La ville de Beït Shéan, Beit-CheanTrois ans de sécheresse dans la région de Beit-Chean http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/medit_0025-8296_1962_num_3_3_1044, Beit Chéan Israël est-il prêt à faire face à un tremblement de terre ?http://www.hamodia.fr/article.php?id=4475, Bet She'an ou encore Beth Sheanhébreu : bet šəʼan, (hébreu : Beth Šəān ; , , Biessan) en Israël est l'une des villes les plus anciennes d'Orient.

Histoire de la ville vignette|gauche|Site archéologique de Bet Shéan. Dans l'Antiquité

Cette ville s'enorgueillit d'un riche passé historique, dont le stade de développement le plus important de la ville se situe à l'époque romaine (II s av. J.-C. - ). Sur le Tel Beït-Shéan, surplombant la vallée de Nahal Harod, on retrouve 20 couches archéologiques de vestiges. On y a notamment découvert une stèle de Séthy Ier célébrant sa victoire sur une tribu asiate en guerre avec les Apirous, soit les Hébreux d'après Albright. Elle s’est appelée Scythopolisgrec : Σκυθόπολις; puis en latin : Scythopolis, La ville des Scythes ou Nysagrec : Νϋσα; puis en latin : Nysa à la période hellénistique et romaine.

Durant la période byzantine, Scythopolis, appelée « la cité de nombreuses églises » devint la capitale de la province de Palestina Secunda. quoi qu'il en soit, sa population juive resta sur place - deux synagogues datant du et du s ont été découvertes. Elle fut occupée par les musulmans vers 636. Les habitants durent céder la moitié des maisons de la cité en tribut aux Arabes, de même que l'argent des récoltes.

Le site a connu un considérable développement à partir de temps très anciens, jusqu'à la destruction de la cité par un énorme tremblement de terre en 749.

La position de la ville se tenant au carrefour de routes principales et la facilité d'accès dont elle dispose vers les sources d'eau des environs, (Gan Hashlosha et Houga étant les plus connues), sont les facteurs majeurs du développement de la ville, et ce, depuis l'Antiquité.

La ville arabe Avec la conquête arabe, elle s’est appelée Biessanarabe : baysān, ou en arabe dialectal : bayt šān, .

Guerre de 1948 et nettoyage ethnique

Dans le plan de partage de la Palestine voté par l’assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Baysan est attribué à l’État juifSami Hadawi, « Palestine - Index to villages & settlements », Palestine Arab Refugee Office, 1949..

En 1948, la guerre civile fait rage entre les communautés juive et arabe de Palestine mandataire. À partir d'avril les forces israéliennes prennent l'offensive en vue d'assurer la continuité territoriale des territoires sous leur contrôle en prévention de l'offensive annoncée des pays arabes voisins. L’objectif du plan Daleth est également le nettoyage ethnique de la Palestine, afin que la plus grande part du pays revienne aux Juifs, avec le moins d’Arabes possible. La ville de est habitée par 5 000 Arabes palestiniens et se situe à la frontière avec la Transjordanie. Un ultimatum est remis aux notables, exigeant l’évacuation de la population arabe dans les dix heures. Le comité national arabe local le rejette, et prépare la défense et des réserves de nourriture. Exceptionnellement, l’armée de libération arabe dispose de deux canons antiaériens français de la Première Guerre mondiale. Après un bombardement d’artillerie et par l’aviation, dans la nuit du 10 au 11 mai, les soldats de la brigade Golani prennent deux villages des faubourgs de la ville et commencent la nuit suivante à bombarder la ville. Dès le lendemain, les Arabes demandent un cessez-le-feu qui est accepté par la Haganah. Cette dernière exige l’évacuation des miliciens qui se trouvent dans la ville. Les autorités arabes demandent des instructions de Naplouse ou Jénine mais entretemps, les troupes de l’Armée de libération arabe et la majorité des habitants s’enfuient vers la Transjordanie. Les ou habitants restant se rendent. Initialement ravitaillés, ils sont expulsés à l’approche du 15 mai. Selon Ilan Pappé, certains habitants sont conduits à Nazareth ou Jénine, mais la plupart sont transférés en Jordanie. La ville étant proche du Jourdain, nombre des expulsés de mai sont revenus, jusqu’à ce que les Israéliens les expulsent définitivement en juin en camionsBenny Morris, The Birth of the Palestinian Refugee Problem Revisited, 2003, 226-227.Illan Pappé, Le Nettoyage ethnique de la Palestine, Paris : Fayard, 2008 . Version électronique, 138-139..

Saleh Abdel Jawad considère le bombardement de mai comme un massacre intentionnel, dans le but du nettoyage ethnique des Palestiniens, car il intervient longtemps après que la ville ait fait sa reddition. Après le bombardement, des inspecteurs arabes furent requis, portant un brassard jaune, de marquer à la peinture jaune les boutiques abandonnées, afin de faciliter leur acquisition par les JuifsSaleh Abdel Jawad, « Zionist Massacres: the Creation of the Palestinian Refugee Problem in the 1948 War », In E. Benvenisti, C. Gans, S. Hanafi, (directeurs de publication) Israel and the Palestinian Refugees. Beiträge zum ausländischen öffentlichen Recht und Völkerrecht, vol. 189. Springer, Berlin, Heidelberg, 2007. https://doi.org/10.1007/978-3-540-68161-8_3, 97-98.

Après 1948 : le camp de transit et la ville de développement Un camp de transit (en hébreu ma'abara) a été établi à Beit Shean en 1949. L'Agence juive y a d'abord envoyé des immigrants originaires de Bulgarie, de Pologne et de Tchécoslovaquie. Puis les nouveaux résidents furent surtout des juifs perses et irakiens, majoritaires en 1954Israel: The First Decade of Independence publié par S. Ilan Troen,Noah Lucas, p.449-450, lire en ligne : .

450 constructions en dur ont été érigées en 1954, les résidents du camp étant alors au nombre de 4 500Israel: The First Decade of Independence publié par S. Ilan Troen,Noah Lucas, p.450, lire en ligne : . Beit Shean s'est transformée en ville de développement. « Les autorités israéliennes avaient en vue des objectifs sécuritaires : les villes de développement comme Ma'alot and Kiryat Shmona au nord et Beit-Shean à l'est étaient conçues non seulement pour fournir des logements aux nouveaux citoyens du pays mais aussi pour renforcer les frontières d'IsraëlThe country's security needs were a major factor in the situating of many settlements for new immigrants. Development towns such as Ma'alot and Kiryat Shemonah in the north and Bet-Shean in the east were intended not only to provide homes for the country's new citizens but to strengthen Israel's borders as well", "Project Renewal." Encyclopaedia Judaica. . Encyclopedia.com. 24 Jan. 2018 <http://www.encyclopedia.com> ».

Aujourd'hui Depuis octobre 2016, une ligne de train « ligne de la vallée » relie la ville à Haïfa en train en 50 minutes. Les sources d'eau ont contribué à la création de centres touristiques et d'attraction fréquentés par de nombreux touristes d'Israël et de l'étranger.

Constructions et institutions Zone industrielle aménagée dans le cadre d'un parc naturel Hôpital Centre médical Centre éducatif École d'archéologie École technique d'ingénierie Galerie marchande Gare depuis 2016

Population

Éducation

36 jardins d'enfants 9 écoles primaires 2 collèges

Culture

2 centres communautaires 1 centre de musique 1 bibliothèque municipale 1 centre de soutien aux adolescents 1 centre pour jeunes enfants 1 centre pédagogique pour enseignants

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Tel Beït-Shéan Camps de transit en Israël (Ma'abarot)

Documentation externe Beit Shean - Une ville biblique- et Scythopolis - Une cite romano-byzantine Pictures of Beit Shean

Catégorie:Ville dans le district nord (Israël) Catégorie:Colonie séleucide Catégorie:Aire protégée du district nord (Israël) Catégorie:Ma'abarot Catégorie:Tell Catégorie:Localité conquise par Israël durant la guerre israélo-arabe de 1948 Catégorie:Sous-district de Beisan Catégorie:Localité palestinienne dépeuplée Catégorie:1948 en Palestine Catégorie:Massacre de Palestiniens en 1948