Montpellier XIII est un club de rugby à XIII français, créé en 1953, situé à Montpellier dans le département de l'Hérault, en Occitanie.
Le club a été un pilier important du « mouvement treiziste » dans l'ancienne région Languedoc-Roussillon, dans les années 1950-1960.
Malgré des performances « en dent de scie » au cours des décennies qui suivent, les « Treizistes » montpelliérains parviennent, avec parfois des moyens financiers réduits, et une reconnaissance relative des instances fédérales , à maintenir une structure pérenne, a minima de formation (école de rugby) et une présence permanente en Championnat de France (équipe sénior masculine et féminine).
Le club bénéficie depuis les années 2000 d'un stade d'une certaine importance, le Stade Sabathé, puisqu'il s'agit d'installation d'une capacité de , qui accueillait auparavant le club de rugby à XV local, le MRC. C'est à cette époque que le club rejoint la deuxième puis la première division du championnat de France.
L'équipe « première » masculine du club évolue depuis 2019 dans la quatrième division, à savoir le Championnat de France de rugby à XIII Fédérale, son équipe féminine ayant gagné le championnat de France de Division fédérale (deuxième division).
La même année, le club doit faire face à l'apparition d'un projet concurrent, celui des « Lattes-Montpellier Sharks », une formation qui initialement devait rejoindre directement l’Élite 1 , qui jouera finalement en Division nationale, sera promue en Élite 2 mais qui déclarera un forfait général en 2021.
En 2022, la section masculine déclare forfait, mais son retour, d'abord pressenti pour la saison 2022-2023, ne semble pas se concrétiser depuis.
Palmarès Championnat de France Élite 1 : Vainqueur : Néant Finaliste : Néant Coupe de France : Vainqueur : Néant Finaliste : Néant Championnat de France Élite 2 : Vainqueur : Néant Finaliste : 1 (2008, 2010)
Contexte et historique du club
Une tradition de rugby à XIII à Montpellier
En septembre 1944, le club historique de rugby à XV de la ville, l'US Montpellier (USM), créé en 1919 en tant que section du Stade olympique montpelliérain (SOM), devenue USM et autonome en 1923, vote son passage au rugby à XIII sous le nom d'USM XIII. Deux ans plus tôt le club avait atteint les quarts de finale du championnat de France (zone Sud) sous le nom USOM (fusion du SOM et de l'USM entre 1941 et 1944, imposée par les autorités de Vichy).
Le club fait alors partie des douze associations sportives indépendantes du premier Championnat de France (Division Nationale) de la réhabilitation du rugby à XIII, compétition semi-professionnelle, en compagnie d'un autre club héraultais, Béziers XIII..
En 1946, faute de moyens financiers et n'ayant pas de stade dédié, l'USM XIII se met en sommeil. Sept ans plus tard, en 1953, le club renaît, profitant notamment de la disparition du dernier club « quinziste » de la ville (l'ASPTT Montpellier).
Pendant une vingtaine d'années, l'USM XIII va évoluer en Division Nationale (Elite 1 d'aujourd'hui), avec notamment à la fin des années 1950, et début des années 1960 une certaine réussite sous la houlette du fantasque Jean Dop, avec Joseph Guiraud, Guy Cardona, Lafalla, Poulet, Barcelo, Rameil, Boutonnet, Plo ... et l'apport des anciens lyonnais Krawzyck, Taterzinski et consorts. Le club atteint ainsi la finale du championnat de France " Honneur" en 1955 (défaite contre le FC Lézignan 30-12).
Montpellier a également eu l'opportunité rare de disputer un test-match face à l'Australie, lors de la tournée des « Kangaroos » 1959-1960 en Europe : devant le club s'incline à domicile 44 à 13.
Quelques années plus tard, des joueurs de Montpellier rencontrent de nouveau les australiens lors de leur tournée 1963-1964, mais au sein d'une sélection comprenant des joueurs marseillais ; cette sélection « Marseille-Montpellier » s'incline 51 à 11 dans la cité phocéenne devant une chambrée assez modeste de 889 spectateurs .
Le stade du Pont-Juvenal est alors le théâtre de matchs homériques, en alternance avec le club de football : Sports Olympiques Montpelliérains. le club atteint ainsi la finale du championnat de France « Honneur ».
La présence d'un club de rugby à XIII n'est donc pas une nouveauté dans la capitale régionale. En effet comme le montre l'année de sa création, loin d'être le caprice d'une cité héraultaise avide dès les années 1980 de nombreux sports, le rugby à XIII est devenu, si ce n'est une institution, une véritable tradition sur les bords de la Mosson. Sous des structures diverses, des appellations variéesES Montpellier, Montpellier-Castelnau, Montpellier Crystal XIII, et ayant aussi subi des fortunes diverses - on note un grand passage à vide jusqu'à la fin des années 1990 par exemple - les Montpelliérains ont toujours été présents à un stade ou à un autre des compétitions fédérales. Notons quelques faits d'armes de l'équipe héraultaise : Trophée Bernard (1975) en battant Réalmont XIII 12-10; championnat de France (1977) en battant l'US Villeneuve 30-15; Coupe Falcou champion de Fédérale (1977) en battant Caumont 21-17, Coupe de France DN2 (1978-1979) en battant Caumont 21-6.
Une école de rugby et un quartier Plusieurs facteurs peuvent expliquer que ce club ait survécu jusqu'à nos jours. La présence constante d'une école de rugby qui a formé quelques-uns des joueurs de l'Élite, actuels comme passés, est un de ces facteurs qui ont permis au club de traverser les périodes de « vaches maigres » . Implantée au cœur du quartier populaire de la Paillade, celle-ci a sans doute bénéficié des différents apports de population dès les années 1960 qui suivent l'histoire du peuplement de Montpellier et qui font la richesse aujourd'hui de la cité héraultaise. Elle a été fondée par un joueur qui allait devenir une grande figure du XIII Montpelliérain : André Sénégas, également fondateur de l'équipe féminine.
Fin des années 1990 : Du déclin au retour
Les bonnes performances de l'équipe expliquent un renouveau du rugby à XIII à Montpellier fin des années 1990. En effet, après des performances honorables dans les années 1980, le club retombe dans l'oubli dans les années 1990. Formé de vétérans des années 1980 auxquels s'ajoutent des joueurs amateurs venant d'horizons divers, parmi lesquels le rugby à XV amateur, le club vivote et ne sert que de faire-valoir citadin aux équipes de villages audoises ou catalanes de ce qui est alors la DN 3.
Le club ne semble pas développer non plus de lien avec la section de rugby à XIII de l'Université de Montpellier, pourtant championne universitaire en 1998.
Et il ne dispose alors que d'un réservoir de joueurs limité en effectifs, versatile, et d'un réservoir aussi maigre de supporters et de fans, correspondant bien souvent au cercle familial des joueurs et des dirigeants. vignette|Le club pose avec le bouclier au stade de la Mosson, stade de football non seulement emblématique de la ville de Montpellier, mais aussi voisin de leur terrain d'entrainement à l'époque. S'apparentant alors à une petite entreprise familiale désargentée, peinant à rassembler ses cadres aussi bien sur le terrain qu'en dehors, le club va cependant connaître un renouveau dès les années 1997-1998 avec les jeunes joueurs issu de l'école de rugby (Mamouni Abdel, Moustapha Andachi, Kahlid Boukayou) et notamment le recrutement de talents étrangers comme l'Australien Steven Bye qui jouera pour le club jusqu'en 2000.
En s'associant avec les anciens (les frères jumeaux Max et Patrick Cobos., Claude Simon, Eric Bouteloup, Serge Trinquier, Ghislain Fraysse...) et des joueurs venus du Rugby à XV, ils vont dans une expérience intéressante d'entraînement collectif mener le club jusqu'à la victoire finale (1998/1999) du Championnat de France de rugby à XIII Fédérale, sur la pelouse du Stade du Moulin de Lézignan-Corbières, en battant, sur le score de 30-15, Ille-sur-Têt XIII. Ils bouleversent ainsi la hiérarchie traditionnelle d'une compétition dont le titre était jusqu'ici disputé entre Catalans et Audois. L'accession en division Nationale 2 sera fêtée dignement au château de Lavérune (fief d'André Sénégas, pilier de l'école de rugby de la Paillade, décédé en 2006. et dont le nom sera donné à un tournoi désormais régulier.). Ce groupe de joueurs et de dirigeants entame ensuite une nouvelle aventure dans le même état d'esprit et, après un championnat difficile, l'équipe se qualifie pour la finale en battant tour à tour Ille-sur-Têt XIII en quart de finale, Cabardès XIII en demi-finale et remporte le championnat de France de Nationale 2 (1999/2000) face à Homps XIII sur le score sans appel de 40-4: Montpellier XIII accède au championnat de France de rugby à XIII Élite 2.
Partant, .
Jouant souvent sur un stade sans gradins, le Stade du Domaine universitaire de Veyrassi, le club se verra attribuer plus tard (2007) le Stade Sabathé, délaissé par les « quinzistes » qui jouent désormais dans le Stade Yves-du-Manoir, construit spécialement pour la Coupe du monde 2007 de rugby à XV.
Mais malgré ses titres de 1999 et 2000 , Montpellier XIII ne parvient pas à s'imposer dans un championnat aussi relevé que l’Élite 2. Un dirigeant de l'époque considérant même que « l'accession est arrivée plus tôt que prévu » et un journaliste estimant que « une grande équipe dans une grande ville, ce sera dans doute pour plus tard ». +Maillot « domicile saison 1998-1999 »
Années 2000 : L'accession à l'Élite et le dépôt de bilan
La fin des années 2000 est une période faste pour le club qui jouera par deux fois la finale du championnat d’Élite 2. Tout d'abord lors de la saison 2007-2008 où, malgré l'avantage du terrain, les Diables rouges entraînés par Patrick Pédrazzani s'inclineront face aux catalans du Barcarès XIII 30-16.
Puis en 2009-2010 où, après avoir terminé à la première place du championnat avec la meilleure attaque et la meilleure défense, les Diables rouges alors menés par l'entraîneur-joueur Frédéric Marcérou s'inclineront à Saint-Estève face aux Broncos de Palau 18-12.
A cette période, le club peut compter sur un effectif de qualité dont le recrutement a été amorcé . D'anciens pensionnaires d’Élite 1 composent l'ossature du groupe (Navarlas, Chouvelon, Marcérou, Grégoire, Chechirlian) et des joueurs du club aguerris aux joutes de l’Élite 2, plus
étant les
Le club accède en Élite 1 à l'issue de la saison 2009-2010..
Après deux saisons difficiles en fin de classement, le « MARXIII » dépose le bilan après 2 journées de la saison 2012-2013. Jean-Luc Simon fait porter la faute aux autres .
Le club renommé « Montpellier XIII » repart au niveau de son équipe réserve en Nationale 1.
Une équipe féminine: les Diablesses Rouges XIII à Montpellier À partir de 2010, Montpellier XIII compte aussi parmi ses effectifs une équipe féminine : Les Diablesses Rouges. Cette équipe féminine a vu le jour par la volonté d'une poignée de joueuses qui avaient à cœur de fonder un groupe unis autour des valeurs du rugby. Notons deux fait marquant : En 2013 l'équipe échoue en demi-finale et en 2014 les Diablesses deviennent vice championnes de France de leur division. Grâce aux coachs Alexis Diaz et Jean-Christophe Hugon et aux dirigeants Laetitia Diaz et Eric Mouttet, cette équipe reste invaincue dans leur poule.. Et en 2019, les Diablesses remportent le Championnat « Division nationale » féminin..
Années 2010 : Une survie ponctuée de soubresauts En 2013, le club présente une particularité unique dans le monde du sport collectif masculin en France; il est entraîné par une femme, Audrey Zitter. Un reportage lui est d'ailleurs consacré au journal de 13 heures de TF1, le à 13h45, ainsi que dans la presse nationale..
Au cours de la saison 2017/2018, le club joue en « DN2 », et obtient un beau match nul 20-20 face à l'US RAMONVILLE RUGBY XIII. Il entame également bien la Coupe Lord Derby en battant 48-18 l'équipe d'Arles Moules XIII à l'extérieur mais échoue de peu à passer le tour suivant face au RC Caumont (30-24).