La maison d'Ivrée ou Anscarides (latin : Anscarii), appelée aussi parfois famille des marquis d'Ivrée, de Bourgogne-Ivrée, de Bourgogne-Comté, ou encore maison des comtes palatins de Bourgogne, est une dynastie issue de (860-902), comte d'Oscheret (867-887), dans le royaume de Bourgogne, et premier marquis d'Ivrée (margrave), en Italie (888 à 902).

Nom On appelle parfois les membres de la maison d'Ivrée les Anscarides, du nom d' (860-902). Ce dernier émigra à la fin du en Italie, où il est nommé marquis ou margrave d'Ivrée de l'Empire carolingien dans la région du Piémont, fonction qui fut celle de plusieurs de ses descendants, d'où le nom de la famille.

Histoire La dynastie remonte au comte bourguignon Amédée/Amadée (), comte d'Oscheret, dont les deux fils ou les petits-fils , Anschier/Anschaire et Guy/Gui partent en Italie faire fortune et obtiennent marquisat d'Ivrée.

Roi d'Italie L'un des marquis d'Ivrée, Bérenger II, fils d'Adalbert et de Gisèle de Frioul (880-910), fille du roi d'Italie Bérenger , parvint à devenir roi d'Italie en 950. Néanmoins, il fut destitué l'année suivante par le roi de Germanie Otton . Essayant en vain de reprendre le pouvoir, Otton le fit enfermer à Bamberg où il mourut en 966.

À la mort d'Otton III, le marquis Arduin d'Ivrée se fit couronner roi d'Italie, le en l'église Saint-Michel de Pavie. Cependant, l'empereur Henri II prit la route de l'Italie en et se fit couronner roi d'ItalieCarlrichard Brühl, Naissance de deux peuples, Français et Allemands (), Fayard, août 1996, .. Vaincu, après un bref intermède à l'été 1014 pendant lequel il essaya de reprendre son trône, il déposa finalement sa couronne royale sur l'autel du monastère de Fruttuaria qu'il avait comblé de ses bienfaits avant d'y devenir moine et d'y mourir le .

Comtes de Bourgogne vignette|La Bourgogne des . À la suite de l'éviction de Bérenger II, les membres de la Maison d'Ivrée se fixèrent dans le comté de Bourgogne, dont ils devinrent comtes palatins de Bourgogne.

En effet, Otte-Guillaume de Bourgogne, le petit-fils de Bérenger II, devint en 982 le premier comte palatin de Bourgogne de la Maison d'Ivrée.

Rois de Castille Une branche cadette de la famille accéda aux trônes de Castille au avec Raymond de Bourgogne (1059-1107), comte de Galice par mariage avec Urraque de Léon (fille du roi de Léon Alphonse VI de Léon). Son fils, Alphonse VII, fut proclamé empereur par les Espagnols. La Maison de Trastamare est issue d'un bâtard de la Maison d'Ivrée en la personne du roi Henri II de Castille. Par la suite, la maison de Trastamare accéda au trône d'Aragon. La lignée agnatique des Anscarides s'éteignit avec Jeanne , mère de l'empereur Charles Quint.

Filiations Premiers degrés Présentation des premiers degrés issus d'Anchier/Anschier/, à partir des travaux de Maurice Chaume (1922, 1925), amendés et corrigés par les auteurs contemporains, notamment Christian Settipani (1994), Thierry Le Hète (1995) et le projet en ligne MedLands.

Certains auteurs ont considéré le comte Amédée d'Oscheret (vivant en 830) comme étant le grand-père d'Anchier/Anschier/Anschaire.. Il semble plus probable qu'il soit son père selon d'autres travaux : Georges de Manteyer (1899), Maurice Chaume, Christian Settipani (1994), Thierry Le Hète ou encore le projet Internet Medieval Lands.

Anschier/ (vivant 879), comte d'Oscheret (v. 877/79-887/88), premier margrave (marquis d'Ivrée) (888), ∞ N.N.. Aubert/ (/924), margrave (marquis d'Ivrée) (902), ∞ (1°, v. 900) (/15), fille du roi , ∞ (2°, v. 915) (), fille du marquis . (1) (900-966), marquis d'Ivrée (923/24), roi d'Italie (950, destitué en 951), ∞ (vers 930/931) (), roi associé d'Italie (roi des Lombards), avec son père (950-964), marquis d'Ivrée, ∞ , fille de et Adélaïde [de Vienne]. ( ) premier comte de Bourgogne, ∞ Ermentrude de Roucy, veuve héritière d', comte de Mâcon. Voir ci-après Guy d'Ivrée (v. 940 ), marquis d'Ivrée (950). Sans postérité. Conrad d'Ivrée (), marquis d'Ivrée (v. 965), ∞ Richilde. Sans postérité. Gerberge (Gilberga), ∞ , marquis de Montferrat ; Rozala/Rosala-Suzanna, ∞ (1°) , ∞ (2°) . (?) Gisla, nonne. (?) Berta, abbesse de San Sisto à Piacenza (952) (1) Berthe, abbesse de Modène. (2) Anschaire de Spolète (915-940), duc de Spolète (924 à 940), ∞ N.N.. Bérenger. . . Cunibert, chanoine et vice-comte d'Asti. Batéric. (2) Adalbert, comte de Pombia (962). (?) Dadon de Pombia (), comte de Pombia (973-980), comte de Milan (967), confirmé marquis d'Ivrée, ∞ Ichilda (ou Desiderata), fille de Arduin le Glabre, marquis ou comte de Turin. Guibert (), comte de Pombia (1001-14). Guido, comte de Pombia. Riprando, prieur de Pavie. Guiberto (), comte, prieur de Pavie. Guido (), comte de Pombia (av. 1070) comte de Biandrate (1070), dont postérité. une fille (?) Arduin d'Ivrée (955-1015), marquis d'Ivrée (980/96 ?), roi d'Italie (1002-1014) , marquis d'Ivrée (999, marche confisquée par Henri II en 1015. , comte de Pombia. (?) Adalbert. Guy/Gui (), comte d’Atuyer (Oscheret). Guy/Gui, comte.

Branche des comtes de Bourgogne, Mâcon et Vienne Généalogie reposant notamment les travaux du Europäische Stammtafeln, Maurice Chaume (1925), Constance Brittain Bouchard (1987), Christian Settipani (1994) ou encore le projet en ligne MedLands. Voir également la « Généalogie des comtes de Bourgogne » proposée par Éliane Vergnolle (2001)..

( ) premier comte de Bourgogne, fils du roi Aubert d'Italie, héritier désigné du duché de Bourgogne, ∞ Ermentrude de Roucy, veuve héritière d', comte de Mâcon. (), comte de Mâcon, ∞ N.N., probable fille de , et de . , (/49), comte de Mâcon, ∞ Élisabeth de Vergy. Geoffroy (), comte de Mâcon, ∞ Béatrice. (), comte de Mâcon (résigne en 1078), son cousin () hérite du titre (voir ci-après). Robert. Mathilde/Mahaut (), ∞ (995) Landry de Nevers (), comte de Nevers. d'où la suite des comtes de Nevers et d'Auxerre. Gerberge de Bourgogne (985 /1023), ∞ (vers 1002) (), co-comte de Provence. (), comte de Bourgogne, ∞ Adélaïde de Normandie (). , dit le Grand ou Tête Hardie (1020-1087), comte de Bourgogne (1057) et comte de Mâcon (1078), ∞ Étiennette (Stephania) (). Ermentrude ∞ (1065) , comte de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette. Eudes. (, lors de la première croisade), comte de Bourgogne, de Mâcon et de Vienne, ∞ Régine d'Oltingen. (), comte de Bourgogne, de Mâcon et de Vienne, ∞ . (), comte de Bourgogne et de Mâcon. (?) Guillaume. Gui ou Guy (), administrateur de l'archevêché de Besançon puis élu pape (1119) sous le nom de . ( à Ascalon), dit « le Hardi » ou « Tête Hardie », co-comte de Bourgogne, de Mâcon et de Vienne (1097), à la suite de son frère et en association avec son neveu , ∞ Béatrice de Lorraine, fille du duc . (), alias Guillaume III de Mâcon (vers 1088/1095 /1157), co-comte de Mâcon avec son frère (1102), comte d'Auxonne (1127), de Vienne (1148), régent du comté de Bourgogne (1148), ∞ Ponce/Poncette/Pontia de Traves. Auteur de la branche cadette. Girard/Gérard/ (), comte de Mâcon et de Vienne, seigneur de Traves, sire de Salins, ∞ Maurette, fille et héritière de . (1153-1219), seigneur de Traves et sire de Salins, ∞ (1°, 1180) Mahaut de Bourbon, ∞ (2°, 1200) Alix de Dreux, dame de Traves, fille de . (1155-1224), comte de Mâcon et de Vienne, ∞ (1°, 1175) Pontia/Ponce de Beaujeu, fille d' et d'Alix de Savoie (sans postérité), ∞ (2°, 1180) Scholastique de Champagne, fille du comte et de Marie de France. , comte de Mâcon et de Vienne, ∞ Guigonne; fille de . Alix, dernière comtesse de Mâcon (1224-1239) et de Vienne (1224-1227), ∞ Jean de Dreux. (mort en 1247/1255), comte de Vienne, chanoine à Mâcon et doyen de Saint-Étienne de Besançon, excommunié en 1233, retourné à l'état laïc, ∞ (1°) Agnès, fille d' de Ferrette, ∞ (2°) Isabelle, fille de . Sans postérité. (assassiné à Genève), comte de Vienne, seigneur de Montmorot, d'abord fiancé à Marguerite de Beaujeu, ∞ Élisabeth de Chalon, fille de , comte de Chalon. Sans postérité. Béatrix (), ∞ (1219) de Neublans d'Antigny (), seigneur de Pagny. , comtes de Vienne, respectivement en 1247-1250 et 1250-1263/1277. Par ce titre, il est l'auteur de la seconde maison de Vienne. Étienne () archevêque de Besançon (1191-1193). Béatrice (), ∞ (1177) , marquis d'Italie (Suse) et comte de Savoie (1148-1189). Alexandrine (), ∞ de Bâgé/Baugé, fils de sire de Bagé. Ide (), ∞ (1°) , seigneur de Coligny, ∞ (2°, 1190) duc de Lorraine (sans postérité). Géraud/Gérard (), seigneur de Vadans (Jura), mari de Perrette de Dampierre ou de Ferrette (), comte d'Auxonne, ∞ Judith de Lorraine, fille du duc de Lorraine . (), comte d'Auxonne, ∞ (1174 ), héritière du comté de Chalon. (), comte de Chalon, d'Auxonne et seigneur de Charolais (1227 à 1237), puis sire de Salins (1227). d'où la maison de Chalon et la suite des comtes palatins de Bourgogne. (vers 1093/1100 ), dit le franc-comte, co-comte de Mâcon (1102), comte de Bourgogne (1127), après les règnes de ses cousin et petit-cousin, ∞ Agathe de Lorraine, fille du duc . Auteur de la branche aînée. (vers 1145 ), comtesse de Bourgogne, reine de Germanie (1156), puis impératrice du Saint-Empire (1167), ∞ (1156) Frédéric Barberousse, roi de Germanie (1152), roi de Bourgogne (1155), roi d'Italie (1155), empereur du Saint-Empire (1155), nombreuse postérité dont : (/01), comte palatin de Bourgogne. d'où la suite des comte palatin de Bourgogne.. Sybille (Mahaut), ∞ (1080) , duc de Bourgogne. d'où la suite des ducs de Bourgogne. Raimon/Raymond ( en Espagne), comte de Galice, ∞ (1090) , héritière du roi de Castille et de Léon, reine en 1109. Alphonse VII (1105 ), roi de Galice (1112 à 1157) et de León et Castille (1126 à 1157), « empereur de toutes les Espagnes » (1135), ∞ Bérengère de Barcelone, fille de , comte de Barcelone et de Gérone, et Douce de Gévaudan, comtesse de Provence. dont la branche castillane des comtes de Bourgogne. Hugues (/1103), archevêque de Besançon. Gisèle (), ∞ (1°, 1090) , comte de Savoie (leur fille Alix épouse le roi de France ), puis ∞ (2°, /06) , marquis de Montferrat, d'où postérité des deux unions. Clémence (, ∞ (1, 1092) , comte de Flandre, ∞ (2, ) , comte de Louvain et de Bruxelles, landgrave de Brabant. (?) Octavien (), moine, évêque de Savone, saint catholique ; (?) Étiennette, ∞ Lambert François, de Valence, seigneur de Royans ; (?) Berthe (, ∞ (1093, dont elle sera la épouse) (), roi de Castille et de Léon, sans postérité. Gui (v 1025-), comte de Brionne, neveu du duc de Normandie duquel il prétend succéder. , dit de Superalios (cité en 1037- v 1086), vicomte de Lons-le-Saunier, sire de Montmorot, de Navilly et de Scey, ∞ Aldeberge de Scey. , vicomte de Lons-le-Saunier et sire de Montmorot. (?) Foulques, alias Foulques de Joux de Grandson (cité en 1060-1114)d'après le chroniqueur Hériman de Tournai. Repris notammet par Bouchard (1987)., ∞ Alix de Roucy ; Aubrée de Buonalbergo, ∞ (1051/52) Robert Guiscard/de Hauteville, duc d'Apulie, de Calabre et de Sicile. Agnès de Bourgogne (), ∞ (1° vers 1016) (969–1030), duc d'Aquitaine, dont postérité, ∞ (2° vers 1016) , comte de Vendôme, d'Anjou et de Tours.

Branche castillane des comtes de Bourgogne Présentation de la filiation de la branche castillane de Bourgogne à partir de Medieval Iberia (2003) et complété avec le projet en ligne MedLands.

Raimon/Raymond ( en Espagne), comte de Galice, ∞ (1090) (), héritière du roi de Castille et de Léon, reine en 1109. Cette dernière épouse (1109) le en secondes noces. Sont issus de cette union : Sancha (av. nov. 1095/ap. 1102 ). Alphonse VII (1105 ), roi de Galice (1112 à 1157) et de León et Castille (1126 à 1157), « empereur de toutes les Espagnes » (1135), ∞ (1°) Bérengère de Barcelone, fille de , comte de Barcelone et de Gérone, et Douce de Gévaudan, comtesse de Provence, ∞ (2°, 1152) Richezza de Pologne (v. 1140-1185), fille de et d'Agnès de Babenberg.