Pierre Sylvain Dumon, né le à Agen et mort le à Paris, est un homme politique français.

Biographie Pierre Sylvain Dumon fait ses études au lycée Napoléon à Paris avant de faire son droit et de s'inscrire au barreau en 1820.. D'opinions très libérales, il plaide, sous la Restauration, dans l'affaire du complot de Saumur..

Le , il est élu député par le électoral de Lot-et-Garonne (Agen) en remplacement de M. Teulon, démissionnaire (150 voix sur 269 votants et 549 inscrits contre 116 à M. de Lacuée Saint-Just). Il siège dans l'opposition libérale et vote l'adresse des 221..

Sous la monarchie de Juillet, il se voit offrir le poste d'avocat général à Agen, qu'il refuse. Réélu le (120 voix sur 198 votants et 253 inscrits contre 52 à M. de Lacuée Saint-Just), il est nommé conseiller d'État en service extraordinaire (1832). Soumis de ce chef à réélection, il est réélu le (156 voix sur 162 votants et 265 inscrits). Son mandat législatif lui est renouvelé successivement le (148 voix sur 228 votants et 256 inscrits), le (149 voix sur 239 votants et 289 inscrits), le (151 voix sur 235 votants et 291 inscrits), le (163 voix sur 254 votants et 309 inscrits contre 81 voix à Jacques Laffitte). Il a également été nommé conseiller général de Lot-et-Garonne en ..

Siégeant avec les doctrinaires, il parle contre la presse, défend l'hérédité de la pairie, soutient comme rapporteur le projet de réforme des lois pénales, vote pour la loi contre les associations, pour les lois de septembre, pour l'impôt sur le sucre indigène, pour la dotation du duc de Nemours, pour les fortifications de Paris, contre l'incompatibilité des fonctions et contre l'adjonction des capacités.

Guizot le fait nommer ministre des Travaux publics dans le troisième ministère Soult le en remplacement de Jean-Baptiste Teste, nommé à la Cour de cassation. De ce fait, Dumon est soumis à réélection et ses électeurs lui renouvèlent leur confiance le . Il est réélu le (207 voix sur 212 votants et 301 inscrits).

Ayant investi une grande partie de sa fortune personnelle dans des entreprises ferroviaires, en particulier la Paris-Lyon-Méditerranée, il est, comme ministre, vigoureusement opposé à l'exploitation des chemins de fer par l'État. Naturellement très hostile à l’étatisation de celles-ci, il favorise ainsi le monopole des grandes compagnies, ce qui lui vaut de violentes attaques de l'opposition.

Lors du remaniement ministériel du , il prend le portefeuille des Finances, qu'il conserve dans le ministère Guizot.

La Révolution de 1848 met fin à sa carrière politique. Après l’abdication et la fuite de Louis-Philippe, il quitte, comme Guizot, la France, craignant un procès des ministres comme en 1830, pour se réfugier en Angleterre. Rentré en France après l’élection à la présidence de la République de Louis-Napoléon Bonaparte, fin , il s’installe à Agen, retournant de temps à autre en Angleterre visiter la famille royale.

Il est élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1866.

Distinctions . Chevalier de la Légion d'honneur depuis 1834, il fut élevé à la dignité de grand officier le .

Notes et références

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