Peter McGill, né Peter McCutcheon en à Creebridge en Écosse et mort le à Montréal, est un homme d'affaires, banquier, juge de paix et homme politique canadien. Il est maire de Montréal de 1840 à 1842.

Biographie Né en et baptisé le à Creebridge en Écosse sous le nom de Peter McCutcheon, il est le fils de John McCutcheon et de sa deuxième épouse Mary McGill. Le , Peter McGill épouse à Londres Sarah Elizabeth Shuter Wilkins avec qui il a trois fils dont un meurt en bas âge.

En , à l'âge de 19 ans, il immigre au Canada où il retrouve son oncle , un loyaliste habitant à MontréalBiographi (2017). McGill, John, http://www.biographi.ca/en/bio/mcgill_john_6E.html (Consulté le 28 mars 2017), qui était déjà établi au Canada depuis plusieurs années1837, 2001. Peter McGill (1789-1860), http://www.1837.qc.ca/1837.pl?out=article&pno=n255 (Consulté le 21 mars 2017). Son oncle s'y est établi grâce au lucratif marché de la fourrureLaporte, Gilles (2004). Patriotes et loyaux, Montréal, Septentrion, 415 p.. Le , Peter McCutcheon prend le nom de son oncle à la demande de ce dernier qui, ayant perdu sa femme et sans enfant, en fait son héritier.

Carrière Peter McGill fait des études à la grammar school et il s'installe ensuite au Canada. Il est d'abord commis au bureau montréalais dans la société commerciale, la Parker, Gerrard, Ogilvy and Company. John McGill demande à son neveu de changer de nom de famille pour le sien, ce qu'il fait, pour hériter de l'énorme somme d'argent de celui-ci. Peter McGill joue un rôle dans plusieurs domaines. Il est commerçant, juge de paix, administrateur de banque et de plusieurs compagnies et un homme politique important, également lors des mouvements patriotes. Il hérite de la fortune de son oncle et le contrat de mariage qui le lie à Sarah Elizabeth Shuter Wilkins est très avantageux, ce qui fait de lui quelqu'un d'assez à l'aise financièrementBiographi, 2017. McGill, Peter, http://www.biographi.ca/fr/bio/mcgill_peter_8F.html (consulté le 21 mars 2017).

vignette|gauche|Portrait de Peter McGill, en 1866.

Sa carrière professionnelle Il est associé à la Banque de Montréal où il débute dans le conseil d'administration en 1819, devient vice-président en 1830 et ensuite président en 1834. Il occupe cette fonction pendant 26 ans. Il fait également construire le premier chemin de fer de la colonie et il a le monopole du transport maritime sur la rivière des Outaouais. Il est gouverneur à l'Université McGill et ensuite membre de l'administration de l'hôpital général de Montréal et aussi juge de paix. Il sert comme premier président de la St. Andrew's Society of Montreal pour défendre la cause des Écossais à Montréal . C'est ce qui fait de lui une personne très active socialement et surtout dans le domaine économique1837, 2001. Peter McGill (1789-1860), http://www.1837.qc.ca/1837.pl?out=article&pno=n255.

Sa carrière politique Peter McGill est le deuxième maire de Montréal de 1840 à 1842, après Jacques Viger, et est nommé, et non élu, par le gouverneur SydenhamBiographi (2017). Thomson, Charles Edward Poulett, baron Sydenham, http://www.biographi.ca/fr/bio/thomson_charles_edward_poulett_7F.html (Consulté le 28 mars 2017). Il est déclaré en membre du Conseil législatif et en novembre, membre du Conseil exécutif. C'est lui qui élabore les premiers règlements régissant la ville de Montréal. Dans son document de loi, il parle du Service d'incendies, des impôts, des calèches, de baignades, de football et du lancement de pierres ou de balles de neige, par exempleMarsolais, Claude, Luc Desrochers et Robert Comeau (1993). Histoire des maires de Montréal, Montréal, VLB, 319 p..

Implication durant les rébellions Peter McGill est un loyaliste, comme son oncle avant lui. Sous ses ordres et de John Molson, la Constitutional Association dénonce des agissements des patriotes et font appel à l'armée pour rétablir l'ordre le plus rapidement possibleLaporte, Gilles (2015). Brève histoire des patriotes, Montréal, Septentrion, 563 p.. Il s'en prend alors verbalement aux leaders Patriotes en affirmant que leurs ambitions sont décevantes et qu'ils ont une haine profonde des britanniques inexpliqués. Il considère que la solution est de miser sur l'intervention du clergé et sur l'influence de la religion protestanteLamonde, Yvan (2000). Histoire sociale des idées du Québec de 1760-1896, Québec, Fides, 572 p.. En 1837, il met sur pied une force de volontaires afin d'assurer la sécurité des Loyalistes. Le , McGill lance une manifestation de loyaux et attire près de 7000 personnes. En début , 300 patriotes en viennent au coup avec les membres de son association. Il prône l'union du Haut et du Bas-Canada, l'abolition du régime seigneurial et le maintien du Conseil législatif non-électif. Il parle également, avec 6 autres représentants, avec Lord Durham lors de son arrivée au Canada sur l'avenir de la colonie, ce qui a évidemment influencé ce dernier sur la suite des évènements.

Il meurt le à Montréal.

Honneurs

C'est lui, plutôt que James McGill, qui est dépeint sur le vitrail dans la station McGill du métro de Montréal (même si la station est ainsi nommée pour sa proximité à l'Université McGill). La rue McGill dans le secteur du Vieux-Montréal près de la station de métro Square-Victoria porte également son nom (à ne pas confondre avec l'avenue McGill College proche de l'Université McGill). Le quartier Peter-McGill.

Notes et références

Voir aussi Liens externes

Peter McGill (McCutcheon) — Assemblée nationale du Québec

Articles connexes Maire de Montréal

Catégorie:Maire de Montréal Catégorie:Homme d'affaires canadien Catégorie:Membre du Conseil législatif du Bas-Canada Catégorie:Naissance en août 1789 Catégorie:Naissance en Écosse au XVIIIe siècle Catégorie:Décès en septembre 1860 Catégorie:Décès à Montréal Catégorie:Membre du Conseil spécial du Bas-Canada Catégorie:Décès à 71 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière Mont-Royal Catégorie:Diaspora écossaise au Québec Catégorie:Membre du Conseil législatif de la province du Canada