Le KwaNdebele (rarement KwaNdébélé ou KwandébéléPar exemple : Le Français dans le monde, numéros 319 à 324, Fédération internationale des professeurs de français, 2002 : « Elle a été à la base de nombreuses révoltes contre les chefs noirs des bantoustans comme le Kwandébélé, le Qwaqwa ou le Kangwane. ». David Cumin, Unité et division de l'Afrique du Sud, 2003 : « […] le KwaNdébélé pour les Ndébélés […]) était un bantoustan situé dans l'ancienne province du Transvaal d'Afrique du Sud, aujourd'hui dans la province de Mpumalanga. Le KwaNdebele fut un État autonome non reconnu de 1981 à 1994 dans le cadre du régime d'apartheid. Il regroupait principalement des africains de l'ethnie ndébélée.

signifie « pays des Ndébélés » en ndébélé du Transvaal.

Histoire Le KwaNdebele a été créé par le gouvernement de l'Afrique du Sud qui a racheté 19 fermes appartenant à des blancs et les a cédées au gouvernement du bantoustan le , ceci afin d'expulser la population ndébélée qui se trouvait au Bophuthatswana.

Le , l'autonomie est accordée en vue d'une future indépendance du bantoustan qui n'aura finalement jamais lieu. Siyabuswa devient la capitale qui sera transférée en 1986 à KwaMhlanga (du nom de la famille royale ndébélée : les Mahlangu). Le bantoustan ne sera reconnu ni par les autres États, ni par l'ONU, uniquement par l'Afrique du Sud.

Géographie thumb|left|Carte du KwaNdebele

Le KwaNdebele était situé au centre de l'ancienne province du Transvaal, formant une petite enclave à au Nord-Est de Johannesbourg.

La majeure partie du territoire était formée d'un plateau à d'altitude en moyenne et recouvert de savanes et de prairies.

Politique Une police, la KNP (pour KwaNdebele Police) fut créée en 1987. Elle réintégra la police sud-africaine en janvier 1995.

Listes des chefs d'État du KwaNdebele KwaNdebele Simon Skosana (chef du conseil exécutif) : du au KwaNdebele (autonome) Simon Skosana (ministre en chef) : du au Klaas Mtshiweni (ministre en chef) : du au George Majozi Mahlangu (ministre en chef) : du au Jonas Masana Mabena (ministre en chef) : du au Prince James Mahlangu (ministre en chef) : du au

Population En 1975, il y avait Ndébélés en Afrique du Sud dont dans les bantoustans de l'époque (23,7 %) et dans les zones blanches (76,3 %).

Au recensement de 1992, il y avait habitants dans le KwaNdebele.

La majorité de la population travaillait à dans les centres urbains blancs comme Johannesburg ou Pretoria.

Les langues les plus parlées étaient le ndébélé du Transvaal et l'afrikaans.

Drapeau Le drapeau est décrit dans la section deux du KwaNdebele Flag Act de 1982Image.

Le bleu représente le ciel et l'infinité de l'espace, le jaune symbolise la lumière et l'énergie du Soleil, le vert est la couleur des plantes et de la végétation, symboles de vie, de croissance et de développement. Le gourdin symbolise l'autorité et les haches la lutte pour l'autodétermination.

Références

Annexes Bibliographie Butler, Jeffrey, Robert I. Rotberg, et John Adams, The Black Homelands of South Africa : The Political and Economic Development of Bophuthtswana and Kwa-Zulu, Berkeley : University of California, 1991, Ouvrage en ligne

Articles connexes Bantoustan Apartheid Histoire de l'Afrique du Sud de 1948 à 1994

Liens externes

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