La Perspective Nevski (en ) est une nouvelle de Nicolas Gogol parue en 1835.
Historique La nouvelle paraît d'abord dans le recueil en prose Arabesques en 1835Le texte comprenait en outre Le Portrait et Le Journal d'un fou. Arabesques fut publié le même mois que Mirgorod, ce qui laisse penser que les textes furent écrits en même temps (Donald Fanger, « Nikolaï Gogol » in ).. À sa sortie, l'œuvre fut saluée par Alexandre Pouchkine comme la plus aboutie de Gogol.. En 1843, dans ses Œuvres complètes, Gogol décide d'inclure La Perspective Nevski, avec Le Nez, Le Manteau, Le Portrait et Le Journal d'un fou, dans le recueil des Nouvelles de PétersbourgChronologie de Gogol par Gustave Aucouturier, Les Âmes mortes, Folio, 1973. Elle est la plus réaliste des cinq nouvelles du recueil.
Résumé
Le récit a pour décor le centre de Saint-Pétersbourg. L'intrigue se met en place autour de la perspective Nevski, rue principale et passage obligé des habitants de la capitale de l'Empire russe, dont les figures changent au gré des heures. Gogol commence par décrire la perspective à l'aube, quasi vide, qui se peuplent d'abord de nécessiteux et de mendiants, puis d'ouvriers. La rue se remplit ensuite d'écoliers et de leurs précepteurs et de gouvernantes. Les occupants de la Perspective changent alors, la population devient plus mondaine. Fonctionnaires de différents ministères attentifs à leur apparence plus qu'à toute autre chose : , badauds insolites et improbables.
Puis, le récit s'attache à suivre les pas de deux de ces passants qui marchent de conserve. Tout d'abord, Piskariov, un jeune peintre naïf, et Pirogov, un lieutenant. Deux personnages dont le premier connaîtra un destin tragique, l'autre un sort grotesque.
Commentaires Gogol offre, au-delà de son style direct et simple, une vision d'apparence désabusée sur la vie citadine et sur la société pétersbourgeoise. Nouvelle étrange, dont les transitions entre ironie et tendresse semblent aussi brutales que sa structure dramatique même, le texte semble soutenu par une fine ironie. En effet, ici, le rire d'habitude naturel chez Gogol devient jaune. Au lieu de paraître impressionnée ou éblouie, la narration semble rêver aux fantômes vivants que sont les passants de la perspective Nevski.
Adaptation cinématographique Le film italien Celle qui passait (La passeggiata) de Renato Rascel sorti en 1953 s'est très librement inspiré de la nouvelle de Gogol.
Notes et références
Bibliographie
Liens externes La Perspective Nevski (le texte en ligne). Невский проспект (le texte en ligne).
Catégorie:Nouvelle de Nicolas Gogol Catégorie:Nouvelle russe parue en 1835 Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant à Saint-Pétersbourg Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant dans l'Empire russe