vignette|250px|Le drapeau du Parti africain pour l'indépendance du Cap-Vert. Le Parti africain pour l'indépendance du Cap Vert (, PAICV) est un parti politique capverdien, issu de la séparation en 1980 d'avec le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), à la suite d'un coup d’État en Guinée-Bissau qui déposa le président Luís Cabral, frère du héros de l’indépendance cap-verdienne Amílcar Cabral. Le PAICV est membre de l'Internationale socialiste Richard A. Lobban Jr et Paul Khalil Saucier, « Partido Africano da Independência de Cabo Verde », Historical dictionary of the Republic of Cape Verde, Scarecrow Press, Lanham, Maryland ; Toronto ; Plymouth, 2007, p. 173-174 .

Après l'indépendance du Cap-Vert en 1975, le PAICV dirigea seul le pays sous un système communiste à parti unique jusqu’en 1990. Il remporte ainsi les élections de 1975, de 1980 et de 1985 (étant le seul parti à présenter des candidats). Le multipartisme est instauré en 1991, et le parti perd les élections législatives de la même année ainsi que la première élection présidentielle ; il les perd aussi en 1995 et les remporte à celles de 2001.

Historique vignette|upright|Emblème du PAICV à Santiago. Lors de l'élection présidentielle des 11 et 25 février 2001, le candidat du PAICV, Pedro Pires, l'emporte sur Carlos Veiga avec seulement 12 voix d'avance. Le parti remporte 52,28 % des suffrages aux élections législatives du , et 41 des 72 sièges de l’Assemblée nationale. Pedro Pires est élu président le contre Veiga avec 50,98 % des suffrages, lors de l'élection présidentielle.

En 2011, il perd l'élection présidentielle, tout en restant vainqueur des élections législatives, étant ainsi contraint à la cohabitation. Aux législatives de , son concurrent, le Mouvement pour la démocratie (MPD) l’emporte avec plus de 53 % des voix devant le PAICV. Les résultats sociaux, économiques et l’usure du pouvoir après quinze ans de gouvernement ont pesé sur ce résultat du PAICV, bien que ce parti ait choisi de renouveler ses dirigeants peu de temps avant l’élection, en remplaçant à sa tête José Maria Neves par Janira Hopffer Almada. L'électorat confirme son choix dans la continuité des législatives en donnant la victoire au MPD dans les élections municipales puis présidentielles qui suivent : le PAICV a d'ailleurs renoncé à présenter un candidat, qui devait être José Maria Neves, à l'élection présidentielle. Un congrès extraordinaire du PAICV est provoqué par Janira Hopffer Almada en .

Le , le maire de Praia Francisco Carvalho est élu en tant que président, succédant à . Il est alors pressenti pour devenir le candidat du parti au poste de Premier ministre lors des élections législatives de 2026... À l'issue du scrutin de 2026, le parti remporte une courte majorité absolue de 37 sièges, renvoyant ainsi dans l'opposition le Mouvement pour la démocratie (MpD) du Premier ministre Ulisses Correia e Silva, au pouvoir depuis dix ans. Cette victoire du PAICV permet de mettre fin à la cohabitation entre le Premier ministre et le président de la République José Maria Neves..

Résultats électoraux + Année Voix % Sièges +/– Rang Position 1975 100 1980 92,60 1985 94,87 1991 33,59 1995 29,75 2001 49,50 2006 52,28 2011 52,68 2016 38,16 2021 39,55 2026 48,04

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