échange ; au carrefour de deux grands axes Velay-Lyonnais et Auvergne-Dauphiné. De nombreux moulins s’installent sur la rive gauche de la Coise.
Aux , Saint-Galmier devient résidence des Comtes de Forez. L’église actuelle est située à l’emplacement du château, le clocher correspondant au donjon. Jusqu’en 1280, la première enceinte renferme le château, l’église, le cimetière et quelques maisons. Elle passe derrière l’église actuelle et, au bord de la place, elle était percée de la porte du Pain visible jusqu’en 1840, ainsi dénommée car elle bordait la place du Pain où était installé le four banal. Il faudra attendre 1360 pour voir la seconde enceinte de 1200 m de long avec tours et portes, formant des remparts de 7m de haut autour du bourg qui s’étend au sud sur le flanc de la colline.
Au , les remparts sont remaniés et les tours carrées disparaissent au profit de tours rondes. Les portes, quant à elles, sont en partie préservées. Au , le développement urbain entraîne la création de voies nouvelles, ce qui provoque des destructions ponctuelles du rempart primitif. Des cinq portes primitives il ne reste que celle de l’Hôpital, au Sud, appelée aujourd’hui porte de Saint-Etienne.
Jeanne de Bourbon, épouse de Guy VII réside souvent à Saint-Galmier, car la ville est fortifiée et la châtellenie a de nombreux et puissants feudataires aux alentours. Ses fils y naissent et vers 1350 le Comte fait édifier pour elle le Manoir de Teillères de l’autre côté de la Coise, c’est à ainsi qu’est construit le pont Gavé. A la mort d’Anne Dauphine en 1417, Saint-Galmier ne reçoit plus les Comtes de Forez mais reste sous l’administration des châtelains du Comté. En 1531, le Comté passe sous l’autorité royale pour être rattaché à la Couronne Royale et la châtellenie est alors engagée à des seigneurs qui ont droit à ses revenus. Jusqu'à la Révolution, les seigneurs de Saint-Galmier ont entretenu des capitaines-châtelains, représentants de leur autorité.
Époque moderne Au , la seigneurie de Saint-Galmier est l'une des possessions foréziennes des familles dauphinoises d'Hostun puis de Sassenage. La marquise Marie-Françoise-Camille de Sassenage a hérité à la mort du dernier duc de Tallard, Joseph-Marie d'Hostun (1684-1755) des terres et seigneuries de Saint-Galmier, Saint-Bonnet-le-Château, Virigneux, Marols, Chambéon et Marclopt.
Sous la Révolution, à partir de 1793, Saint-Galmier s’est appelée par différents noms : Fontfortville, Commune-Fond-Fort ou encore Ville-Fontfort. Tous ces noms faisant référence à la source Badoit.
Par la suite, cette ayant connu les noms de Waldomar, évoluant en Baldomar puis Galmier, Sanctus Baldomerus est définitivement devenu Saint-Galmier dès 1801. Il s'agit effectivement d'un hommage à un ouvrier serrurier forgeron, né dans cette ville et remarqué pour ses hautes vertus avant d'être appelé à l’abbaye de Saint Just de Lyon où il fut ordonné moine. Il y mourut le . L'église actuelle lui est dédiée et conserve quelques-unes de ses reliques.
Politique et administration Liste des maires
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Tendances politiques et résultats
Démographie
Jumelages
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments vignette|Vestiges des thermes déblayés près de l'entrée de kiosque de puisage actuel en 1886..Vestiges de thermes romains : ces vestiges ont été découverts en 1844 dans l'emprise de terrains appartenant à l'entreprise Badoit. Les abbés Roux et Greppo fournirent les premières descriptions, jusqu'à leur recouvrement peu de temps après. Les vestiges sont de nouveau déblayés entre 1883 et 1886. Les clichés du photographe Éleuthère Brassart, à l'occasion de la visite de la Diana en 1886, semblent être les seules images connues . Source Badoit () : source d'eau gazeuse, exploitée par Danone, distribuée en France sous la marque Badoit (autrefois Saint-Galmier). L'ancien bâtiment administratif de l'usine Badoit, propriété de la ville, est inscrit au titre des monuments historiques depuis 2015Le bâtiment Badoit inscrit à l'inventaire des monuments historiques - Le Progrès..